‹ Le Larousse pour tousChapitre 956 sur 979 · VOS · texte numérisé non relu

VOS

volumètre n.m.fdet'Oiume, et du gr. nu-trou. mesure). Nom donné à certains aréomètres servant à déterminer le volume d'un liquide dont le poids est le même que celui de 100 volumes d'eau.

VOlumétrique adj. Qui a rapport à la détermination des volumes.

volumétriquement [ke-man] adv. Par des

procédés volumétriques.

volumineux, euse [neû, eu-ae] adj. Qui a beaucoup de volume : paquet volumineux.

Volumnie, femme de Coriolan, qui accompagna au camp des Volsques Véturie, mère du révolté.

VOlupté Uup-té] n. f. (lat. voluptas). Grand plaisir des sens : boire avec volujité. Grand plaisir en général . 1rs voluptés de V étude. Ant. Chasteté.

Volupté, roman de Sainte-Beuve (1834), sorte d'autobiographie, chef-d'œuvre d'analyse délicate. Le héros^ Amauiv, par manque de volonté, l'ait le malheur de trois femmes, qu'il aime successivement, et le sien propre.

voluptuaire [lup-tu-è-re] adj. (b. lat. roluptuarius). Se dit des dépenses consacrées aux choses de luxe ou de fantaisie.

voluptueusement [lup-tu-eu-ze-man] adv.

Avec volupté. Ant. Chastement.

voluptueux, euse [lup-tu-eû, eu-xé] adj.

(lat. voluptuosus). Qui aime, qui recherche la volupté : homme voluptueux. Qui inspire ou exprime la volupté : pose voluptueuse. , —

Substantiv. Personne voluptueuse. Ant. Chaste.

voluptuosité [ai] n. f.

Qualité de ce qui est voluptueux.

VOlUte n. f. (ital. voluta.

du lat. oolutus, roulé). Ornement développé en spirale , principalement dans le chapiteau ionique : la volute parait être d'origine orientale. (V. la planche ordres.) l'ar ext. Objet quelconque, enroulé en spirale : des volutes de fumée

Volute de chapiteau

Tracé de la volute.

s'échappent de la cheminée du paquebot. Sorte d'enroulement, que forme le pied du limon d'un escalier. — Encycl. Tracé de la volute. Soit OA la distance du centre O de la volute à son point de départ A ; on divise O A en !i parties égales, et avec

pour rayon, on --• décrit une cir- --conférence qui CK

est l'œil de la IV i ' '¥9-.^

volute. On y ins- \ Vjv '

crit un carré \ V

BCDE, dont on partage les deux côtés en

deux parties ', D

égales 1, 2, 3, I ; :

4 et l'on joint OEil de la volute.

on joint aussi 1. 3 et 2, 4 et l'on partage les deux dernières lignes en six parties égales, ce qui donne les points de division 5. 6, 7, etc. ; que l'on numérote en tournant autour du point O, dans le sens indiqué déjà par les chiffres 1, 2, 3, 4. Cela l'ait, on décrit une série d'arcs, savoir : du point 1 comme centre, l'arc A F, terminé à la ligne 1, 2; du point 2, l'arc F G, terminé à la droite 2. 3 ; du point 3, l'arc G H, terminé à la droite 3, 4, etc. ; jusqu'à ce que du point 12 on ait décrit l'arc qui se termine à la circonférence de l'oeil.

Pour donner à la volute son épaisseur, il faut décrire de la même façon une seconde courbe qui ait son point de départ A', au quart de la distance A Z.

VOlute n. f. Genre de mollusques gastéropodes prosobranches, type d'une famille dit<- des volutidés et Volute. renfermant des animaux à grande et belle coquille, orme de couleurs variées, que l'on trouve dans les mers chaudes.

voluter^v. n. (de volute Faire des volutes. V. a. Enrouler en forme de volute. Dévider le fil des fuseaux. (Peu us.)

