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I. Géographie. République

fédérale de l'Europe centrale :

41 340 kil. earr. ; :!. 600.000 h.

(Suisses). Capit. Berne, siège

du gouvernement fédéral. La

Confédération comprend

22 cantons : Argovie, Appen-

zell (deux demi-cantons :

Rhodes-Intérieures et Rhodes-Extérieures), Bâle,

(Bàle-Ville et Bâle-Campagne), Berne, Fribourg,

Genève, Glaris. Grisons, Lucerne. Neuchâtel, Saint-

Gall, Schaffhouse. Schwyz, Soleure, Tessin, Thur-

govie, Unterwalden (deux demi-cantons : Unterwal-

den-le-Haut, Unterwalden-le-Bas), Uri, Vaud, Valais,

Zoug. Zurich.

— Géogr. physique. La Suisse est couverte par le principal massif des Alpes, dont les branches divergent autour du Saint-Gothard (Alpes Bernoises, Titlis, Alpes de Glaris. Alpes Rhétiques, Alpes Lépontiennes, Alpes Pennines). Elle est arrosée par le Rhône, le Rhin, le Tessin, l'Aar , la Reuss, l'Inn, etc.. qui traversent, avant de sortir des mon-

Anclens soldats suisses: 1. De François I" ; 2. Cent-Suisses (1786) ; 3, 4. Grenadier et ofâcier du régiment des gardes suisses 11786).

tagnes, de nombreux et pittoresques lacs, où ils s'épurent (Neuchâtel, Morat, Brienz et Thoune, Quatre-Cantons, Zurich, Genève). Le climat, souvent excessif, est naturellement variable avec l'exposition et l'altitude. Très bien cultivée au fond des vallées fertiles, elle contient, au flanc des montagnes, au-dessus de la zone forestière, de riches pâturages. Céréales, vins, fromageries. Pourtant, la Suisse reste, du chef de son alimentation, tributaire de l'étranger. Industries très actives : métallurgie , forges , filatures , horlogerie. Quelques ressources minérales : marbres, salines. La houille, peu abondante, est remplacée par l'utilisation électrique des chutes d'eau.

II. Histoire. Primitivement habitée par une population qui parait avoir affectionné la vie lacustre, puis par les Helvrtes.de race celtique, la Suisse passa successivement au pouvoir des Ro- Armoiries de la Suisse.

mains, des Burgondes.des Francs, qui y favorisèrent les progrès du christianisme, et, après avoir fait partie de l'empire carolingien, devint en 1218 dépendance immédiate de l'empire, tout en étant partagée en un grand nombre d'Etats, de cantons, etc. Les princes de Zaehringen y tirent construire de nombreuses villes, dotées de privilèges, mais les avoyers des empereurs se firent bientôt remarquer par leur tyrannie. La résistance des populations aux excès des avoyers, personnifiée dans la légende de Guillaume Tell, amena la formation d'une ligue des cantons de Schwyz, Uri, Unterwalden (1291), et aboutit, après la victoire de Mor garten (1315), à l'expulsion des avoyers. La lutte continua les années suivantes; les cantons de

Lucerne, de Zurich, de Glaris, de Zu<' et de lîerne entrèrent l'un après l'autre dans la Confédération Celle-ci eut a se défendre au xv siècle contre Charles le Téméraire ' victoires de Gn

et de Moral et contre l'emper - Maximilien, lequel

'lut enfin, par le traité de Bâle i, ' . reconnaître l'indépendance des cantons, portés a treize pat de adjonction ub équentes. Au xvi* siècle Suisses conclurent avec la France l'allianet pètuelle 1516 el adoptèrent, dans la moitié environ des cantons, la Réforme, prêchée chez eux par Zwingle. I.a guerre ni. rminée par la dé-

faite des protestants a (appel, consacra la division religieuse des cantons, mais sanctionna la liberté de conscience. La Suisse fut reconnue comme Etat souverain au trait de Westphalie (1648 . Au xviii'- siècle, bien que divisée par des luttes politiques et sociales, elle devint un centre de progrès scientifique et intellectuel, notamment à Genève. 8 Révolution, en IT'JK, Brune la proclama liépub lie/i <ttque et la Suisse devint le théâtre de la guerre entre les Français et les Austro-Russe derniers furent défaits a Zurich 1799 . Bonaparte, en 1803, lit de la Republique helvétique unitaire une république fédérative j le congrès de Vienne respecta cet état de choses, qui fut modifié en 1848, puis en 1871. Au xix« siècle, l'événement le plus grave de l'histoire de la Suisse fut la formation du Sonderbund, ligue des cantons catholiques contre la majorité protestante de la Confédération. La campagne du général Dufour fit rentrer dans le devoir Lucerne et Fribourg. A la fin du xi\' siècle, les prérogatives populaires ont été sensiblement étendues.

