TON
bereau, c'est-à-dire la distance des deux plans de base, le volume du tombereau est donné par la formule :
tomberelle [ton-be-rè-le] a. t. Grand filet pour prendre les perdrix.
tomberoller [ton-be-ro-lé] v. a. Transporter des terres avec un tombereau.
tombeur [ton] n. et adj. m. (de tomber). Ouvrier qui démolit les vieux murs. Pop. Lutteur qui jette à terre ses adversaires.
tombiseur [ton-bi-seur] n. m. Premier des oiseaux qui attaque le héron dans son vol.
tombola [ton] n. f. (m. Mal-, de tombolare, culbut- t . Espèce de loterie de société, où chaque gagnaut Reçoit un lot en nature : tirer une to»ibola.
TombOUCtOU, v. de l'Afrique, dans le Soudan occidental, tout prés du Niger, longtemps cité mystérieuse, visitée pour la première fois par le Français René Caillé, et occupée par les Français depuis 189* ; 8.000 h- Grand entrepôt de commerce. Grains, sel, etc.
tome n. m. (du gr. tomos, section). Division d'un ouvrage qui forme, le plus souvent, mais pas toujours,\m volume entier: le Nouveau Larousse illustré a sept tomes. (Le (o»ie est une division faite par l'auteur; le volume est une division matérielle qui dépend de la reliure.)
Tomek (Vaislao-Vladivoj), historien tchèque, né à Rialove Hradec, m. à Prague (1818-1905); auteur d'une Histoire de Bohème, d'une Histoire de Prague.
tomenteux, euse [man-teu, eu-ze] adj. (du lat. tomentum, bourre;. Bot. Cotonneux, couvert d'une espèce de duvet.
tomer [me] v. a. (de (orne). Diviser par tomes. Tomer les feuilles, les marquer du chiffre qui indique le tome.
Tomes ou Tomi, ancienne v. de la Mésie, sur le Pont-Euxin, où Ovide mourut en exil.
tomium [mt-ora'l n. m. (du gr. tomios, coupé Bord plus ou moins tranchant de chaque mandibule du bec des oiseaux.
Tommaseo (Nioolo), érudit et homme politique italien, né à Sebenico, m. à Florence (1802ixli . Il fut un des chefs du mouvement italien, et collabora avec Manin à la défense de Venise.
tomme Jo-me]n. t. Fromage gras fabriqué en Savoie et dans le Dauphiné (à Sainf-Marcellin, etc.).
tommette [to-mè-te] n. f. Brique très dure et résistante, employée pour le pavage des habitations, dans le sud-ouest de la France.
tom-pOUCe ;(o»i']n. m. (de Tom-Pouee, n.pr.). Fam. Personne de très petite taille.
Tom-POUCe (Charles Stratton, dit le Général', nain célèbre, m. en Hollande (1819-1879J. Il avait 57 centimètres de haut.
Tomsk, v. de Sibérie, sur le Tom ; ch.-l. de gouv. ; 52.000 h. Scieries, machines. — Le gouv. a 1.928.000 h.
tOIl adj. poss. masc. sing., ta fém. sing., tes pi- des deux genres (lat. tuus). De toi, à toi, qui t'appartient, qui a rapport à toi : ton crayon, ta plume, tes crayons, tes plumes. — Gramm. V. mon.
ton n. m. (lat- tonus). Certain degré d'élévation ou d'abaissement de la voix ou du son d'un instrument ; jouer dans un ton grave, aigu. Inflexion ou expression de la voix ; ton humble, hautain. Caractère du style : ton noble, soutenu. Façon particulière de s'exprimer, de se présenter : le ton de la cour. Tension, élasticité ou fermeté des organes. Vigueur, énergie : ce mets donne du ton. M us iq. Intervalle entre deux notes de la gamme qui se succèdent diatoniquement, v. gamme. Gamme dans laquelle un air est composé: le ton de fa s'indique par un bémol à la clef- Corps de rechange qui font varier la tonalité de certains instruments (cor, cornet, trompette). Changer de ton, changer de langage, de manière, de conduite. Prendre le ton, affecter certains airs. Donner le ton, régler la mode, les habitudes, les manières d'une société, d'une ville. Sur tous les tons, de toutes les façons. Bon ton, langage, manière des personnes bien élevées. Mauvais ton, manières communes. Se donner un ton, un air d'importance. Se mettre au tonde, adopter ses idées, ses manières, son langage. Techn. Grosse noix percée de plusieurs trous, dans le métier de rubanier. pour bander deux cordes passant par cet appareil. Peint. Degré de force et d'éclat des teintes. Effet dominant des couleurs d'un tableau. Grav. Effet des passages du blanc au noir. Mar. Partie supérieure d'un mât entre le capelage et l'extrémité. Ton de chiens, refrain de huit mesures en général, que l'on sonne à l'unisson sur la trompe : la sortie du chenil, le lancer, le volcelest, l'eau, la sortie de l'eau, etc. Prov. : C'est le ton qui fait la chanson (ou la musique), c'est la manière dont vous dites les choses qui dénote votre véritable intention.