VOlva n. m. ou f. 'm. lat. signif. bourse). Bot. Syn. de volve.

volvacé, e adj. (de voira . Qui ressemble à une bourse.

volvaire [t'è-re]n. f. Genre de champignons, de

la famille des agaricinées, caractérisé parla présence d'une volve à la base du pied, 1 absence d'un anneau, des spores couleur saumon et des lames généralement roses. (Les volvaires, toutes vénéneuses, ressemblent quelque peu aux champignons de couche, mais ceux-ci n ont pas de volve.)

VOlve n. 1'. idii lat. volva, enveloppe). Membrane épaisse qui entoure complètement, comme une coquille entoure un œuf. lé pied et le chapeau de certains champignons (ammanite, volvaire! à l'état jeune. fLa volve se brise quand le chapeau s'étale et que le pied s'allonge; mais ses débits subsistent et forment, tantôt une sorte d'étui au pied du champignon, et tantôt des écailles sur le chapeau.)

VOlvé, 6 adj. Qui est muni d'une volve.

Volvic, connu, du Puy-de-Dôme, arr. et à n kil. de Riom : 5.460 h. Ch. de f. Orl. Carrières de lave.

volvocacées [se] n.f.pl. Famille d'algues vertes, chez lesquelles les individus mâles et femelles se réunissent en colonies généralement mobiles, par suite de la présence de cils vibratiles, et qui vivent principalement dans les eaux douces. S. une volvocarée.

VOlVOX [voles] n. f. Genre d'algues, type de la famille des volvocacées.

VOlvulUS [htss] n. m. (du lat. volvere, rouler). Occlusion intestinale, due à une torsion de l'intestin.

VOlVUr n. f. Prophétesse et magicienne Scandinave.

VOlVUS [vuss] n. m. (du lat. volvere, enrouler). Bot. Nom donné quelquefois aux vrilles des plantes grimpantes.

vombat ou WOmbat [von-ba] n. m. Zool.

Nom vulgaire du phascolome ursin, marsupial propre à la Tasmanie.

VOmer [mer] n- m. (m. lat. signif. soc de charrue). Os qui lorme la partie supérieure de la cloison des fosses nasales. Genre de poissons acanthoptères des mers chaudes, renfermant des formes comprimées latéralement, arrondies, et qui vivent dans les mers tropicales : les vomers sont les poissons-lunes îles vieux auteurs.

vomérien, enne [rï-in, t-ne] adj. Anat.

Qui a rapport à l'os vomer.

VOmi-purgatif, ive adj. Qui est à la fois vomitif et purgatif.

vomique adj. (lat. vomica [nui]). Noix vomique, graine du stryrhnos vomiquier des Indes, qui a des propriétés vomitives.

vomique n. f. (lat. vomica). Amas de pus qui est parfois évacué par un vomissement.

vomiquier [Iti-é] n. m. Bot. Nom vulgaire du stryehnos, qui produit la noix vomique.

VOmir v. a. (lat. vomere). Rejeter avec effort par la bouche ce qui était dans l'estomac : vomir son déjeuner. Par ext. Lancer violemment hors de soi: les canons vomissent le fer et la mort- Fia. Proférer avec violence : vomir des injures. Envie de vomir, nausées. Vomir tripes et boyaux, avoir de grands vomissements. Fig. Vomir feu et flamme, prononcer des paroles extrêmement violentes. Cela fait vomir, c'est à faire vomir, cela est fort dégoûtant, au physique ou au moral.

vomissement [mi-se-man] n. m. (de vomir). Action de vomir : l'ipéca provoque le vomissement. Matières vomies. Ecrit. Retourner, revenir a son vomissement, retomber dans son péché.

— Encycl. Si le vomissement tient à l'action d'un irritant sur l'estomac, on devra administrer un calmant et anesthésique local (potion de Rivière, potion acide à la cocaïne, potion chloroformée, etc.). S'il est dû à un exercice violent, au mal de mer, on le calmera par des applications externes (belladone ou opium). Si le vomissement est un symptôme d'une maladie (péritonite), le traitement est celui de cette maladie.

