‹ Le lauréat; critique des œuvres de Louis FréchetteChapitre 3 sur 83 · UNE FABLE · texte numérisé non relu

UNE FABLE

M. Fréchettc m'adresse dans la Patrie, eu ma qualité de premier souffleur dans la trouiye BaiUairgé, uue fable, qu'il a fait signer par sou coruac, le propriétaire du National, et dans laquelle le lauréat se compare, avec sa modestie bien connue, li un chêne qui dresse ses rameaux dans l'espace, etc.

Ce roi de la foret artistique me rappelle lui autre chêne auquel M. Fréchettc comparait un vénérable prêtre du diocîjse de Trois-Rivi^res dans une poésie de circonstance qui a paru dans V Electeur du 19 août 1890.

Aussi, rien d'étonnant que ce dernier chêne me Tevienne à la mémoire : il est le cousin germain d'un arbre — V Erable — que j'ai cultivé avec sollicitude et fait connaître aux lecteurs du Monde le 16 janvier

Quelques citations, pour comparer, feront comprendre mieux qu'une colonne d'explications le& liens d'affinité qui unissent les deux géants dont je veux parler :

CIIATMAX

Il est plein de stve et ùc force; l^'dii'rogan ne peut le plier ; Pourtant les fibres de son torse Sont aussi souples que l'iicier.

freciiettp:

I^i sècc (.les puissants filtrait sous son éeorce ;

Pourtant, «|uand la rafale ébranlait ses arceaux,

Lo vieux géant n'avait — suave dans su force —

Que des nnirnnirc^ doux comme un chant de berceaux.

Page 1