tonadilla [Il mil] n.f. (de l'esp. tunada, chanson . Dans l'ancienne littérature espagnole, petite pièce comique mise en musique et agrémentée d'airs et de chansons.
tonaille [Il mil., e] n. f. Pèch. Nom de diverses portions de l'échafaud construit par les pécheurs sur le bord de la mer. (On dit aussi tenaille.)
tonal, 6, als adj. (de ton). Musiq. Qui a rapport au ton, à la tonalité ; le système tonal des anciens différait profondément du nôtre,
tonalement [mon] adv. Conformément au ton ; selon le ton. (Peu us.)
tonalité n. f. (de tonal). Qualité d'un morceau de musique écrit dans un ton déterminé: la tonalité M indiquée par l'armature de la clef.
tonca n. m. V. toxka.
tondage n. m. Action de tondre les draps.
tondaille >da, Il mil., e] n. f. Tonte des bètes à laine. Fête qui l'accompagne.
tondaison n. f. v. tonte.
tondant [dan], e adj. Path. Qui fait tomber les poils : teigne tondante.
tondelle n. f. s>-n. tohtisse.
tondeur, euse [eu-ze]n.(de tondre). Qui tond. Nom donné, dans certains départements, à ceux qui recueillent
Tondeuses: 1. Ordinaire (à une seule main); 2. A paturons (à deux mains) ; 3. De gazon.
deuse à gazon est constituée par une sorte de chariot à main, entre les deux roues duquel tournent des lames en hélice mises en mouvement par les roues.
tondin n. m. (ital. tondino). Archit. Astragale au bas des colonnes. Techn. Cylindre qui sert au plombier pour arrondir les tuyaux de plomb ou d'étain.
tondre n. f. (orig. germ.). Bois pourri sec, employé comme amadou. Toile brûlée dans une boîte close, dont les marins se servaient autrefois au lieu d'amadou (souvent donné comme masculin).
tondre v. a. (lat. tondere). Couper de près la laine, les cheveux, le gazon, le poil d'une étoffe, etc. Tailler ras les tiges ou les pousses : tondre les buis. Fig. Frapper d'impôts excessifs, ruiner : tondre les contribuables. Se laisser tondre la laine sur le dos, supporter patiemment les injustices, les exactions. Il tondrait un œuf, il est d'une avarice sordide. Prov. : Il faut tondre ses brebis et non pas les écorcher, il ne faut pas exiger de quelqu'un plus qu'il ne peut faire.
tondu, e adj. Dont on a coupé le poil, les cheveux. Pré tondu, dont on a fauché l'herbe nouvellement. N. Personne tondue : quel est cet affreux tondu? (S'est dit pour moine.) Le Petit Tondu, surnom de Napoléon I«.
tondure n. f. Action de tondre les draps, les feutres, etc. Bourre qui provient de ce tondage.
Tonga ou Iles des Amis, archipel d'Océanie; 20.000 h. Capit. Noukoualofa (à l'Angleterre). Climat chaud, pluvieux. Canne à sucre, ignames. Les indigènes (Tongans) sont en diminution régulière.
TongerlOO, comm. de Belgique (Anvers, arr. de Turnhout), sur la W'impe ; 2.230 h.
tongO n. m. A la pelote basque, manœuvre déloyale e» intéressée.
. TongOUSeS ou ToungOUSeS, peuple sibérien, qui occupe un immense espace entre la mer d'Okhotsk, ITénisséi et les monts Iablonoï.
Tongres, v. de Belgique, ch.-l. d'arr. du Limbourg, sur le Geer; 9.890 h. Chapeaux, orgues, papiers peints; tanneries, huileries, poteries.
tongrien, enne [gri-in, è-ne] adj. Se dit d'un étage géologique, développé près de Tongres, et formé de sable : les sables tongriens. N. m. : le tongrien.