— Art vêtér. Certains animaux vomissent avec la plus grande facilité, tels les carnivores ; mais les herbivores, et en particulier les chevaux, ne vomissent pas et la surcharge de l'estomac est, chez eux, une maladie grave.

vomisseur, euse [mis-seur, eu-ze] n. Personne qui vomit.

vomitif, ive adj. (du lat. vomitum, supin de vomere, vomir). Qui fait vomir. N. m. Médicament destiné à produire le vomissement : administrer un vomitif.

— Encycl. L'émétique et l'ipécacuana sont les vomitifs les plus usités ; ils sont indiqués dans les empoisonnements, l'indigestion, l'ivresse. On les emploie dans les affections catarrhales des enfants, pour vider l'estomac des mucosités bronchiques que les enfants ne savent pas expectorer.

vomito et plus souv. vomito-negro [né]

n. m. (m. espagnol). Nom donné à la fièvre jaune : il est mort au vomito-negro.

VOmitoire adj. Syn. de vomitif, ive.

VOmitoire n. m. (lat. vomitorium; de vomere, vomir). Chez les Romains, issue pratiquée dans le cirque, et par laquelle s'écoulait la foule après le spectacle : les vomitoires du Colisée.

vomiturition [si-on] n- f. (du lat. vomitus, vomissement). Vomissement fréquent et qui se produit sans effort.

Vondel (Juste Van den). poète tragique hollandais, né et m. à Cologne 1.", K7 -1079). On lui doit des tragédies, des poèmes satiriques : Lucifer, Marie Stuart.

VonnaS, romm. de l'Ain, arr. et à 44 kil. de Trévoux; 1.670 h. Ch. de f. P.-L.-M.

VononèS Ier, roi des Parthes, m. l'an 19 de 1ère chrétienne, fils de Phraates IV. Conduit comme otage à Rome et choisi par Auguste pour régner sur les Parthes, il fut détrôné par l'Arsacide Artaban.

Von-Visine [Denis-Ivanovitch . dramaturge nusp, ne a Moscou, m a Saint-Pétersbourg 1742- 1792), auteur de, comédies : /e Questionnaire, le Mineur.

Voormezeele, comm. de Belgique Flandre- Occidentale, arr. d'Ypres ; 1.320 h. Tabac ; tanneries.

Voorst, bourg des Pays-Bas (Gueldre); lO.nooh.

Vooruit i. m Sam. signif. En avant], so-

Ciété coopérative de consommation, fondée à Gand

en 1880, par !■• socialiste An: I - I

VopisCUS (Flavianus), historien latin du iv siècle de notre ère, le meilleur des écrivains de l'Histoire Auguste.

VOquer[Aé]v. a. Préparer l'argile avec les mains en la tournant et la pétrissant, avant de la mettre sur le tour. (On dit aussi VOGOEK.)

VOrace adj. (lat. vorax). Qui dévore, qui mange avec avidité : le brochet est très vorace. Qui exige une grande quantité de nourriture : appétit I Qui absorbe, dévore de grandes richesses : des$ impôts voraces. Agrie. Se dit des plantes qui épuisent le sol de manière à nuire aux plantes voisines. Substantiv. Personne, animal vorace.

Voracement [man] adv. D'une manière vorace.

voracité n.f. (lat. voracitas). Avidité à manger; la voracité des loups. Fig. Avidité extrême.

Voragine (Jacques de). V. Jacques.

Vorarlberg, pays d'Autriche, couvert par les Alpes du Vorarlberg ; 3.600 h. Ch.-l. Brcgenz.

Voreppe, comm. de l'Isère, arr. et à 14 kil. de Grenoble, sur la Roise ; 2.720 h.

