LAMARTINE
LUu'ffle, amiiles déserts
FllECHEÏTE L'aujle, ami des hivers
M. Fréchette s'est servi, pour taire riiémistiche ci-dessus, d'une épigraphe qu'il a mise en tète de la pièce intitulée : A un peintre, page 191 de son Pêle- Mele.
Or cette épigraphe a été transcrite de mémoire, comme il est facile de le constater dans les Méditations de Lamartine, au commencement du poème portant pour titre : L'Homme, dans lequel le vers <pie le lauréat avait voulu filouter ne se lit pas :
L'aiglr, ami tics dé.sorts, ik'daigne ainsi la i)lainc,
mais hien :
L'aigle, roi des déserts, dédaigne ainsi la plaine.
Donc, puisque M. Fréchette savait assez hien par ca'ur le vers de Lamartine pour le citer de mémoire, il va do soi (|U*il (lovait s'en rappeler encore quand il a fuhriqué riiémistiche (|Uc je lui reproche.
l''t puis, l'aigle ami d(»s hivers ?
Ami des hivers, mm peu.
Mais remettons-nous si confronter :
AUDACES FOKTUNA .lUVAT 43