Tongrinne, comm. de Belgique (prov. et arr. de Namur); 1.430 h. Pierre.
tong uista [ghis-ta] n. m. A la pelote basque, joueur qui se rend coupable d'un tongo.
tonicité n. f. (de tonique). Manifestation permanente de l'élasticité des tissus vivants, des muscles.
tonifiant [fi-an], e adj. Qui tonifie.
tonificatiOU [si'-onl n. f. Action de tonifier.
tonifier [fi-é]v. a. (du lat. tonus, ton, et facere, faire. — Se conj. comme prier.) Donner du ton à : les lotions froides tonifient la peau.
tonilière n. f. Râteau dont la tète est garnie d'une poche de filet, et avec laquelle on pèche certains coquillages.
tonique adj. (gr. tonikos). Qui reçoit le ton ou l'accent : syllabe tonique. Accent tonique, placé, dans la prononciation, sur l'une des syllabes des mots sur laquelle la voix appuie avec plus d'intensité. Note tonique, première note de la gamme du ton dans lequel est composé un morceau. Remède qui fortifie ou réveille l'activité des organes : remède tonique. Pathol. Convulsions toniques, convulsions dans lesquelles les muscles, particulièrement ceux des membres, sont en état'de rigidité continue, par opposition aux convulsions cloniques, dans lesquelles les contractions musculaires se succèdent plus ou moins rapidement. N. m. Thérap. Agent tonique. N. f. Note tonique. Voyelle ou syllabe marquée de l'accent tonique.
— Encycl. Thérap. On confond souvent, sous le nom de toniques, des agents thérapeutiques dont l'action physiologique est en réalité différente : les reconstituants d'une part, les neurosthéniques d'autre part. Les reconstituants ne sont que des aliments à fonctions spéciales, comme le fer, qui reconstitue l'hémoglobine. Les neurosthéniques réveillent la tonicité, sans être des aliments des neurones; tel est l'alcool par exemple. Les phospho-glycérates, au contraire, sont simultanément des toniques et des reconstituants trophiques.
tonisme [nis-me n. m. du gr. tonos, tension). Pathol. Nom donné par quelques auteurs au tétanos.
tonite n. f. 'du gr. tonos, tension). Techn. Explosif fait de coton poudre nitré.
tonitruance n. f. Qualité de ce qui est tonitruant.
tonitruant [tnt-an], e adj. (du lat. ttmitru, tonnerre), liruyarit comme le tonnerre : voix tonitruante,
tonka ou tonca n. m. Sorte de fève, qui sert a aromatiser lé tabac : le tonka est le fruit d'un arbre de la famille des légumineuses, appelé coumarouna.
Tonkin, pays du N.-E. de l'Indo-Chine, dépendant jadis du royaume d'Annam et soumis actuellement au protectorat de la France ; 7 millions d'h.
(Tonkinois). Ch.-l. Hanoï. Villes principales : Ninh- Ilinli, Bac-Ninh, Tuyen-Quan, Cuo-liang, Langson. C'est proprement la vallée du fleuve Rouge et de ses affluents, la rivière Noire et la rivière Claire. Le haut pays est montagneux, boisé, mais le delta d'alluvions du fleuve Rouge est d'une grande fertilité. Riz, céréales ; dans les montagnes, nombreuses richesses minérales. Un chemin de fer relie le Tonkin au Yunnam, par Lao-Kaï.