Vorey [ré], ch.-l. de c. (Haute-Loire) ; arr. et à 16 kil. du Puy; 2.080 h. Ch. de f. P.-L.-M. —Le cant. a 7 comm. et 10.430 h.

Vorganium ou Vorgium, v. de la Gaule romaine (Lyonnaise IIe), dans le pays des Osismiens. Son site paraît correspondre à celui de Carhaix.

vorge n. f. Nom vulgaire de l'ivraie.

vorgine n. f. Lieu où pousse la vorge.

Voronèje, v. de Russie, sur la rivière homonyme; 80.000 h. Archevêché. Machines agricoles, bestiaux. — Le gouv. a 2.631.000 h.

VorontZOV, famille russe qui remonte au

moyen âge, et dont les représentants les plus connus sont : Michel -Ilarionovitch (1714-1767), ministre d'Elisabeth; — Alexandre Romanovitch (1741-1805), diplomate, ministre d'Alexandre Ier; — Semen, frère du précédent (1754-1832), diplomate, prit part aux négociations qui aboutirent à la formation de la troisième coalition contre la France (1805).

VorontZOV (Michel-Somenovitch. prince), diplomate et général russe, né à Saint-Pétersbourg, m. à Odessa (1782-1856); fit les campagnes de 1812 et 1814 contre la France; dirigea en 18281e siège de Varna ; le principal fondateur de Sébastopol.

Vorort [orf] n. m. Conseil gouvernemental de la Confédération suisse.

VÔrÔSmarty (Michel), poète hongrois, né à Nyek, m. à Pest (1800-1855), auteur des épopées : la Fuite de Zalan, Eger, des drames : le Roi Sigismond, Kont, etc.

Vorsselaer, comm. de Belgique (Anvers, arr. de Turnhout); 2.180 h. Bleu d'azur.

Vorst, comm. de Belgique (Anvers, arr. de Turnhout) ; 2.700 h.

Vortex [teks] n. m. (m. lat. signif. tourbillon). Disposition concentrique et rayonnante de certains organes. |

vortex [tèks] n. m. Genre de vers turbellariés rhabdocèles, vivant dans les eaux douces d'Europe.

VOrticelle [sè-le] n. f. Genre d'infusoires péritriches, comptant de nombreuses espèces qui vivent dans les eaux douces et salées. (Ce sont des protozoaires, dont le corps a la forme d'une sorte de coupe portée sur un long pédoncule souvent enroulé en spirale et garnie au bord de cils vibratiles.)

VOrtiCUle n. m. (du lat. vortex, icis, tourbillon). Philos. Petit tourbillon.

Vortigem, chef breton des Dumnoniens, qui devint chef suprême des tribus de la Grande-Bretagne et combattit en cette qualité les Pietés et les Scots, puis les Saxons. Devenu suspect aux Bretons, il fut tué par eux en 485.

VOS [vo] adj. poss. PI. de votre.

VOS (Martin de), peintre flamand, né et m. à Anvers (1532-1603), qui a subi l'inlluence italienne.

VOS (Corneille de), peintre flamand, né à Ilulst, m. à Anvers (vers 1585-1651), peintre de portraits, imitateur de Van Dyck et de Rubens.

Vosges [vô-je] (les), chaîne de montagnes de France. Les Vosges commencent près de Belfort, se développent entre le Rhin et la Moselle et se terminent dans la Bavière-Rhénane. Beaux versants boisés ; sommets en dômes ou ballons, pentes rapides sur la vallée du Rhin, plus douces du côté français ; altitudes en général décroissantes du sud au nord, où les Vosges gréseuses succèdent aux Vosges cristallines. Le système présente une symétrie remarqua ble de relief et de constitution avec la forêt Noire, qui lui fait face de l'autre côté du Rhin- Points culminants : ballon de Guebwiller, 1.426 mètres; Hohneck. 1.366 mètres ; ballon d'Alsace. 1.250 mètres; mont Donon, 1.013 mètres. Les cols de Bussang, de la Schlucht, du Bonhomme, de Saales et de Savërne en sont les coupures principales. La Moselle et la Meurthe du côté français, l'Ill du côté alsacien, en descendent. Peu de richesses minérales; houille, grès. fer. Mais les eaux fournissent une abondante force motrice aux usines (tissages, filatures), qui bordent des deux côtés le massif vosgien.

