V. VALENTINIANISME
Valentin (Valentin de Boulongne, dit le), peintre français, né à Coulommiers, m. à Rome (1591-1634). Il séjourna en Italie, où il se lia avec Poussin; auteur du Martyr de saint Processc et de saint Martinien.
Valentin (Marie-Edmond), homme politique français, né à Strasbourg, m. à Paris (1823-1879). Nommé en 1870. par le gouvernement de la Défense nationale, préfet de cette ville alors assiégée, il franchit, déguisé et sous le feu de l'ennemi, les li-
VAL
gnes prussiennes et françaises, et réussit à gagner son poste. Il fut plus tard député de Seine-et-Oise et enfin sénateur du Rhône.
Valentine [lan] n- f. Jeune fille qui choisissait un valentin.
Valentine de Kilan. V. Visconti.
Valentine, roman de George Sand (1833), histoire romanesque du beau paysan Bénédict, qui, aimé par trois femmes : Louise, Athénaîs et Valentine, devient l'amant de cette dernière et est tué par le mari d' Athénaîs, qui croit à tort sa femme coupable.
Valentini [Pietro Francesco), musicien italien, né à Rome, m dans la même ville en 1654, un des plus habiles compositeurs de son temps.
valentinianisme [lan, nis-me] n. m. Doctrine des gnostiques valentinicns, dont la secte fut fondée par Valentin.
— Encycl. Le valentinianisme tire son nom de Valentin d'Alexandrie, son principal auteur. Voici les points fondamentaux de cette doctrine. Entre la nature divine et le monde inférieur, se trouve le démiurge, qui crée le monde inférieur. Ce monde comprend la matière et les hommes charnek ou <■ hyliques ». Quelques-uns parmi les hommes sont parvenus à se dégager partiellement des ténèbres et des sens; ce sont les juifs ou « psychiques » et les chrétiens ou « pneumatiques >■. Le démiurge est issu d'un couple d'éons, émanation de l'abîme ou absolu. Les éons, au nombre de trois couples, donneront naissance à l'éon supérieur, Jésus, qui ramènera tout à l'absolu. Le valentinianisme est connu par les réfutations de saint Irénée et de Tertullien et par les Philosophumena.
valentinien [lan-ti-ni-in] n- m. Partisan des doctrines gnostiques de l'hérésiarqueValentin(ne s.).
Valentinien le [lan-ti-ni-in] (Flavius- Valentinianus), empereur romain de 364 à 375, né a Cibatès (Pannonie) vers 321, m. à Bregetis, près de Presbourg, en 375. Il se signala par sa sévérité et son intolérance religieuse, mais promulgua beaucoup de lois sages et utiles. — Valentinien II (Flavius Valentinianus), empereur romain, frère cadet de Gratien, né en 371, assassiné à Vienne (Dauphiné) par ordre de son tuteur Arbogast (375-392). — Valentinien III (Flavius Placidus Valentinianus), empereur romain d'Occident de 425 à 455, né à Ravenne en 419. Débauché et sans caractère, il fut tué par le sénateur Pétrone Maxime, dont il avait outragé la femme.
Valentinite [lan] n. f. Oxyde naturel d'antimoine.
Valentinois [lan-ti-noî], ancien pays de France, ch.-l. Valence ; auj. dans le dép. de la Drôme-
Valera y Alcala Galiano (don Juan),
littérateur espagnol, né â Cabra (prov. de Cordoue), m. à Madrid (1824-1905). Ses romans représentent la tradition classique et idéaliste: Pépita Jimenez, etc.
Valérate n. m. Syn. de valérianate.
Valère, valet et confident dans la comédie française, au xvn« et au xvme siècle.
Valère Maxime (Valerius Maximus), historien latin du temps de Tibère; rhéteur médiocre , bassement flatteur à l'égard de Tibère. On lui doit un recueil d'anecdotes, classées, au point de vue moral, selon la vertu qu'elles honorent.
valérianacées [se] n. f.
pi. Famille de plantes dicotylédones, ayant pour type la valériane. S. une valérianacée.
valérianate n. m. Sel de
l'acide valérianique, très em- ,'oyé dans les maladies nerveuses.
valériane n. f. -Ge ji*e âe.
valérianacées.
— Encycl. Les valérianes (valeriana) sont des herbes vi»
vaces ou des sous-arbrisseaux, à feuilles groupées en cymes terminales. La valériane officinale ou herbe aux chats a des racines douées de propriétés antispasmodiques, fébrifuges, et qui fournissent par distillation une essence verdàtre, renfermant entre autres substances de l'acide valérianique. Les chats recherchent son odeur avec avidité. La grande valériane ou valériane phu est cultivée parfois dans les jardins ; la valériane dioïque ou valériane des marais est assez commune en France. On utilisait autrefois les rhizomes de certaines variétés sous le nom de nard.
valérianelle [né-le] n. f. Genre de valérianacées, renfermant une cinquantaine d'espèces de la région méditerranéenne, dont la plus commune est la mâche ou doucette, que l'on cultive dans les jardins de presque toute la France.
valérianique ou valérique adj. se dit
d'un acide que l'on trouve dans l'angélique, la racine de valériane, etc.
Valérie, roman de M>»« de Krùdener (1803), sous forme épistolaire, qui eut un succès extraordinaire dans toute l'Europe. C'est l'histoire d'un jeune homme qui, n'osant avouer son amour à celle qui l'aime, se donne la mort. Les souvenirs de Rousseau y sont fréquents.
Valérien [ri-in] (Publius Licinius Valerianus), empereur romain de 252 à 260, fait prisonnier par le roi des Perses Sapor, qui le fit écorcher, et suspendit dans un temple, dit-on, sa peau teinte en rouge.
