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Pour d(»iiiicr aux littérateurs canadiens, que le cOuMic de lu l'titrlf a toujours voulu cMchcr de sa frondaison d'eniprunt, un avant-goût de ce «piejo
L'.VK lAiîi.r; /
pourrai leur révi'ler quand k* Bon Combat m'aura passé la gaule, je vais comparer deux strophes des Foins d'André Tlieuriet avec une dizaine de vers de Première moisson de M. Fréchette :
TIirXlîIET
Au clair ai)pcl du coq cliantaiit sur son perchoir, Les raucliours se sont miff A ro'uvre. et la prairie Dans la Mandie rosée a déjà lainifé c/ioir. Derrière eux. un lonij i>an de su rade Heurie.
FKECHETTK
Et, sous l'effort coinnuui, le sol transfiguré Lahxe cJioir tout un pan de son manteau doré.
TH El' Kl ET
Les liruismntes faux, vibrant à l'unisson, •Ouvrent dans l'herbe mûre vne large tranchée ,' Deux robustes faneurs, là-bas. fille et gan/'U. Retournent au soleil l'odorante, /o/ic//M
FRECHETTE
La javelle, où bruit un essaim de grill(»ns, S'entasse en rangs pressés au revers des «illons Dont le creux disparaît sous l'épaisse 7o»(7<éf / Chaqiu' travailleur s'ourre une large tranchée.
Toute la diftérence qu'il y a encore ici, c'est que Theuriet a le foin, et M. Fréchette la. . . .paille.
D'après ce qu'on vient de voir, le foin doit assuré- •ment, même en poésie, avoir plus de prix que la Haille. . . .volée.
Une autre fable. M". Fréchette !