‹ Le Larousse pour tousChapitre 913 sur 979 · V. Mander · texte numérisé non relu

V. Mander

vannage [va-na-je] n. m.

Système, combinaison de vannes. Endroit où sont établies des vannes.

vannage [■oa-na-jé] n. m. Action de vanner, de nettoyer les grains. Action de vanner les aiguilles. Arg. Fatigue.

vanne [va-ne] n. f. (du b. lat. venna, d'orig. celtique). Porte qui se meut verticalement entre

deux coulisses

pour intercepter ou laisser libre un cours d'eau : vanne d'écluse. Cloison d'un batardeau.

N. f. pi. Fauconn .

Pennes les plus grandes des ailes d'un oiseau. On dit aussi vanneaux n.

m. pi.

— Encycl. P. et ch. La vanne la plus simple est constituée par un seuil en pierre ou bois, deux poteaux et un chapeau. On a ainsi une sorte de cadre engagé dans une maçonnerie, et que closent des madriers Axés sur une queue dont la partie supérieure est percée de trous bouchés par des chevilles amovibles. Comme les madriers pourraient céder sous la charge de l'eau, ils sont reliés entre eux par des pièces de bois verticales.

Vanneau.

VAN

En général, Ips vannes usitées sur les cours d'eau sont verticales : leurs seuils 6ont en contre-bas du niveau d'amont; elles possèdent un coursier plus ou moins incliné et versent l'eau à l'air libre. On établit à l'origine des canaux d'usines des vannes dites de prise d'eau qui servent à régler le volume d'eau à admettre dans le canal Parfois ces vannes placées sur des cours d'eau sujets à des crues subites sont munies de fausses vannes, qui forment retenue pour l'introduction des hautes eaux et empêcher les corps flottants de pénétrer dans le canal. L'arête supérieure des fausses vannes, ainsi

Sue les surfaces des bajoyers, se tiennent au-dessus es plus hautes eaux. 11 existe aussi des vannes de décharge, qui versent l'excédent des eaux dans un canal de fuite.

vanne adj. Eaux-vannes. V. ce mot.

Vanne (la), riv. de France, qui a sa source dans le dép. de l'Aube, et se jette dans l'Yonne (riv. dr.) h. Sens; ses eaux canalisées servent depuis 1874 à l'alimentation de Paris.

vanneau [va-nô] n. m. (de van). Genre d'oiseaux échassiers, de la famille des charadriidés, renfermant une seule espèce, propre à l'Europe et à l'Asie.

— Encycl. Le vanneau huppé (vanellus vanellus) est un oiseau dont la livrée est noire, bleu blanchâtre et verdâtre en dessus, blanc en dessous, avec la queue et les ailes marquées de roux. Sa tête est ornée d'une houppe de plumes. Il vit par couple, au bord des cours d'eau et des marais, niche a terre et apparaît en France au printemps et à la fin de l'automne ; il hiverne dans les régions chaudes. C'est un gibier peu estimé, en raison du goût de vase que possède sa chair; mais ses œufs font les délices des gourmets.

vanneaux [va-nô] n. m. pi. Fauconn. Syn. de vannes. Pop. Articles vendus au rabais, à perte.

vannelle [va-nè-ie] ou vantelle [tè-ie] n. f. (de vanne). Petite vanne destinée à remplacer ou à vider les sas des écluses des canaux, ou les bassins des ports. Petite valve au moyen de laquelle on interrompt ou en rétablit l'écoulement de l'eau dans une conduite.

vannellerie [va-nè-le-rt] ou vantellerie

[tè-le-rt] n. f. Ouvrage de bois ou de maçonnerie, destiné à soutenir une retenue d'eau, où il se trouve plusieurs ouvertures que l'on ferme au moyen de vannes.

vanner [va-né] v. a. (de van). Secouer le grain au moyen d'un van pour le nettoyer : vanner du blé, de l'orge. Pop. Fatiguer, harasser, ruiner. Techn. Vanner les aiguilles, les nettoyer à l'aide du van.

Vanner [va-né] v. a. Garnir de vannes.

Vannereau [va-ne-rô] n. m. Nom vulgaire des jeunes vanneaux.

vannerie [va-ne-ri] n. f. Métier de vannier. Objets fabriqués par le vannier.

Vannes, ch.-i. du dép. du

Morbihan, près de l'Océan ; ch.

de f. O. et Orl. ; à 480 kil. de Paris ; 23.500 h. {Vannetais). Evêché, école d'hydrographie et école d'artillerie. Cathédrale Saint- Pierre. Navigation et cabotage.

Grains, beurre, bestiaux, dentelle. — L'arr. a 11 cant., 82 comm., 146.800 h. — Le cant. Esta 8 comm. et 24.600 h. ; le cant.

