‹ Le lauréat; critique des œuvres de Louis FréchetteChapitre 53 sur 83 · LAISSE A LUI MEME · texte numérisé non relu

LAISSE A LUI MEME

Comme les joyaux que j'ai à détacher aujourd'hui des pendeloques littéraires de M. Fréchette sont très nombreux, j'entre brusquement en matière, et je commence mes citations en désenfllant les premières perles qui me tombent sous la main :

A .V. ALFRED HAnNEAV:

Et si parfois, litMas ! au lostin tic la vie,

Tii coiipo s'empliisoit de iiel, l'ii ange sera là, mystérieux génie,

Pour y verser encor du miel.

Ces vers, qui oiit été écrits à l'occasion du mariage d'un ami, expriment un souhait bien sincère, je n'en doute point.

Seulement, je ne comprends pas comment l'ange du foyer pourrait trouver de la place pour verser encore du miel dans la coupe du lestin de la vie, quand elle est déjà pleine de iiel.

102 I.E LAIRÉAT

Et ce que je ne comprends pas davantage, c'est que quelques gouttes de miel rendraient agréable à boire le contenu d'un vase rempli d'amertume.

Page 1