‹ Le lauréat; critique des œuvres de Louis FréchetteChapitre 52 sur 83 · ans n'avaient yw//// jik courber sun Iront snpcrl»e · texte numérisé non relu

ans n'avaient yw//// jik courber sun Iront snpcrl»e

Très harmonieux, ce point pa-Vu.

A .U"ic- AlJiAM:

Qut-i»ec", c'est lo foyor, 1 atrc jamais (îtcint, OCi il"i patriotisnu' ardent couve la Hanime, Et son rocher géant, qn'on voit dans le lointain, C'est le mût <Ui navire oCi Hotte l'oritlaninn'.

M. Fréchette a dû éprouver une grande satisfaction, ([uand, servi par l'imagination et le jugement qu'on lui sait, il a pu faire concorder si bien les deux figures de rhétorique de la strophe qu'on vient de lire, surtout (piand il a réussi ;\ faire du rocher géant où est assise la vieille capitale le mat d'un navire !

Quelle comparaison juste atissi !

Comme le promontoire de Québec ressemble bien à un mat I

Le soûl petit défaut (pie je trouve à ce mât-là, c'est qu'il est un peu trop trapu, qu'il n'a pas assez de sveltesse et d'acuité, par exemple.

Quant à Vorijiamme^ étendard que les anciens rois de FrancefaisaientpDi-ter devant eux sur les champs de bataille et dont M. Fréchette s'est servi comme

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d'un pavillon pour son mat, elle est bien à sa place, puisque le lauréat voulait absolument nue désinence qui rimât richement D.yvc fia mme.

L'Anu'riquo ! c'est In | soupape dos Titans.

Comprends pas.

Vous ?

M. Frécliette a probablement voulu encore imiter Victor Hugo, dont quelques vers sont incompréhensibles à force d'être éthérés ou vaporeux.

Si telle a été son intention, le lauréat peut se vanter d'avoir, avec sa soupape, égalé presque son maître, attendu qu'il n'y a pas un homme au monde qui puisse expliquer comment l'Amérique est une soupape, surtout la soupape d'une nioe qui n'a existé que dans l'imagination des peuples de l'antiquité.

SPKSri/n.HA :

A ce sujet voiei ce que nous racontait

Notre vieux prol'cissfur »le droit romain, ("ctait

l'n modeste savant

De la prose, M. Frécliette, de la prose, et encore pas de la meilleure. . . .

./ h: A x iiA ï'TiSTi-: j> /•; /. . i sa l l /•; .•

.!»• vois une alli;4ic on suutan»' viHiu>.

D'abord, on ne dit pas vêtu e.t) sotitane, mais bien vêtu d'une soutane.

])i: sics i'K()Pi:j:s aii.ks 1-30

Ensuite, qu'ost-eo qu'iino etiigio, sinon la ressemblance de quelqu'un ?

Et comment la ressemblance de quelqu'un peut- «lle être vOtue ou déshabillée ?

Le lauréat a sans doute voulu dire <|ue le personluige dont l'efligie frappa sou regard portait, de son vivant, l'habit religieux, et la faute de langue qui se trouve à l'hémistiche de sou vers s'explique par le fait <pie les exigences de l'élision lui ont forcé la main.

LA Di.nMEin-: luoqroisi-: :

L'oi-;('iiu de nuit, <iuittiint sa pose ttuitui-iw. S'i'uvole en tounioyiint, et sa clameur iiocttirm' Va réveiller des hois l'écho retentisxaut. Tctiit est ciilme; et pourtant, dans Ii* cmuliant roiignître, Sinistre ])récursiiir, un nuage //ma/re Kteud sf>n voile vienaaiDl.

Comme ou l'a vu au commencement de cet article, Charles Euster reproche à M. Fréchette d'avoir abusé des épithètos dans sa pièce V Amérique.

Mais (ju'est-ce ce que le poîite parisien dirait s'il voyait cette dernière strophe, où il y a six adjectifs à la rime ?

Encore une fois, tous les vers que je viens d'exhiber sont de M. Fréchette, et ils prouvent que, lorsqu'on rencontre quelquesjolies choses dans son (cuvre, elles ne lui appartiennent pas.

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