‹ Le latin mystiqueChapitre 19 sur 50 · THOMAS A KEMPIS POETE · texte numérisé non relu

THOMAS A KEMPIS POETE

Ut tune possis libère

Ad Christum pergere.

Castiga nunc corpus tuum per poenitentiam

Ut tune vales eertani habere confîdentiam.

7. Ah ! Stulte qui cogitas Te diu victurum, Gum nullum diem habeas Hic securum!

Quam multi sunt decept.i Et insperate de corpore extracti !

« 1. Il vaut mieux éviter le péché que fuir la mort. Si tu n'es pas prêt aujourd'hui, comment le seras-tu demain ? Demain est un jour incertain, et sais-tu si tu auras un demain? — 6. Apprends dès maintenant à mourir au monde afin de commencer alors à vivre avec le Christ. Apprends dès maintenant à mépriser tout, afin de pouvoir librement aller au Christ. Châtie dès maintenant ton corps par la pénitence, afin que te soit possible la certitude et la confiance. — 7. Ah ! Insensé qui comptes sur une longue vie, quand tu n'es même pas assuré d'un seul jour ! Qu'il y en a donc de déçus, qu'il y en a de tirés de leur corps à l'iinproviste ! »

Liber secundus. — Caput XI.

i. Habet Jésus nunc multos ama tores Regni sui coelestis, Sed paucos bajulatores Suae crucis.

Habet multos desideratores Consolationis, Sed paucos Iribulationis.

Plures invenit socios mensae, Sed paucos abstinentiae.

Omnes volunt cum Christo gaudere,

Sed pauci volunt pro ipso aliquid sustinere.

Multi sequuntur Jesum usque ad fractionem panis,

Sed pauci usque ab bibendum calicem passionis.

Multi miracula ejup venerantur,

Sed Pauci ignomlTiiam cruels sequuntur.

« 1. Jésus a maintetiant beaucoup d'amateurs de sa gloire et de son royaume, mais peu de porteurs pour sa croix. Il V en a beaucoup qui désirent ses consolations, mais peu ses tribulations. 11 trouve plus d'un compagnon de table, mais peu d'abstinence. Tous veulent se réjouir avec le Christ, mais peu veulent endurer n'importe quoi pour lui. Beaucoup suivent Jésus jusqu'à la fraction du pain mais peu jusqu'à boire avec lui le calice de la passion. Beaucoup révèrent ses miracles, mais pou le suivent dans l'ignominie de sa croix. »

Liber terlius. — CapulIV ( V, dans quelques éditions).

Page 1