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SUD

SUCCeSSivité [suk-sc-si] n. f. Qualité de ce qui est successif.

Successoral [suk-sè-so-ral), 6, aUX adj. (de successeur). Qui a rapport aux successions : loi successorale.

SUCCin [suk-sin] n. m. (lat- succinum). V. ambre

SUCCinate [suk-si] n. m. Sel de l'acide succinique.

SUCCinct, e [suk-sin. sink-te] adj. (lat. succinctu»). Dit en peu de mots; bref, concis, laconique : récit succinct. Qui s'énonce en peu de mots : être succinct dans ses réponse». Fam. Peu abondant : repas succinct. Ant. Long, prolixe.

succinctement [suk-sink-te-man] adv. Brièvement, en peu de mots : résumer succinctement un Fam. Avec peu de chose ; d'une façon peu abondante : dtner succinctement.

SUCCiné, e [suk-si] adj. Qui a l'aspect ou la couleur du succin.

SUCCinique [suk-si] adj. Se dit de deux acides isomères C*H'0», qui se trouvent dans le succin, dans la rate du bœuf, etc.

SUCCinite [suk-si] n. f. Substance minérale, appartenant au genre grenat.

SUCCion [suk-si-on] n. f. (du lat. suctum, supin de tugere, sucer). Action de sucer : pratiquer la succion d'une plaie.

succomber [su-kon-bé] v. n. (du lat. succumbere, être couché dessous. — Ne prend jamais l'auxil. être.) Etre accablé sous un fardeau : succomber sous le faix. Etre abattu : la santé succombe sous les excès. Fi'j. Ne pas résister, céder: succombera la tentation. Avoir du désavantage : succomber dans un procès- Mourir : le malade a succombé.

SUCCOt [su-ko] n. m. (de l'hébr. soukkot, cabanes). Chez les Juifs, fête des Tabernacles.

SUCCOtrin n. et adj. m. Bot. V. socotrin.

SUCCUbS [su-ku-be] n. m. (lat. succuba ; de sub, sous, et cubare, être couché). Démon qui prend la forme d'une femme pour se livrer à un homme (par oppos. à incube). Adjectiv. : démon succube.

SUCCUlemment [su-ku-la-man] adv. D'une manière succulente. (Peu us.)

SUCCUlence [su-lcu-lan-se] n. f. Qualité d'un mets succulent.

succulent [su-ku-lan], © adj. (lat. succulentus). Qui a beaucoup de suc nourrissant et qui flatte le goût ; savoureux : viande succulente. Fig. Riche d'idées : style succulent. Bot. Rempli de suc : feuilles succulentes.

Succursale [su-kur] n. f. (du lat. succursus, secours). Eglise qui supplée à l'insuffisance de l'église paroissiale : desservant de la succursale. Etablissement dépendant d'un autre et créé pour suppléer à l'insuffisance du premier : succursale d'une banque.

Succursaliste [su-kur-sa-lis-te] n. m. Desservant d'une succursale. (Peu us.)

SUCCUSSion [su-ku-si-on] n. f. (lat. succussio). Mode d'exploration qui consiste à agiter le malade pour produire un bruit de fluctuation thoracique ou stomacale.

SUCe-fleur n. m. invar. Espèce d'oiseaumouche.

Sucé, comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 14 kil. de Nantes ; 2.200 h. Ch. de f. Orl.

sucement [man] n. m. Action de sucer. (Peu us.)

SUCe-pierre n. m. invar. Nom vulgaire d'un poisson d'eau douce, la lamproie, appelé aussi sejitœ'I, etc.

SUCer [se] v. a. (lat. pop. suctiare ; de suctus, partie, pass. de sugere, sucer. — Prend une cédille sous le e devant a et o : il suça, nous suçons.) Attirer dans sa bouche en y faisant le vide : sucer la moelle d'un os. Fig. Nourrir son esprit de : sucer de saines doctrines. Attirer par une sorte d'absorption progressive : sucer l'argent de quelqu'un. Tirer à soi l'argent de : sucer quelqu'un jusqu'à son dernier sou. Sucer avec In lait, recevoir dès l'enfance. Pop. Se sucer la pomme, la poire, etc., s'embrasser.

sucette [su-sè-te] n. f. Appareil servant dans les raffineries à sucre à opérer rapidement l'égouttage des pains. Pop. Aimer la sucette, aimera boire. Syn. de suçon.

suceur, euse \eu-ze] n. et adj. Qui suce.