Ouest a 6 Comm. et 18.100 h. Armes de Vannes.

vannet [va-nè] n. m. Filet qu'on tend sur les grèves qui se couvrent d'eau à la haute mer.

vannet [ta-?îè] n. m. (de van, parce que le van ressemble à une coquille). Blas. Meuble d'armoiries qui représente une coquille dont on voit la partie creuse.

vannette [va-nè-te] n. f. Petit panier plat et rond, muni d'un faible rebord, et qu'on emploie pour vanner l'avoine avant de la donner aux animaux.

vanneur, euse [va-neur] n. et adj. Personne qui vanne les grains. N. f. Machine avec laquelle on vanne le grain. Syn. tarare.

vannier [va-ni-é] n. et adj. m. Ouvrier qui fabrique les vans, les corbeilles, etc.

vannoir [va-noir] n. m. Bassin de cuivre dans lequel on polit, en les agitant, les morceaux de fil de laiton dont on veut faire des clous d'épingle.

vannure [va-nu-re] ou Vannée [va-né] n. f. Poussière et impuretés qui proviennent du vannage des grains.

Vanoise (massif de la), massif des Alpes Grées, entre les vallées de l'Isère et de l'Arc (départ, de la Savoie). Le sommet le plus élevé, la Grande Casse, a 3.861 mètres. Glaciers de la Vanoise et de Chasse foret.

Van OOSt. Diogr. V Oost.

VanOSC, comm. de l'Ardèche, arr. et à 45 kil. de Tournon; 1.890 h.

Van O stade. Biogr. v. Ostade.

Vans (Les) [van], ch-1. de c. (Ardèche), arr. et à 26 kil. de Largentière; 1.930 h. [Vanséens). — Le

Van Swieten. Biogr. V. Swieten.

vantail [ta, l mil. ] n. m. (pour ventait; de venter). Battant d'une ouverture : porte à un vantail. Partie destinée à en recouvrir une autre : triptyque à trois vantaux. PI. des vantaux.

Vantard [tar]. e n. et adj. (de railler). Qui a l'habitude de se vanter : les chasseurs sont souvent vantards. Qui appartient aux personnes de ce caractère : air vantard. Substantiv. Personne vantarde : le vantard fatigue.

vantardise [di-ze] n. f Habitude de faire le vantard. Propos de vantard.

Vanter [té] v. a. (lat. pop. vanitare). Louer beaucoup : vanter le temps passé. Se vanter v. pr. Exalter son propre mérite. Se vanter de, se faire fort de : il se vante de réussir. Ant. Déprécier, dénigrer. Prov. V. glorieux.

vanterie [rf] n. f. Défaut, habitude de vantard.

vanteme [ter-ne] n. f. Arg. Fenêtre.

vantemier [tèr-ni-é] n m. Arg. Voleur qui s'introduit par les croi

vanteur, euse [eu-ze] n. Personne qui se vante. (Vx)

Van't Hoff (Jacobus Hendrikus), chimiste hollandais, né à Rotterdam en 1832; fondateur, avec Le Bel, de la stéréochimie; auteur de travaux sur la pression osmotique.

Van Tieghem (Philippe-Edouard-Léon), botaniste français, né à Bailleul (Nord) en 1839, professeur au Muséum et membre de l'Académie des sciences; auteur d'importants travaux d'anatomie végétale et d'une classification botanique.

vantiler ou vantiller [a mil.] v. a. (de

vantail). Garnir une vanne de dosses jointives, de madriers superposés pour retenir l'eau d'amont.

va-nu-piedS [pi-é] n. invar. Personne qui n'a même pas de chaussures. Gueux. N. m. pi. Hisl. Paysans de la basse Normandie, révoltés contre l'oppression fiscale, et dont le soulèvement fut réprimé avec une extrême rigueur par le chancelier Séguier (1639).

VanveS, ch.-l. de c. (Seine), arr. et à G kil. de Sceaux; 12.000 h. (Vanvistes). Ch. de f. O. Produits chimiques. — Le cant. a 5 comm. et 60.000 h.

vanvole (à la), v. venvole.

VanxaiilS, comm. de la Dordogne, arr. et à 6 kil. de Ribérac; 1.380 h.

Van Zandt (Marie), cantatrice scénique d'origine hollandaise, née à New-York en 1861 ; de 1880 a 1883, elle joua à l'Opéra-comique de Paris, avec un succès triomphal, Mignon, le Pardon de Pluermel, etc., et créa Lakmé.

Vaour, ch.-l. de c. (Tarn), arr. et à 25 kil. de Gaillac, non loin de l'Aveyron ; 470 h. — Le cant. a 10 comm.

et 3.480 h.