VOSgeS (départ, des), départ, formé de la Lorraine méridionale et de la principauté de Salut ; préf. Epinal; sous-pref. Mirecourt, Neufchâteau, Remiremont, Saint-Dié ; 5 arr., 29 cant., 530 connu., 129.800 h. ( Vosgiens) ; 7» et 20" corps d'armée; cour d'appel de Nancy et évêcbé à Saint-Dié. Ce département doit son nom à la chaîne des Vosges. L'élevage (fromageries) et l'industrie métallurgique et textile y sont prospères.

Vosges (place des), une des places publiques de Paris, commencée par Henri IV, et terminée par I. unis XIII, le plus bel ensemble architectural du commencement du xviie siècle. Elle s'appela place Royale jusqu'à ia Révolution, qui lui donna son nom actuel. De 1816 h 1870, elle avait repris sou ancien nom. La statue de Louis XIII. en marbre blanc, due au ciseau de Dupaty, orne aujourd'hui le centre d'un square qu'on \ a établi.

Vosgien, enne [vfâi-in, è-ne], originaire ou habitant des Vosges les Vosgiens. Adj. : population ri'S'/ti-nne.

VOSS (Jean-Henri , critique et poète allemand né à s tnersdorf, m. a Heidelberg (1761-1826), auteur d'idylles [Louise) et de magistrales traductions

vos

vou

en allemand des chefs-d'œuvre des littératures anciennes , particulièrement

de l'Odyssée de l'Iliade et des Géorgiques.

Voss {la Gazette de).

journal allemand libéral indépendant, paraissant à Berlin, le plus ancien dea journaux allemands, fondé en 1722, par J.-A. Rudiger.

Vosselaer, comm. de Belgique (Anvers, arr. de Turnhout); 1.830 h.

Vossius ou Voss (Gérard-Joseph), savant allemand, né près de Ileidelberg, m. a Amsterdam (1577-1649). Les plus remarquables de ses ouvrages portent sur les origines des hérésies et sur les historiens de l'antiquité. — Son llls Isaac, né à Leyde.

m. à Windsor (1618-1C89), se montra un esprit pénétrant et original: De vera mundi xtale.

votant [tan], e adj.

Qui vote, a le droit de voter : L'assemblée votante.

N. Personne qui vote.

votation [st-on] n. f.

(de voter). Action de voter:

mode de votation.

VOte n. m. (du lat. rotum, désir, par l'interm. de l'angl. vote). Suffrage, vœu énoncé par chacune des personnes appelées à émettre un avis : recueillir un vote. Décision prise par la voie des suffrages : exécuter un rote. Vote acquis, vote sur lequel il n'est plus permis de revenir. V. élection.

Vote n. m. Linguist. Langue ouralo-altatque, dialecte méridional du tchoude ou finnois.

VOter [té] v. n. (de vote"). Donner sa voix dans une élection : voter par assis et levé. V. a. Décider ou demander par son vote : voter une loi. Fam. : voter des remerciements.

VOtif, ive adj. (lat. votivus; de votum, vœu). Qui a rapport à un vœu : épigramme votive. Liturg. Messe votive, celle qui est dite dans une intention particulière, comme pour les morts, pour un mariage, etc. Numism. Se dit des médailles et monnaies frappées à l'occasion d'un vœu public.

VOtif n. m. Fèod. Nom donné à des hommes de condition libre, nobles ou vilains, qui se consacraient au service d'un saint dans une abbaye.

votre adj. poss. sing. Qui est à vous. PI. vos.'