Suchet [chè] (Louis-Gabriel), duc h'Albuféra, maréchal de France, né à Lyon, m. à Montendon (1772- 1826). Il se signala surtout en Espagne, où il prit Lérida, et remporta une victoire éclatante près de Sagonte. C'était un bon général et un administrateur habile.

Suchier (Hermann), philologue allemand, né à Karlshafen en 1818, auteur de remarquables travaux sur les langues romanes : Monuments de la littérature provençale, Grammaire de [ancien français.

Suck'au (Guillaume de), grammairien français, né à

Riga (Russie) m. à Aix (1798-1806); auteur d'ouvrages d'enseignement sur la langue allemande : Dictionnaire, etc.

SUCOir n. m. Zool. Organe qui sert à certains insectes pour sucer. Bot. Nom donné à de courtes ramifications, généralement groupées en petits bouquets, qui se forment sur le mycélium de divers champignons parasites, et qui servent à puiser la nourriture dans la plante attaquée.

SUÇOn n. m. (de sucer). Pop. Elevure qu'on fait sur la peau en la suçant fortement. Morceau de linge contenant un morceau de sucre humecté que l'on donne parfois à sucer aux nourrissons. Fam. Petit bâton de sucre d'orge, de pomme, etc., que l'on suce.

SUÇOter [té] v. a. Sucer à plusieurs reprises : suçoter un bonbon.

SUCrage n. m. Action de sucrer : le sucrage des moûts augmente la teneur du vin en alcool.

— Encycl. Œnol. On sucre les moûts soit pour les améliorer en augmentant le rendement en alcool, soit pour que la fermentation (qui s'arrête quand le milieu renferme 15 à 10 p. 100 d'alcool) laisse dans le vin fait une certaine quantité de sucre non transformée en alcool (vin liquoreux). Le sucrage des moûts honnêtement pratiqué et réduit à de certaines proportions est une opération bienfaisante, et en tous cas licite; mais c'est souvent frauduleusement qu'elle est pratiquée. La loi réglemente le sucrage des moûts.

SUCrase [kra-ze] n. f. Diastase qui transforme les saccharoses en glucoses, et qui existe dans divers végétaux.

SUCratage n. m. Traitement des mélasses pour en entraîner le sucre cristallisable.

SUCrate n. m. Nom commercial des divers saccharates, qui se forment dans la fabrication du sucre.

SUCraterie [rî] n. f. Etablissement où l'on fabrique les sucrâtes.

SUCratier [ti-é] n. m. Celui qui possède, dirige une sucraterie.

SUCre n. m. (de l'ar. sukkar, dérivé du gr. sakkharon). Substance d'une saveur douce et agréable extraite de divers végétaux, surtout de la canne à sucre et de la betterave : le sucre est un excellent aliment; l'industrie du sucre de betterave date de l'époque du blocus continental. Sucre candi, sucre cuit dans l'eau et cristallisé par évaporation lente. Sucre d'orge, sucre préparé à l'eau d orge. Sucre de pomme, sucre préparé au jus de pomme et coulé en cylindres. Sucre raffiné, sucre blanc et compact, obtenu en décolorant le sucre brut. Sucre de lait, syn. de lactose. Plein sucre, manière de confire les fruits en employant autant de sucre que de fruit. Mi-sucre, façon de préparer les confitures, dans laquelle on ne met qu'un demi-kilo de sucre pour un kilo de fruits. Sirop de sucre, dissolution concentrée de sucre. Pain de sucre, masse de sucre blanc coulée dans des moules coniques. Vins de sucre, vins provenant de la fermentation d'une certaine quantité d'eau sucrée avec du marc de raisins dont on a déjà retiré le premier moût. Fig. Etre tout sucre et tout miel, être fort doucereux. Casser du sucre, médire. Interjectiv. Arg. Syn. du mot de Cambronne. Arg. théâtr. Morceau de sucre, salve d'applaudissements à l'entrée ou à la sortie d'un artiste.