Va-OUtreinterj. Véner. Cri du valet de limier qui allonge le trait et met le chien devant lui en l'excitant à quêter.

VapereaU(Louis-Gustave), littérateur français, né à Orléans, m. à Morsang-sur-Orge (1819-1906); auteur du Dictionnaire universel des contemporains, du Dictionnaire des littératures.

vapeur n. f. (lat. vapor).

Exhalaison gazeuse : des vapeurs d'éther. Nuage qui s'élève des >«pere»u.

choses humides, par l'effet de la chaleur : vapeur d'eau. Machine, bateau à vapeur, qui fonctionne à l'aide de la vapeur d'eau. Fig. Objet vain, fragile, passager : l'homme n'est qu'une ombre, une vapeur. A la vapeur, à toute vapeur, avec toute la vitesse que la vapeur peut imprimer à une machine. (V. bain.) Etat que prend un corps solide ou liquide par la vaporisation. Vapeur saturante, état d'une vapeur lorsque l'espace qui la contient renferme le maximum de cette vapeur. PI. Trouble général qu'on attribuait à des vapeurs morbides montant au cerveau : être sujet aux vapeurs. Agent qu'on suppose produire l'ivresse : les vapeurs du vin. Effet de certaines passions analogues à l'ivresse : les vapeurs de l'orgueil.

— Encycl. Mécan. et phys A la surface de la terre, une goutte d'eau réduite en vapeur occupe un volume 1.700 fois plus considérable qu'à l'état liquide ; il en résulte une force d'expansion immense, -qui a été mise à profit comme force motrice, dans les arts, l'industrie, la navigation, etc. A 100°, la vapeur d'eau soulève la masse d'air qui pèse sur la surface du liquide, et qui équivaut à 1 kil. 033 par centimètre carré. La force élastique de la vapeur d'eau croît rapidement avec la température.

C'est vers 1615 que Salomon de Caus songea le premier à appliquer la pression de la vapeur d'eau comme moteur industriel. Denis Papin, Français, vint ensuite et créa la première chaudière à vapeur, qu'il nomma « marmite à vapeur », et qui porte son nom. Le marquis de Worcester, en 1663, reprit l'idée de de Caus et l'utilisa en construisant une fontaine à vapeur pour élever de l'eau. Puis, en 1689, Gavery imagina la pompe à vapeur, machine très incomplète, qui ne devint réellement pratique que lors de l'invention de Newcomen et de Cauwley, qui firent agir la vapeur de la chaudière sur une des faces d'un piston métallique, glissant à l'intérieur d'un cylindre, tandis que l'autre face du piston communique directement avec l'air extérieur. C'était en somme une machine à simple effet, que Watt transforma en machine à double effet, pouvant recevoir de très nombreuses applications, parmi lesquelles figure en premier lieu le bateau à vapeur de Fulton, en 1803.

Séguin, en 1823, imagina la chaudière tubulaire, qu'un an plus tard. Stephenson appliquait à la première locomotive construite par lui et nommée la Fusée-

On appelle machines à basse pression celles qui emploient la vapeur à deux atmosphères; avec une atmosphère de plus, elles sont à moyenne pression, et toutes celles qui sont à plus de trois atmosphères, sont dites « haute pression.

vapeur n. m. Bateau mû par la vapeur : partir par le vapeur. (V. navire, marine.)

vaporeusement [ze-man] adv. D'une manière vaporeuse.

vaporeux, euse [reû, eu-ze] adj. (lat. vaporosus). Qui contient des vapeurs : ciel vaporeux. Dont l'éclat est affaibli par des vapeurs : lumière vaporeuse. Sujet aux vapeurs : personne vaporeuse. (Vx.) Qui est de la nature des vapeurs : une affection vaporeuse. Fig. Nuageux, qui a quelque chose de vague, d'indécis, d'obscur : style vaporeux. N. Personne atteinte de vapeurs. (Vx.)

Vaporisage [za-je] n. m. Opération industrielle ayant pour but de soumettre à l'action de la vapeur des fils ou des tissus, soit pour leur donner de l'apprêt, soit pour fixer définitivement les torsions mécaniques subies par les fils, soit enfin pour obtenir la fixation des couleurs sur ces tissus.

vaporisateur [za] n. m. Récipient dans lequel on opère la vaporisation d'un liquide. Ustensile de toilette consistant en un récipient de forme variable en cristal, métal, etc., muni d'une soufflerie (poire ou pompe pneumatique), et servant à pulvériser en fines gouttelettes des liquides parfumés.

Vaporisateurs : 1. A balle pompe.

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