Vôtre adj. qualif. (lat. vester). Ce qui esta vous: disposez de ma maison comme vôtre. Tout dévoué a vous : monsieur je suis tout vôtre- N. m. Le vôtre, votre bien : vous en serez du vôtre. Ce qui a été imaginé par vous : vous y avez mis du votre. N. m. pi. Les vôtres, vos parents, vos amis, ceux de votre parti. Des vôtres, vos farces, vos fredaines : dans votre jeunesse, vous avez fait des vôtres.

Vottem, comm. de Belgique (prov. et arr. de Liège); 4.010 h.

VOUapa n. m. Bot. Genre de légumineuses fcésalpinie), comprenant de grands arbres à feuilles conjuguées, qui croissent dans l'Amérique du Sud : le vouapa phasêlurarpe fournit le copal du Brésil.

VOUé ou avoué n. m. (lat. advocatus. appelé). Officier de justice du moyen âge exerçant sur des terres d'église. On l'appelait aussi vidante (vicedominus).

vouer [vou-é] v. a. (de vœu). Consacrer religieusement : vouer un enfant à Dieu. Mettre sous la protection spéciale d'un saint : vouer sa fille à la Vierge. Promettre par vœu : vouer un temple à Dieu. Promettre d'une manière irrévocable : vouer à quelqu'un une haine implacable. Appliquer avec zèle, avec suite : vouer sa plume d la vérité. Vouer un enfant au blanc, au bleu, promettre qu'il sera toujours vêtu de blanc ou de bleu jusqu'à un certain âge, en l'honneur de la Vierge. Se vouer v. pr. Se consacrer par un vœu. S'appliquer exclusivement à : se vouer aux études grecques. Ne savoir à quel saint se vouer, ne savoir à qui recourir, quel moyen employer. Se vouer à tous les saints, essayer de tous les moyens.

Vouet (Simon), peintre et graveur français, né et m. à Paris 1 1590-1649). Il travailla pour Louis XIII et pour le cardinal de Richelieu. Son style est élégant, mais souvent maniéré. Nous citerons de lui : la Présentation île Jésus au Temple, le Christ au tombeau, etc.

VOUge n. m. (du iat. pop. vidubium, dérivé ducelt. vidu, bois, et bi, couper). Croissant pour émonder les arbres. Au moyen âge, arme qui se composait d'une lame tranchante montée sur une hampe longue de 4 à 6 pieds.

Vougeot, comm.

de la COte-d'Or, arr.

et à 20 kil, de Bcaune, renommée par l'excellence de ses vins {closvougeot entre autres) ; 210 h. Ch. def. P.-L.-M.

vougier ou

VOUlgier[J7é]n.m.

'•uge). Piéton armé d'un vouge, xv« siècles,

Vouillé, ch.-l. de c. (Vienne), arr. et à 4 kil. de Poitiers, près de l'Auxance; 1.G00 h. Clovis y vainquit et tua Alarie, roi des Wisigoths (507). •- Le • cant. a 14 comm. et 12.720 h.

Vougier (xiv« s.)

A, fer de vouge.

aux xive et

Vouillé, comm. des Deux-Sèvres, arr. et à 7 kil. de Niort; 1.520 h.

VOUivre n. f. Blas. Syn. de cuivre.

VOUJeaUCOUrt, comm. du Doubs, arr. et à 5 kil. de Montbéliard ; 1.350 h. Ch. de f. P.-L.-M.