— Encycl. On distingue deux sortes de sucres : le sucre de canne et le sucre de betterave. Le premier, extrait de la canne à sucre, est obtenu par l'expression de la canne entre les cylindres d'un moulin. Le jus sucré ou vesou est amené vers une batterie de cinq chaudières, qui par ordre se nomment : grande, propre, flambeau, sirop et batterie. A,travers cette batterie s'effectuent successivement la clarification ou défécation, au moyen de chaux, puis la concentration jusqu'à cristallisation dans les bacs garnis de trous par lesquels s'opère l'égouttage des mélasses ; c'est la purgerie. Quelquefois, les sucs clarifiés sont coulés en forme et purifiés de nouveau par terrage comme en raffinerie. Ces sucres bruts ou cassonnades, s'obtiennent aussi par des procédés plus perfectionnés. On filtre les jus sur noir et on cuit dans le vide, et les cristaux sont clarifiés à la turbine (tnrbinage). Les mélasses s'emploient pour la fabrication des rhums, et les résidus ou bagasses servent à l'alimentation des foyers.

Le sucre de betterave s'obtenait à l'origine par le râpage des racines de betterave. On soumettait alors la pulpe provenant de cette opération à une très forte pression pour en extraire le jus. Une notable proportion de jus sucré restait dans la pulpe; c'est pourquoi on a cherché à utiliser ce qui se trouvait perdu. On a eu alors recours au procédé dit de diffusion. Le jus est purifié par traitement à la chaux, constituant la défécation; il est traité ensuite par l'anhydride carbonique, opération qui prend le nom de carbonatation. La purification a le plus souvent lieu à la température de 70° afin d'augmenter le rendement. On filtre alors le liquide obtenu à travers les filtres-presses et les filtres Dumont au noir animal. On concentre le liquide à une température peu élevée dans des chaudières spéciales dites à tri-pie effet; cette concentration s'opère en trois phases distinctes. En dernier lieu, on pousse la cuisson du sirop pour l'amener à cristalliser sous forme de grains cristallins ; c'est ce que l'on appelle la cuite en grains. On l'obtient en ajoutant à la masse du sirop moins concentré. Par refroidissement, le sucre se précipite en cristaux. On sépare ces cristaux du sirop incristallisable à l'aide de la turbine et en les purifiant par lavage ou clairçage dans cette même turbine avec un sirop pur.

Avec les sirops d'égout que l'on recuit, on a les sucres inférieurs de second, troisième et quatrième jets. Quant à la mélasseonl'emploiecomme engrais.

Ces sucres bruts, bien que marchands, sont raffinés, qu'ils proviennent de la canne à sucre ou de la betterave, dans le but de les transformer en sucres purs.

L'opération consiste à dissoudre ces sucres dans l'eau, puis après la fonte, à clarifier à l'aide d'un mélange de noir animal et de sang de bœuf ou encore avec du sucro-carbonate calcique. Le tout est envoyé au filtre Taylor. puis, à sa sortie, sur du noir, et l'on procède à la cuite en grains en maintenant la masse à 80» dans des bacs ou réchauffoirs. La cristallisation commence ; on régularise les cristaux par l'opération du mouvage, c'est à-dire une agitation continue. On porte alors les matières dans un local spécial chauffé à 28» appelé l'empli, où on les verse dans des moules ou formes coniques en tôle percées à leur partie pointue d'un trou provisoirement bouché. Une fois pleines, ces formes sont maintenues en place pendant plusieurs jours dans un emplacement dit grenier, chauffé à 30». On enlève le bouchon et un sirop s'écoule par l'ouverture ainsi déblayée. La

Eurification se fait par terrage en versant sur la ase du pain ou patte, une bouillie d'eau et d'argile : l'eau s'écoule lentement à travers le pain en chassant devant elle les sirops impurs. Parfois on substitue au terrage le clairçage consistant à chasser ces sirops impurs par de la clairce ou sirop pur. Il ne reste plus qu'à nettoyer la patte du pain à l'aide du palmotage, à procéder au lochage ou enlèvement du pain de la forme et à le sécher dans une étuve à 50». Dans les raffineries perfectionnées, on supprime le terrage. On active l'égouttage et le clairçage du pain, au moyen d'une pompe dite sucette, qui aspire

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