Valérien (mont), la plus haute colline des environs de Paris (à 11 kil.), au-dessus de Suresnes, 136 m. Fort, qui a joué un rôle important pendant le siège de Paris et la Commune.
ValeriO (Théodore), peintre, graveur et dessinateur, né près de Longwy, m. à Vichy (1819-1879), artiste brillant et facile.
ValeriuS FlaCCUS [uss-fla-kuss] (CaiusJ, poète latin, ami de Quintilien et de Pline, écrivain subtil et habile, auteur des Argonautiques (V. ce mot)[i«s.].
ValeriuS PubliCOla (Publius).l'un des fondateurs de la république romaine, collègue de Brutus dans le Consulat en 509 av. J.-C. Il battit les Tarquins et rentra à Rome en triomphateur.
Valériane -. a, fleur ; b, coupe de la fleur.
VAL
VAL
Valet d'établi.
qui sert
Valéry (saint), né en Auvergne, m. en ('.22, fondateur d'un monastère sur l'emplacement duquel on fonda plus tard la ville de Saint-Valéry. — Fête le 12 décembre.
Valéry lène n.m. Hydrocarbure CsII8,dont ou connait plusieurs isomères.
valésien, enne [zi-in, i-nc] n. Membre ou partisan do la famille des Valois. Spécialement, Qom donné par les Guise a l'entourage de Henri III. Adj. : la race ïalésienne.
valésiens [zi-tn] n. m. pi. Fanatiques du ni' siècle, qui furent peut-être ainsi appelés du fondateur de leur secte Valésius. (Tenant pour un péché la perpétuation de l'espèce, ils se mutilaient et prêchaient la mutilation.
valet [li] n. m. (anc. vaslet, de la même famille que vassal). Homme attaché au service d'une maison : /'•/ maître, tel valet. Valet de chambre, attaché plus particulièrement au service de son maître, à sa toilette, au soin de ses vêtements. Valet de pied, qui suit son maître quand il va à pied. Valet de place, valet au service des personnes qui habitent momentanément la ville. Valet de ferme, paysan employé
à la ferme. Les vâl .
\alet du
bourreau, aide du bourreau. Valet de comédie, rôle de valet au théâtre. Parext. Homme d'une complaisance servile et intéressée. A me de valet, âme servile. Terme de politesse ou d'ironie, anologue à celui de serviteur : je suis votre valet- Féod. V. varlet. Quatre cartes portant des figures de valets ou servant? d'armes- Sorte d'aiguillon dont on se sert pour exciter un cheval sauteur.
Pièce de fer coudée en F, qui sert il maintenir une pièce de bois sur l'établi d'un menuisier. Pince à ressort pour fixer les peaux sur le paroir Pièce qu'on fixe derrière un miroir de toilette pour le soutenir sur une table, une toilette. Contrepoids qui referme une porte automatiquement. Barre de fer servant d'appui au battant d'une porte. Petit morceau de fer qui peut pénétrer dans un verrou pour le maintenir fermé. Arrêt d'appui à ressort, maintenir le rouleau en place quand il a exécuté un quart de tour, dans les métiers à tisser. Valet à débotter, syn. de tire-botte- Pêch. Morceau de bois armé d'un crochet à chaque extrémité et servant à maintenir un filet tendu et ouvert. Véner, Valet de chiens, de lévriers, chargé de soigner les chiens de chasse, de dresser les lévriers. Sorte de bouchon de cordage, qu'on interposait dans les anciennes bouches à feu entre la charge et le projectile. Prov. :
En pool, en planche et en rivière, Valet devant, maître derrière,
dans les occasions dangereuses, le maitre fait, par exception, marcher ses gens devant lui- (V. maître1. Ai lus litt. Il n'y a pas de grand homme pour son valet de chambre, dans l'intimité, les plus grands perdent de leur prestige. Selon M'l« Aïssé (Lettres). cette phrase aurait été prononcée pour la première fois par M"' Cornuel.
Valetage n. m. Service de valet. Fig. Servilisme. Econ. rur. Exploitation directe par le propriétaire aidé de valets.
valetaille [ta, Il mll.,e] n. f. Troupe de valets. (Se prend en mauv. part.)
valet-à-patill [lè-ta] n. m. (du méd. Gui Patin). Chir. Sorte de pince qui sert à saisir les vaisseaux ouverts dont on veut opérer la ligature. PI. des valets-à-patin.
Val-et-Chatillon, comm. de Meurthe-et-Moselle, arr. et à 40 kil. de Lunéville; 1.770 h. Scieries.
valeter [té] v. n. (Prend deux t devant une syllabe muette : il volettera.) Faire le valet. Montrer un empressement servile.
valeterie [ri] n. f. Ensemble des valets (varlets) ou jeunes nobles non mariés. (Vx.i
Valetet [tè] n. m. Chacun des côtés latéraux d'un filet dormant, tendu dans une rivière, un étang.
Valeton n. m. Petit valet. Varlet, écuyer, aspirant à la chevalerie. (Vx.)
Valette (La), comm. du Var, arr. et à 5 kil. de Toulon; 2.840 h. Gypse. Primeurs.
Valette-du-Var (La), cap. de lile de Malte, sur la côte est ; 70.000 h. Fortifications.
Valette (Auguste), jurisconsulte français, né à Salins, m. à Paris (1805-1878), auteur d'un estimable Cours de code civil.
valétudinaire [ni-re] n. et adj. (lat. raletudinarius). Maladif; qui a une santé chancelante. Qui est propre aux personnes maladives : tempérament valétudinaire.
valétudiliarisme [ris-me] n. m. Etat de valétudinaire.
valetudinarium [lé, om'] n. m. (mot lat.).