VOUlailt [lan], 6 adj. Qui veut, qui a la volonté.

vouloir v. a. (bas lat. volere, pour velle. — Je veux, tu veux, il veut, nous voulons, vous voulez, ils veulent. Je voulais, nous voulions. Je voulus, nous voulûmes. Je voudrai, nous voudrons. Je voudrais, nous voudrions. Veux, voulons, voulez, ou, pour marquer une volonté moins forte, moins personnelle, veuille, veuillons, veuillez. Que je veuille, que nous voulions. Que je voulusse, que nous voulussions. Voulant, Voulu, e). Avoir le désir,- l'intention, la volonté de faire une chose : faites ce que vous voudrez. Commander, exiger : je le veux. Exiger par sa nature : la vigne veut de grands soins. Désirer : vouloir du bien à quelqu'un. Consentir : si je mens, je veux être pendu. Pouvoir, en parlant des choses (ne s'emploie qu'avec la négation) : ce bois ne veut 'pas brûler. Essayer à, tenter de : un infirme qui veut courir. Supposer, prétendre : on veut tout recevoir et ne rien donner. Fixer comme prix : vouloir cent mille francs de sa terre. Absol. Avoir de la volonté : qui veut peut. S'emploie, dans certaines phrases interrogatives . pour exprimer une impossibilité ou une difficulté extrême : Que voulez-vous que je fasse? On emploie quelquefois le conditionnel pour exprimer un désir auquel on voit quelque difficulté : je voudrais vous parler. Vouloir bien, consentir à, accepter. Vouloir du bien, du mal à quelqu'un, être bien mal disposé pour quelqu'un. En vouloir à, avoir de la haine, de la malveillance contre; s'attaquer à, diriger ses efforts contre ; demander, chercher, avoir affaire à. Vouloir de, accepter, agréer (quelque chose); demander attendre, désirer de (quelqu'un). Ne savoir ce qu'on veut, être irrésolu. Vouloir dire, avoir l'intention de faire entendre, avoir un certains sens ; être le signe de quelque chose. Dieu veuille! Souhait que l'on forme en doutant le plus souvent qu'il se réalise. Sans le vouloir, par mégarde. Prov. : Vouloir, c'est pouvoir, on réussit toujours quand on a la ferme volonté de réussir. Ali.us. iiist. : Dieu le veutl cri de ralliement des croisés. Ai. lus. litt. : Vous l'avez voulu, George Dandin, vous l'avez voulu. V. George Dandin.

Vouloir n. m. (v. vouloir pris substantiv.). Acte de la volonté : votre vouloir sera le mien. Intention, disposition : bon, mauvais vouloir.

VOulOU n. m. Genre de graminées, comprenant de grands bambous qui croissent à la Guyane sur le bord des marécages.

Voulte-sur-Rhône (La), ch.-l. de c. (Ardèche), arr. et à 20 kil. de Privas ; 2.650 h. — Le cant. a 10 comm. et 10.200 h.

VOUlu, e partie, passé de vouloir. Ordonné, nécessaire : les formalités voulues par la loi. Fait exprès : répétition voulue.

VOUlZie, petite rivière du dép. de Seine-et- Marne, affluent droit de la Seine, qui arrose Provins ; cours 40 kil. Elle a été chantée dans des vers célèbres par Hégésippe Morcau.

Vouneuil-sur- Vienne, ch.-i. de c. (Vienne),

arr. de Chàtellerault ; 1.520 h. Près de la Vienne. Soieries. — Le cant. a 8 comm. et 7.930 h.

VOUrine n. f. Soie de Perse très fine, appelée aussi soie légis.

VOUrste [vours-te] n. m. Char à bancs dont on se servait pour suivre la chasse, et qui pouvait recevoir un grand nombre de personnes.

VOUS [vou] pron. pers- plur. de la deuxième personne (du lat. vos). S'emploie parfois comme une sorte de pronom indéfini : ce monument a un air de grandeur qui vous ravit ; ou d'une manière explétive, pour donner une tournure familière et énergique à la phrase : il vous eût arrêté le carrosse d'un prince. Vous autres, locution qui classe d'une manière plus précise que vous une catégorie de personnes. A vous, qui vous appartient. De vous à moi, entre

voussoir.

nous, sans que la chose s'ébruite ailleurs. Substantiv. Personne distincte de celle à qui l'on parlemais qui lui est intimement unie par la communauté d'idées, d'intérêts : cet homme est un autre vous. Action de dire vous : le vous est une invention des Romains de la décadence.