L'idée d'un établissement colonial sur la côte de l'Indo-Chine.mise en avant sous Louis XVI, reprise sous la Restauration, reçut son exécution sous le second Empire, qui conquit la Cochinchine. Le désir de communiquer directement avec les provinces méridionales de la Chine fut l'origine première du conflit qui éclata entre le Céleste-Empire et la France, lorsque celle-ci prétendit s'emparer du Tonkin. Francis Garnier, maître du Delta, fut tué dans une embuscade (1873) et, après lui, ses conquêtes furent restituées à l'Annam, moyennant quelques concessions commerciales ; mais, en 1883, la mort du capitaine de vaisseau Rivière, dans des circonstances analogues, décida le gouvernement français à envoyer des troupes à Hanoï, pour faire respecter le traité de 1874. Peu à peu, lès hostilités éclatèrent entre nos troupes d'une part, sous le commandement des généraux Bouetet Millot, Brière de L'IsIe et de l'amiral Courbet, et les autorités annamites, d'autre part, soutenues par la Chine. Son-Tay, Bac-Ninh, Hung-Hoa tombèrent entre nos mains (1883), et la Chine, qui revendiquait la suzeraineté de l'Annam, signa avec nous le traité de Tien-Tsin. Cette convention ayant été violée et une troupe française attirée dans un guet-apens, à Bac-Lé, le ministère Ferry se décida a une action énergique : l'amiral Courbet bombarda Fou-Tchéou, bloqua Formose, occupa les Pescadores, pendant que l'armée du Tonkin marchait sur Lang-Son et se défendait glorieusement à Tuyen-Quan. En 1885, la paix fut enfin conclue à notre avantage, c'est-à-dire que l'Annam reconnut notre protectorat. Depuis cette date, le Tonkin n'a cessé de développer sa prospérité économique ; c'est aujourd'hui une des parties les plus riches du domaine colonial français. V. Indo-Chine.
Tonkin (golfe du), formé par la mer de Chine, entre l'Annam et la Chine. Il contient les îles de Kao-ba, de la Table, etc.
Tonkin (médaille du), instituée en France à la suite de l'expédition du Tonkin et des opérations militaires dirigées contre la Chine et l'Annam (1883- 1884-1885). Se porte suspendue à un ruban à bandes verticales, alternativement vertes (4) et jaunes (3) ; les bords sont un liséré jaune.
Tonkinois, e [noi, oi-ze],
originaire ou habitant du Tonkin : les Tonkinois. Adjectiv. : population tonkinoise.
tonlieu n. m. (du lat. taloneum, gr. lelânion). Fèod. Taxe perçue sur les marchandises transportées. Droit de place et d'étalage, sur les marchés et les foires.
tonloier [loi-ié] n. m. Féod. Seigneur au profit duquel était perçue la taxe de tonlieu.
tonnage [to-na-je] n. m. (de tonne). Jaugeage, capacité de transport d'un navire évaluée en tonneaux : paquebot d'un tonnage considérable- Droit de tonnage, droit payé par un navire dans les ports de commerce en raison du nombre de tonneaux que contient ce navire de commerce.
tonnant [to-nan], e adj. (de tonner). Qui tonne : Jupiter tonnant. Fig. Voix tonnante, éclatante. Blas. Se dit des canons et armes de guerre représentés au moment de la détonation, c'est-à-dire avec des flammes et de la fumée. N. m. Nom ancien de la grosse caisse. N. f. pi. Timbales qui imitent le tonnerre.
Tonnay-Boutonne [to-ne], ch.-l. de c. (Charente-Inférieure), arr. et à 15 k'I. de Saint-Jeand'Angély ; 980 h. — Le cant. a 9 comm. et 3.510 h.
Tonnay-Charente, ch.-l. de c. (Charente- Inférieure), arr. et à 5 kil. de Rochefort ; 4.870 h. Ch. de f. Et. Eaux-de-vie. Tonnellerie. Patrie de Mme de Montespan. — Le cant. a 10 comm. et 11.200 h.
tonne [to-ne] n. f. (lat. pop. tunna, d'orig. celt). Grand tonneau. Ce que contient une tonne pleine: une tonne de vin. Unité de poids, équivalant à 1.000 kilogr. Tonne kilométrique, unité de calcul du prix de transport par voie ferrée , équivalant au transport d'une tonne de marchandises à une distance d'un kilomètre. Tonne d'or, monnaie de compte de 100.000 florins (208.000 francs) en Hollande, et de 100.000 thalers (368.000 francs) en Allemagne. Mar. Espèce de bouée ou de barrique flottante. .4rmure à tonne, armure dont la braconnière était évasée en jupon. (V. planche armures.) Zool. Tonne grenoire, tonne qui sert au grenage de la poudre. (On dit
aUSSi TONNE LISSOIRE.)
tonneau [to-nô] n. m. (de tonne). Vaisseau de bois formé de douves assemblées, retenues par des
Médaille du Tonkin.
Tonneau de marchande et tonneau d'écrivain public (xvil° s.).
cercles et ayant deux fonds plats : mettre un tonneau en perce. Son contenu : un tonneau d'huile. Poids de 1.000 kilogrammes (syn. de tonne) : navire de 200 tonneaux. Mesure de capacité pour le jaugeage d'un navire, valant 1 m.,c. 440 et adoptée en France de-