Antiq. rom. Infirmerie d'une grande maison. Hôpital d'un camp.
valeur n. f. (lat. valor; de valere. valoir). Ce que vaut une personne ou une chose : un artiste, un tableau de grande valeur. Prix élevé : objet de valeur. Valeurs mobilières, titres de rente, actions, obligations, effets de commerce, etc., représentant une certaine somme d'argent; avoir des valeurs en portefeuille. Math. Détermination d'uue quantité. Beaux-Arts. Intensité relative. Musiq. Durée que doit avoir chaque note d'après sa figure. Fig. Importance, portée, effet: attacher de la valeur à un propos. Etat de production en parlant des biens de la ferre : mettre une terre en valeur. Estimation approximative ; boire la valeur d'un verre de vin. Vertu guerrière qui pousse à affronter les dangers; une valeur indomptable. Par ext. Fermeté coura-
feuse. Admin. Valeurs déclarées, valeurs admises circuler par la poste moyennant déclaration préalable. Allus lut. V. âme.
Je suie jeune, il est 'rai, mais aux âmes bien nées La valeur n'attend pas le nombre des anni-es.
Passage du célèbre dialogue dans lequel Rodrigue LAR. P. TOUS. — II.
provoque le comte, dans leCid, de Corneille, acte II, scène II.
— Encycl. Valeurs mobilières. On désigne sous le nom de valeurs mobilières les créances ayant pour objet une somme d'argent ou un objet mobilier, et surtout les actions, obligations, titres de rente, parts bénéficiaires, parts de fondateurs, etc., émis par l'Etat, les départements, les communes, les particuliers, les sociétés commerciales, industrielles ou financières, en vue de constater certains droits de créance sur leur patrimoine ou seulement sur les accroissements de ce patrimoine.
On distingue : 1° les titres au porteur, qui sont impersonnels et se transmettent par la simple tradition manuelle ; 2» les titres nominatifs, sur lesquels sont inscrits les noms des titulaires, et qui sont cessibles au moyen d'une déclaration de transfert signée par le cédant et le concessionnaire sur le registre de la société ou de l'établissement de crédit qui les a émis ; 3° les titres mixtes, qui son» nominatifs, mais dont les coupons sont au porteur ; 4" les titres à ordre, dont la cession s'opère par endossements, c'est-à-dire par une mention de transfert inscrite au dos du titre. V. lettre de
CUANGE, CHÈQUE.
Les titres constituent un mode de placement soit à revenu fixe (obligations), soit à revenu variable [actions, parts bénéficiaires). Le revenu réel dépend du cours d'achat du titre et aussi des impôts, qui réduisent le montant du coupon.
La cote de la Bourse des valeurs donne quotidiennement le cours des valeurs mobilières cotées officiellement par le parquet. Les valeurs mobilières se négocient par l'intermédiaire des agents de change lorsqu'ils sont admis à la cote officielle, et en coulisse ou en banque lorsqu'ils ne le sont pas.
Le propriétaire de titres au porteur perdus ou volés doit sans aucun retard mettre opposition sur ces titres. Dans ce but, il fait notifier par huissier un acte d'opposition, au syndicat des agents de change de Paris. Notification est également faite par huissier, au nom du propriétaire dépossédé, à l'établissement débiteur.
Indépendamment des droits de mutation qui frappent toutes les valeurs en général, les actions et obligations des sociétés industrielles, commerciales ou financières, ainsi que les obligations des départements, communes et établissements publics sont assujetties à trois taxes spéciales : taxe sur le revenu, droit de transmission, droit de timbre, sans parler, en cas de vente ou d'achat, de la taxe suites opérations de Bourse.
En vue de protéger l'épargne et de permettre au public de se renseigner sur la valeur et la sécurité des titres étrangers, la loi a rendu obligatoire la publication au Journal officiel de divers documents des sociétés dont les actions ou obligations sont mises en vente.
jValeur (Médaille pour la), nom de trois décorations italiennes : médaille pour la valeur militaire, instituée le 26 mars 1833 (ruban bleu foncé) ; médaille pour la valeur civile, instituée le 30 avril 1851 (ruban à trois bandes verticales égales, rouge, blanc, vert); médaille pour la valeur maritime, instituée le 15 avril 1860 (ruban bleu foncé avec liséré blanc sur chaque bord). La médaille (d'or, d'argent ou de bronze), est du même modèle pour les trois décorations.
Valeureusement [le-manl. adv. Avec valeur.
Valeureux, euse [reu, eu-ze] adj. (de valeur). Qui a de la vaillance, du courage ; de valeureux soldats. Par ext. Qui a une ardeur courageuse : un homme valeureux au travail. Ant. Lèche, poltron.
Valgodemar ou Valgaudemar, très
belle vallée des Alpes dauphinoises, dans le massif du Pclvoux, parcourue par la Séveraisse, affluent du Drac. Elle appartient au département des Hautes- Alpes.
Valgorge, ch.-l. de c. (Ardèche). arr. et à 23 kil. de Largentière; 1.080 h. — Le canton a 7 comm. et 4.350 h.
valgue [ghe] ou ValgUS [ghuss] n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, renfermant une quinzaine d'espèces répandues sur le globe, et dont l'une, assez commune aux environs de Paris, pond ses œufs dans les vieux bois, où ses larves se développent.
ValgUS [ghuss] n. m. (m. latin). Pathol. Déviation du pied en dehors. Syn. de pied bot.
vali n. m. Admin. ottom. Gouverneur général d'un vilayet, nommé par le sultan.