VOUSSé [vou-sé], e adj. Qui présente une voussure.

voussoiement [vou-soi-mari] , vousoie-

ment [zoi-man] ou Vouvoiement [voi-man] n. m. (de vous). Action de voussoyer.

VOUSSOir [vou-soir] ou VOUSSeaU [vou-sO] n. m. (lat. pop. volsorium, de volvere, tourner;. Chacune des pierres qui forment le cintre d'une voûte ou d'une arcade. Voussoir à crossette, celui dont la partie supérieure fait un angle pour se raccorder avec une assise de niveau.

Voussoir à branches, celui qui, étant fourchu, fait liaison avec le pendentif d'une voûte d'arête.

voussoyer [vou-soi-ié], vousoyer [vou-

zoi-ié] ou VOUVOyer v. a. (de vous). Désigner par le mot vous et non par tu et toi : voussoyer ses parents. Absol. : avoir l'habitude de voussoyer.

VOUSSUre [vou-su-re] n. f. (lat. pop. volsura, de volvere, tourner). Surface courbe d'une voûte ou d'une arcade, comprise entre la naissance et un point situé en deçà du point le plus élevé de l'axe que décrirait cette courbe afin de former une voûte complète. Partie de voûte servant d'empattement à un plafond ou le reliant à une corniche. En menuiserie, partie cintrée qui surmonte une baie, porte ou fenêtre. Arrière-voussure, v. ce mot à son ordre alphab. Pathol. Voussure précordiale, convexité de la région précordiale qui s'observe dans certaines dilatations du cœur. Voussure thoracique, dilatation des parois thoraciques de forme convexe, qui survient dans l'emphysème pulmonaire.

VOÛte n. f. (du lat. pop. volta, de volvere, tourner). Ouvrage de maçonnerie cintré, formé d'un assemblage de pierres qui s'appuient l'une sur l'autre : les voûtes sonores d'une cathédrale. Clef de voûte, v. clef. Voûte à plein cintre, dont la courbe est déterminée par une demi-circonférence. Voûte en berceau, voûte en demi-cercle dont la longueur est supérieure à la largeur. Voûte en ogive, dont la courbe est déterminée par des arcs d'ogive. Voûte d'arête, formée par l'intersection de deux demi-cylindres. Voûte du crâne, partie supérieure de la boîte osseuse du crâne. Voûte du palais ou palatine, cloison qui forme la paroi supérieure de la bouche et la paroi inférieure des fosses nasales. Voûte azurée, etoilée, céleste, le ciel. Mar. Voûte d'arcasse, prolongement du pont à l'arrière d'un navire. Petite voûte, saillie située au-dessus de la voûte d'arcasse. Techn. Partie antérieure de l'arc d'un fer à cheval opposée à la pince. Partie supérieure d'un fourneau à réverbère qui est disposée en forme de dôme.

— Encycl. Constr. Une voûte est constituée par l'assemblage de matériaux, pierres, briques, ciment armé, etc., disposés en cintre, en ogive ou de toute autre manière, de façon à résister à la poussée au vide, en même temps qu'à leur propre poids. La surface intérieure de la voûte est son intrados, tandis que la surface extérieure en est l'extrados. Les éléments qui entrent dans la constitution de cette voûte se nomment les voussoirs ; le voussoir central est la clef de voûte. La naissance ou retombée d'une voûte est le point d'appui de cette voûte sur ses pieds-droits.

Les voûtes sont dites en plein cintre, lorsque la génératrice est constituée par un demi-cercle ; elles sont dites en arc quand cette génératrice esi un arc de cercle. La voûte en ogive est le type des voûtes surhaussées ; on distingue encore la voûte en ellipse, à laquelle se rattache la voûte en anse de panier; la voûte biaise, dans laquelle les joints des voussoirs sont perpendiculaires, à la fois, à l'in-

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