Le pouvoir exécutif est exercé en Suisse par un conseil fédéral (Bundesrat). dont le président csi

SoldatB suisses : 1. Pionnier d'infanterie: S. I.and-turm : 3. Carabinier ; 1. Artillerie de montagne : 5. Cs.*alcrie.

en même temps président de la Confédération helvétique; le pouvoir législatif est aux mains d'une Assemblée fédérale, composée d'un conseil national et d'un conseil des Etats. Chacun des vingt deux cantons a en outre son gouvernement particulier pour les matières qui ne sont pas d'intérêt fédéral. La Suisse est un Etat neutre.

III. Linouist. et lii'tér. On parle en Suisse trois langues littéraires : le français, l'allemand et l'italien, et un grand nombre de dialectes gallo-romans, allemands. Halo-romans et rhéto romans. — La littérature suisse est celle des parlcrs propres â la Suisse. Les dialectes italiens de la Suisse n'offrent guère d'intérêt. Les dialectes gallo-romans de la Suisse française ont une litérature populaire assez maigre. Parmi les dialectes rhéto-romans, l'engadin a une existence littéraire : au xix» siècle, il a eu son poète, Cadéras. Les dialectes allemands-suisses ont été encore plus cultivés: citons: Ilœffliger, Kuhn, Usteri, Th. Meyer-Merian, R. Wyss, J. Ferncr, Tobler, A. Schreiber, Corrodi, Stutz, Jos. Schied, J. Merz. Les écrits allemands des Suisses dépendent de la littérature allemande : rappelons les noms de : Bodmer, Breitlinger, Albert de Haller, Gessner, Lavater, Iselin. Jeremias Gotthelf. Gottfricd Kcller, Conrad-Ferdinand Meyer, Joseph-Victor Widmann. — Il parait plus aisé d'isoler la littérature suissefrançaise de la littérature française proprement dite. Toutefois, la distinction est souvent délicate et arbitraire. C'est ainsi que J.-J. Rousseau, Mme de Staël, Benjamin Constant, Cherbuliez, Edouard Rod, bien que d'origine suisse, sont revendiqués par la littérature française. En gros, l'esprit de la littérature suisse-française est protestant et cosmopolite.

Citons, au xvf siècle, les prédicateurs protestants Farel et Viret, l'historien Bonivard, le poète Biaise Ilory ; au XVIIe siècle, le dramaturge Chappuzeau ; au xvme siècle, Osterwald. traducteur de la Bible, le médecin Tissot. le publiciste Delolme, Mn,e de Montolieu. auteur de romans, le poète Ph. Bridel, Mme de Charrièrc, écrivain d'un rare mérite.

L'activité de la Suisse française redouble pendant la Révolution et lextxe siècle, avec les frères Pictet, le conteur Tôpffer, l'historien Sismondi, le jurisconsulte Bellot. le philosophe Bonstetten, M«" Necker de Saussure, etc. Signalons enfin les noms du moraliste Henri Amiel. de l'historien et romancier Marc Monnier, le critique Alexandre Vinet, le philosophe Eugène Secrétan, .1 l'orchat, traducteur de Gœthe. les critiques et historiens littéraires Philippe Godet et Virgile Rossel, etc.

— Bx-arts. Peinture. Au moyen âge, le monastère bénédictin de Saint -Gall fut un des centres artistiques les plus actifs et les plus renommés de la Gaule. Au commencement du xvie siècle, Hans Holbein vint d'Augsbourg à Bâle et y exécuta d'importants travaux, de IM6 à 1526. Le plus célèbre peintre de la Suisse au xvii» siècle est Jean Petitot, de Genève, qui s'adonna â la peinture sur émail. Mathieu Fiissli le Vieux peignit en Italie et lui le chef d'une famille qui fournit des artistes de talent pendantdcux siècles. .Mathieu Fiissli le J' une peignit surtout le portrait; il eut deux tils qui s'adonnèrent aux arts; Mathieu, portraitiste, et Jean-Melchior, graveur. Citons encore au xvn" siècle Werner, miniaturiste, Werenfels et Hurter La famille des l'ussli a produit, au xvm" siècle : Jean-Rodolphe le Vieux, Jean-Gaspard et ses deux fils : Jean-Rodolphe le Jeune cl Henri. Il faut encore mentionner au

SUI

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