Validation [si-on] n. f. Action de valider.
valide adj. (lat. validus). Sain, pouvant vaquer au travail : homme valide. Qui a les conditions requises pour produire son effet légal ou naturel : contrat valide. Substantiv. ; les infirmes et les invalides. Ant. Invalide.
validé n. f. Nom donné, chez les Turcs, à la mère du sultan régnant.
valîdement [man] adv. Valablement.
valider [di] v. a. Rendre ou déclarer valide : valider une élection. Ant. Invalider.
validirostre [ros-tre] adj. (du lat. validus. fort, et rostrum, bec;. Zool. Qui a le bec ou le rostre fort.
validité n. f. [lat validitas). Qualité de ce qui est valide : contester la validité d'un titre. Ant. Invalidité.
valière n. m. Econ. rur. Mouton gras, d'origine poitevine.
Valin Rcné-Josué), magistrat et jurisconsulte français, né et m. à La Rochelle (1695-1766), autei r d'un commentaire classique de l'ordonnance de 1681 sur la marine et d'un commentaire de la coutume de La Rochelle.
Valincour (Jean-Henri du Trousset de), littérateur français, né et m. à Paris 1653-1730), historiographe de Louis XIV, ami et quelquefois collaborateur. Saint-Simon a vanté son esprit et son grand bon sens.
valillka n. m. (en russe valtjnka). Espèce de cornemuse russe-
Valise [li-ze] n. f. (ital. vahgia). Long sac de cuir, disposé pour être porté en croupe. l'etite
Médaille
pour la valeur
militaire.
malle très légère, qui se porte à la main. Valise diplomatique, valise dans laquelle sont portées, par
Valise : 1. Ordinaire ; 2. A aouTflet ; 3. En osier ; 4. Pour vélocipède.
les courriers de cabinet, les dépêches des ambassa*' des et légations qu'on ne veut pas faire parvenir à destination par les moyens ordinaires de transport.
valisnère [Hs-nè-re], valisnérie, vallisnère ou vallisnérie [lis-né-rî] n. (.Bot. Genre d'hydrocharidées aquatiques.
ValjOUffrey, vallée des Alpes Dauphinoises, parcourues par le cours supérieur de la Bonne, affi. du Drac. Elle appartient au département de l'Isère.
valkyrie [ri] n. f. v. w-ai.kyrie.
Valla (La), comm. de la Loire, arr. et a 20 kil. de Saint-Etienne; 1.540 h.
Valla (Lorenzo), humaniste italien, né à Rome, m. à Naples (1405-1457). H eut de violentes discussions avec les représentants de la tradition médiévale. Auteur d'une Histoire de Ferdinand 1" d'Aragon, pittoresque et vivante, du célèbre traité Sur la donation de Constantin, des Elegantix latins linguae, et de nombreux opuscules de polémique.
Vallabrègues, comm. du Gard, arr. et à 32 kil. de Nîmes ; 1.840 h. ; sur le Rhône.
Valladolid, v. d'Espagne, ch.-l. de prov., sur le Pisuerga ; 69.000 h. (\ alisolétains). Archevêché, université, magnifique cathédrale. Etoffes, armes. — La prov. a 278.000 h.
Vallage, pays de Champagne, au S. du Perthois et au N. du Bassigny. Cap. Joinville. V. pr. Vassg.
vallaire [vat-lè-re] adj. (du lat- vallum, retranchement). Antiq. rom. Se disait d'une couronne qu'on donnait à celui qui franchissait le premier les retranchements ennemis.
Vallauris [va-16-riss], comm. des Alpes-Maritimes, arr. et à 18 kil. de Grasse, non loin du golfe Jouan ; 7.433 h. Distilleries d'essence de fleurs. Faïencerie d'art, émaux, céramiques et poteries réfractaires.
Valle (Pietro délia), voyageur italien, né et mort à Rome (1586-1652). Parti en 1614 pour un pèlerinage en Terre-Sainte, il visita ensuite la Perse et l'Inde, et ne revint à Rome qu'en 1626. Sa relation de voyage a été traduite au xvne siècle, dans toutes les langues.
Vallé (Ernest), avocat et homme politique français, né à Avize (Marne) en 1815. Ministre de la justice dans le cabinet Combes.
Vallécule [va-lé]n. f. (de vallée). Bot. Intervalle qui sépare les côtes, dans les fruits des ombellifères.
vallécule, e adj. Bot. Qui est pourvu de vallécules : fruits valléculés.
Valle-d'Alesani, ch.-l. de c. (Corse), arr. et h 22 kil. de Corte ; 560 h. — Le canton a 9 comm. et 9.220 h.
vallée [va-lé] n. f. (de val). Espace entre deux montagnes : la vallée de Campan. Bassin d'un coure d'eau: la vallée du Bhône. Fig. Vallée de larmes, de misère, ce bas monde. Techn. Descenderie de mine organisée avec un double treuil, de manière à remonter les wagons pleins et à descendre les wagons vides sur le plan incliné que suit la couche exploitée.
Valleraugue [rô-ghe], ch.-l. de c. (Gard), arr. et à 22 kil. du Vigan, sur 1 Hérault ; 2.530 h. (Valleraugois). Vins. — Le canton a 3 comm. et 4.920 h.
Vallery-Radot (Marie-René), littérateur français, né à Paris en 1853, auteur d'une remarquable Vie de Pasteur, son beau-père.
Vallès [lèss\ (Jules], littérateur et révolutionnaire français, né au Puy, m. à Paris (1832-1885). Fondateur du Cri du Peuple, membre de la Commune. Ecrivain coloré et expressif, il possède un talent réel d'observation des milieux, dans sa trilogie autobiographique: l'Enfant, le Bachelier, l'Insurgé.
Vallet [li], ch.-l. de c. (Loire-Inférieure), arr. et à 29 kil. de Nantes ; 4.600 h. — Le canton a 5 comm- et 9.850 h.
Vallet (Auguste), dit de Virivii.le, archéologue français, né et mort à Paris (1813-1868); auteur d'une bonne Histoire de Charles VII.
valleuse [va-leu-ze] n. f. Petite vallée sèche, en Normandie.
Vallgren (Ville), sculpteur d'origine finlandaise, né à Borgo en 1855, naturalisé Français en 1902; auteur d'Ophelia, Tète de Christ, Monument d'Alexandre 111.
Vallia ou "Wallia, quatrième roi des Wisi-
goths, m. en 419, successeur d'Ataulf, qu'il avait fait périr (415). Il négocia avec Honorius, entra au service de l'Empire, combattit les autres Barbares et s'établit en Aquitaine. Sa fille épousa le chef suève Ricimer.
Vallière (Jean-Florent de), général d'artillerie, né et m. à Paris (1667-1759). Il organisa l'artillerie française et dirigea, en 1744, le siège de Fribourg. — Joseph-Florent, fils du précédent, né et m. à Paris (1717-1776). Officier du génie qui, comme son père, introduisit dans son arme des perfectionnements importants.
Vallières, comm. de la Creuse, arr. et à 15 kil. d'Aubusson ; 2.500 h.
vallisnérie, valisnérie [sné-rt] ou val-
lisnère n. f. Genre d'hydrocharidées, renfermant des plantes aquatiques, remarquables par les phénomènes qui accompagnent leur pollinisation.
VAL
VAN
— Encyci.. La vallisnéric spiral, ['espèci la plue comme du genre, est une plante herbacée stolon i Lie, qui croît principalement dans les régions chaudes de l'Amérique, dans la légion méditerranéenne, dans les lacs de Garde et de Lugano, et que l'on rencontre parfois aussi dans quelques cours d'eau de France. Les fleurs sont dioïques ; les fleurs mâles se trouvent réunies dans une grande spathe sur le stolon ; les fleurs femelles, solitaires, viennent s'épanouir à la surface de l'eau. Au moment de la pollinisation, les fleurs miles se détachent ; leur périanttie fermé retient une bulle d'air, qui les allège et leur fait gagner la surface ; là elles s'ouvrent et le pollen, mis en liberté, va féconder les fleurs femelles, qui se referment aussitôt et s'immergent, de sorte que le développement de l'embryon et du fruit a lieu sous l'eau.
Vallombreuse, abbaye de bénédictins, située en Toscane et fondée en 1000 par saint Gualbert; auj. occupée par un institut forestier.
vallon [va-Ion] n. m. (de val). Petite vallée. Poil. Sacré vallon, double vallon, vallon situé entre le Parnasse et l'Hclicon, séjour des Muses.
Vallon, ch.-l. de c. (Ardèche), arr. et à 22 kilde Largentiére ; 2.150 h. — Le canton allcomm. et 8.790 h.
Vallon-en-Sully, comm. de l'Allier, arr.
et à 23 kil. de Montluçon, près du Cher ; 1.830 h. Ch. def. Orl.
Vallonier [va-lo-ni-é] n. m. Bot. Chêne produisant des vullonécs ou vélanèdes.
Vallonnée n. f. Bot. Syn. de vélanède.
Vallonnement [va-lo-ne-man] n. m. Action de vallonner ; état de ce qui est vallonné. Hort. Dans les jardins paysagers, ondulations données artificiellement au sol pour mettre en relief certaines parties.
Vallonner [va-lo-né] v. a. Creuser en forme de vallon : vallonner une -pelouse.
Vallorbe, comm. de Suisse (canton de Vaud), un peu en aval de la résurgence de l'Orbe ; 3.300 h. Fabriques de clous, coutellerie, limes ; forges. Miel et truites renommés.
VallOUÎSe, comm. des Hautes-Alpes, arr. et à 26 kil. de Briançon, sur le Gyr, sous-affluent de la Durance ; 970 h. Elle a donné son nom une suberbe vallée du massif du Pelvoux, parcouru par laGironde.
vallum [val-lonï]n.m. (m. lat.). Antiq. rom. Palissade, formée de pieux entrelacés. Retranchement couronné d'une palissade. Mur construit pour arrêter les invasions des barbares.
Valmîki, poète hindou d'une époque incertaine, auteur, peut-être légendaire, du Ramdyana.
Valmont [>non], ch.-l. de c. (Seine-Inférieure), arr. et à 25 kil. d'Yvetot; 800 h. — Le canton a
Valmont, héros des Liaisons dangereuses de Ch. de Laclos (1782), type du roué et du séducteur sans scrupules.
Valmont de Bomare (Jacques-Christophe), naturaliste français, né à Rouen (1731-1807). On lui doit un Dictionnaire raisonné d'histoire naturelle.
Valmy, comm. du dép. de la Marne, arr. et à 11 kil. de Sainte-Menehould, 410 h. Ch. de f. E. Là Dumouriez et Kellermann vainquirent les Prussiens le 20 septembre 1792, aux cris de : Vive la nation ! Le poète allemand Gœthe suivait en curieux l'armée prussienne. Frappé par l'enthousiasme et la fiêre attitude des soldats français, il dit gravement le soir de la bataille : « En ce lieu et dans ce jour, commence une nouvelle époque pour l'histoire du monde. »
Valmy (Bataille de), tableau d'Horace Vernet, au musée de Versailles (1831).
Valognes, ch.-l. d'arr. (Manche); à 00 kil. N.-O. de Saint-Lô ; 5.730 h. (Valaguais); ch. de f. O. Beurre, volailles, bestiaux et dentelles. Pairie de Dacier et de Vicq d'Azyr. — L'arr. a 7 cant.. 120 comm., 68.390 h. Le canton a 8 comm. et 11.390 h.
valoir v. n. (lat. valere.—Je vaux, tu vaux, il vaut, nous valons, vous valez, ils valent. Je valais, nous valions. Je valus, nous valûmes. Je vaudrai, nous vaudrons. Je vaudrais, nous vaudrions. Vaux, valons, valez. Que je vaille, que nous valions. Que je valusse, que nous valussions.
Valant. Valu, e.) Avoir une valeur de
Armes de Valognes.
montre qui vaut cent francs. Fig. Avoir un certain mérite, une certaine utilité : homme qui sait ce qu'il vaut. Mériter : personne qui vaut qu'on s'occupe d'elle. Valoir de l'argent, valoir son pesant d'or, avoir une valeur considérable. Valoir son prix, avoir une certaine valeur ; avoir sa valeur entière, produire tout l'effet possible. Valoir la peine de ou que, être assez important pour. Ne valoir rien, être mauvais, n'avoir pas de valeur, de mérite ; être nuisible. Ne valoir guère, ne valoir pas cher, pas un sou, pas les quatre fers d'un chien, etc., avoir très peu de valeur. Valoir mieux, être préférable, avoir plus de valeur. Autant vaut, c'est tout comme. Ne rien faire qui vaille, rien de bon. A valoir, à compte. Faire valoir, rendre productif, tirer parti ; vanter, mettre en crédit. Se faire valoir, faire ressortir ses qualités ou ses droits. V. a. Procurer, fournir ; ses exploits lui ont valu une gloire immortelle. V. impers. Il vaut , il est plus avantageux. Autant vaudrait, il serait aussi convenable. Vaille que vaille loe. adv. Tant bien que mal, à tout hasard. N. m. Un rien qui vaille, un mauvais sujet.
— Encycl. Gramm. Lorsque valoir signifie procurer, il est considéré comme actif, et le participe valu doit suivre les règles de l'accord direct quand celui-ci le précède : la gloire que ses exploits lui ont value. Mais dans le sens propre de avoir une valeur, le verbe est considéré comme intransitif: on doit laisser valu invariable dans les phrases comme celles-ci : ce cheval ne vaut pas aujourd'hui les deux mille francs qu'il a valu autrefois.
Valois [loi], pays de l'ancienne France; ch-1. ' /"/ ; aujourd'hui compris dans les dép. de l'Aisne et de l'Oise.
Valois, famille issue des Capétiens, qui monta sur le trône de France en 1328 dans la personne de
Philippe VI. On divise cette famille en Valois directs, qui commencèrent avec Philippe VI et finirent avec ( h.ni. -s vin (1328-1498 en Valois-Orléans, représentés par Louis XII ; en Valois- Angoulême,
qui i ommencent avec François I" pour finir avec
Henri m.
Valoise !/»;' ze, n f.Tissude soie, en usage aux xvii» et xvm« siècle
valon (à) loc. adv. Narig. A la dérive, sans gouverner.
valoniacées [se] n. f. pi. Famille d'algues
chlorophycée» qui vivent dans les mers tropicales. S. une valoniat se, valorem (ad,.v. ad valorem.
Valori, grande famille florentine, dont, les membres se distinguèrent dans b-s charges publiques et dans les lettres, et dont une branche s'établit en France en 1342.
valorisation WasirOn] n. f. Hausse factice dans la valeur marchande d'une denrée, provoquée au moyen de manœuvres économiques.
ValparaiSO [râ-zo], v. du Chili, sur le Pacifique ; 142.000 h. Port de commerce. Grands arsenaux, chantiers, armes. — La prov. a 230.000 h.
Valperga di Caluso (Thomas), savant orientaliste et astronome italien, né et m. à Turin '1737- 1815). On lui doit d'intéressants Principes de philosophie.
ValréaS [ass], ch.-l. de c. (Vaucluse), arr. et à 35 kil. d'Orange, sur un affluent du Lez de Bollènc, Le territoire du canton est enclavé tout entier dans le département de la Drôme ; 5.540 h. (Valréasiens). Patrie du cardinal Maury. — Le canton a 4 comm. et 8.990 h.
Valromey [me], ancien petit pays de France, qui faisait partie du Buzey. Il fut cédé par la Savoie à la France en 1601. V. pr. t'hàteauneuf.
Valsalva (Antoine-Marie), anatomiste italien, né à Imola (1666-1723); auteur de travaux remarquables sur l'ouïe.
Valse n. f. (allem. ualzer). Danse dans laquelle deux personnes tournent ensemble sur elles-mêmes : valse à trois temps ; valse à deux temps. Air sur lequel on exécute une valse : Métra et Strauss ont écrit des valses célèbres. Mouvement circulaire, exécuté en se déplaçant : les valses des libellules.
— Encycl. La valse, dite à trois temps, comprend en réalité deux mesures : 1» marcher trois pas sur la pointe des pieds, le cavalier partant du pied droit ; 2" décrire par le pied gauche un arc de cercle sur la pointe, ramener derrière ce pied le pied droit croisé, tourner, enfin sur les deux pointes en décrivant un demi-tour complet. Le pas de la danse est le même, mais commence sur la deuxième mesure. Le caractère de la valse doit être à la fois caressant, onduleux et entraînant. De grands maîtres n'ont pas dédaigné de cultiver ce genre (Beethoven, Mozart). Au théâtre même on trouve des valses qui sont de véritables chefs-d'œuvre ; elles se mêlent, avec ou sans paroles, à l'action dramatique.
valser [se] v. n. Danser la valse: valser à trois temps. V. a. Exécuter en valsant: valser une mazurka.
ValSerine, torrent du Jura et de l'Ain, qui conflue avec le Rhône rive droite un peu en aval de la « perte » du Rhône. Lui-même se perd à demi au pont des Ouïes, où le travail des eaux est très curieux. Cours : KO kilom.
valseur, euse [cu-ze] n. Qui valse ; qui sait valser. Adjectiv. : pou]iée valseuse.
ValS-les-BainS, comm. de l'Ardèche, arr.
et à 34 kil. de Privas ; 4.350 h. Sur la Volane, affl. g. de l'Ardèche. Ch. de f. P.-L.-M. Eaux minérales gazeuses.
Valsonne, comm. du Rhône, arr. et à 22 kil. de Villefranche, sur le Soanan ; 1.280 h. Plomb argentifère ; soie.
Valteline, petit pays de l'Italie septentrionale, entre le lac de Côme et l'Adda. (Hab. Valtelins.) Ch.-l. Sondrio. Elevage. Pendant la guerre de Trente ans, Richelieu empêcha l'Espagne d'occuper ce point de passage important entre la Lombardie et l'Allemagne du Sud (1626).
valter v. a. valture n. f. Mar. V. velter.
VELTURE.
Valterie [ri] n. f. T. rur. Assemblée, dans l'Orléanais, au cours de laquelle se louent les domestiques de fermes.
value [li'i] n. f. (subst.particip. de valoir). Prix, valeur. V. moins-value, plus-value.
valvacé, e adj. Bol. Indéhiscent, bien que formé de valves.
valvaire [vè-re] adj. Qui se rapporte aux valves.
Valvate ouValvée [vê] n. f. Genre de mollusques gastéropodes prosobranches, de la famille des valvatidés, répandus dans les eaux douces de l'hémisphère boréal.
valvatidés
[diijn. m. pi. Famille de mollusques gastéropodes prosobranches, renfermant les valvates et genres voisins. S. un valvatidé.
valve n. f. (du lat. valva, battant de porte). Partie d'une coquille. Soupape à clapet : valve de pneumatique. Bot. Nom donné aux pièces du péricarpe des fruits déhiscents, qui s'ouvrent au moment de la maturité, et à certaines parties des glumes et des spathes. Zool. Portion du test de certains crustacés etmollusques. Chir. Nom d'écarteurs la'rge's et plats, employés en particulier dans les opérations par la voie vaginale.
— Encycl. Zoo/. Les mollusques dont la coquille est d'une seule pièce sont dits univalves ; mais le terme
Valve (bot.) : 1. Fruit uni valve {dau-
phinelle); 2. Fruit bivalve (pois) ; 3.
Fruit trivalve (colchique); 4. Fruit
quintivalve (fraxinelle).
illage à deux valves (bivalve).
de valve ne s'applique pas à la coquille elle même, tandis que chez les mollusques bivalves cori.i huîtres, les moules, on donne le nom de valve à chacune des deux moitiés de la coquille. Chez les crustacés, on nomme valves chacune des portions de la carapace chitineuse, qui sont parfois tri breuses.
valve, e adj. Qui est muni ou composé de valves. Ilot. Corolle valvie, corolle dont les p( avant l'épanouissement, ne se touchent que par leurs bords.
valvéen, enne adj. Bot. Qui est
produit par l'expansion des valves.
valvicide adj. 'de valve, et du lat. csedere, couper), Se dit d'un mode de déhiscence, par rupture des valves du fruit.
valviforme adj. Qui a la forme d'une valve.
valvispore [vis-po^re] adj. de valve, et de spore). Bol. Se dit des plantés dont les graines sont attachées aux valves.
valvulaire [lé^re] adj. Qui a des valvules.
valvule n. f. (lat. valvula,. Espèce de soupape qui, dans les veines du corps humain, empêche le sang de refluer. Bot. Petite valve. Techn. Espèce de robinet à vanne.
— Encycl. Anat. Dans le tube digestif, on distingue la valvule de ltauhin, à l'union de l'intestin grêle et du caecum. Dans l'appareil circulatoire, les valvules des veines des membres inférieurs combattent l'effet de la pesanteur et aident le retour du sang vers le cœur. Mais, avant tout, c'est le fonctionnement des différentes valvules des orifices du cœur qui constitue le mécanisme de la circulation. La plupart des maladies de cœur sont dues aux altérations de ces valvules : la valvule milrale, la valvule tricuspide. les valvules sigmotdes.
valvule, e adj. Qui est muni de valvules.
valVUline n. f. Genre de foraminifères, comptant de nombreuses espèces vivantes ou fossiles depuis le carbonifère.
valVUlite n. f. Inflammation des valvules.
Vamba, roi des Wisigoths d'Espagne '672-680), successeur de Receswinthe, vainqueur des Gascons, conquérant de la Septimanie.
Vambéry van] (Herman ou Arminius), voyageur et orientaliste hongrois, né à Szerdahely en 1832. Il a exploré la Perse et le Turkestan, et écrit d'intéressantes relations de voyage.
vampire
[van] n. m. (de l'allem. vampir, d'orig.
scand.J.Mortquele peuple suppose sortir la nuit du tombeau pour Stieer le Vampire, sang des vivants.
Criminel ou aliéné qui commet des violations de épulture, principalement avec des desseins lubriques. Fig. Personne qui s'enrichit du bien et du travail d'autrui : les usuriers soiit des vaynpires. Zool. Genre de mammifères chiroptères, de l'Amérique tropicale.
— Encycl. Zool. Les vampires sont de grandes chauves-souris, atteignant jusqu'à 0m, 75 d'envergure. Ils vivent de fruits, d'insectes, et, à défaut d'autre nourriture, sucent le sang des animaux et des hommes endormis.
Vampirique [van] adj. Qui a le caractère, l'avidité du vampire. (On dit aussi vampiresque.)
Vampirisme [ran-pi-ris-mc] n. m. Croyance aux vampires. Ravages des vampires. Fig. Avidité de ceux qui s'enrichissent du bien d'autrui.
van n. m. (lat. vannus).
tnstrument d'osier, fait en forme de coquille, pour agiter et nettoyer le grain :
jiasser du blé au van. Techn.
Instrument en cuivre en forme de coquille, dans lequel on fait sauter les aiguilles pour les séparer des corps étrangers. Vaisseau dont on se sert dans les usines pour mesurer le charbon.
Van n. m. (m. angl. ). Voiture fermée, basse
Van.
et à quatre roues, spécialement disposée pour le transport des chevaux de courses.
van, particule qui, dans lès noms propres hollandais, équivaut au von allemand et au de français. Elle est quelquefois suivie de l'article de ou der, le, la. Cette particule ne doit pas être regardée comme un signe de noblesse.
Van ou Ak-AyaKoueh, v. de la Turquie d'Asie ; ch.-l. de prov. (Arménie1, sur le lac de Van ; 30.000 h. Tapis.
Van (lac de), grand lac de la Turquie d'Asie (Arménie), à 1.666 m. d'altitude, couvrant une superficie de 3.690 kilom. carrés. Profondeur maximum : 100 m. (dans le sud). La ville de Van, qui en est tout proche, a son port sur la rive orientale du lac.
vanadate n. m. Sel de l'acide vanadique.
Vanadeux, euse [deu, eu-ze] adj. Chim. Se dit des oxydes de vanadium et de l'acide coyresdant.
vanadinite n. f. Chlorovanadate naturel de plomb.
vanadique adj. Se dit d'un acide dérivé du vanadium.
vanadium [di-om'] n. m. 'de Vanadé, divinité Scandinave). Métal blanc, de densité 5,5, que l'on
VAN
VAN
rencontre en petites quantités dans un grand nombre de minerais, dans les argiles, les hasaltes : les oxydes de vanadium servent à la préparation industrielle du noir d'aniline.
— Encycl. Le vanadium, découvert en 1801 est un métal blanc, de densité 5,5, se combinant à l'oxygène, au chlore, à l'azote, etc. Sa formule chimique est Va, son poids atomique 51,3. Citons parmi les composés : l'anhydride oanadeux, Va' 0> et l'anhydride vanadique, Va$ O5 ; par combinaisons avec les bases en obtient des vanadilcs et des vanadates. L'acide vanadique est employé pour les enluminures ; le tannate et le pyrogallate de vanadium sont utilisés pour la fabrication des encres noires ; les .oxydes servent à préparer le noir d'aniline.
Van Beers (Jan), peintre belge, né à Lierre (prov. d'Anvers) en 1851 ; portraitiste, peintre de genre et d'histoire.
Vanbrugh ou Vanburgh (sir John), dramaturge et architecte anglais, né a Londres (166*- 1726). 11 a fait représenter: the Belap.se, .Esup, etc., et construit le monument de llknheim.
Vanchy, comm. de l'Ain, arr. et à 36 kil. de Gex, près du Rhône ; 1.390 h.
Van Clève (Jons Van per Reke, dit\ peintre flamand, né avant 1491, m. a Anvers en 14(>0, identifié avec le Maine de la Mort de Marie. Il travailla en Angleterre et à Cologne. Ses portraits sont de premier ordre.
Vancouver, île du Pacifique (Colombie britannique); 51.000 h.; appelée ailtref. (Juudra et Vancouver. Elevage, houille. — Ville de la Colombie britannique, sur le détroit de Géorgie; 20.000 h. Terminus du ch. de f. Pacifique-Canadien.
Vancouver [ver] (Georges), navigateur anglais (1757-1798); il doubla le cap llorn et écrivit une très intéressante relation de ses voyages.
Vanda n m. Genre d'orchidées vandées, renfermant des plantes épiphytes, dont on connaît une trentaine d'espèces de l'Inde et de l'Océanie. (Ce sont de belles orchidées, à fleurs superbes, que l'on cultive fréquemment en serre chaude.)
Vandal (Albert), historien français, né à Paris en 1853, membre de l'Académie française; auteur d'excellents travaux sur l'histoire de l'Europe au xvm* siècle , et sur la période napoléonienne : bruis XV et Elisabeth de Russie. Napoléon et Alexandre I". l'Avènement de Bonaparte, etc.
vandale n. m. (de Vandales, n. de peuple). Qui détruit les monuments des arts et des sciences.
Vandales, ancien peuple germanique, en partie slave, entre l'Oder et la Vistule. Il envahit successivement la Gaule , l'Espagne et l'Afrique (v et vi« s.).
vandalique adj. Qui appartient aux Vandales : invasions vandaliques.
Vandalisme [lis-me] n. m. Etat d'esprit qui porte a détruire les belles choses, à les mutiler. Acte d'un vandale.
Vandamme (Dominique-René), comte d'Unebouuo, général français, né et m, a Cassel (1770- 1830). Il se distingua pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire, surtout à Austcrlitz. En 1813, il fut cerné et fait prisonnier dans les défilés de Kulm et exilé en Sibérie. Rentré en France, il se distingua à la journée de Ligny.
vande n. f. But. Syn. de