I.IXCHI.SÏK
Mais c'est lorsijiril so rcncontniit avec les onfaiits de V(vo]v,fe)) (il donné nno Ulvr plr.s lutut. etc.,
A part les fautes de tVaiirais, les i'('|)(''titioiis fastidieuses et les iieelles ({ui tant bien que mal tiennent debout la charpente de ('Ikkiuc ni(»n()i»;rapliie dont foi parlé plus haut, il y a dans < )iltjnt<iax et Détraqués des incohérences qui prêtent l)eauc(»uj) jtlus à rire que les calendtours de Chouiuard et les sacres de Levesquc.
fl y eu a une surtout (pic je tiens à vous faire voir.
11 s'iigit d'une scaui'e littéraire que (Jrosperriu avait donnée dans un local tçrand comme la main, et oïl il se ]»assa, selon M. Fréchette, une scène qui relègue à l'arrière-plan tout ce que les dramaturges passés ont pu inventer de jtlus imprévu et de plus incroA'able eomnie eou[i de tlit'Mtre.
Juge/.-cn :
Les iuitros accessoins étaient réduits à leur ]jIus simple «■xpression, mais i>n n-vanche l'eslra<U> était éclairée par une cliandclle de suif lieliée dans un yailot de l)i»utci!le.
Kt trente lignes plus loin :
.le n'ai jamais été témoin d'un hourvari ])arcil. Tout à coup : Crue ! <)l>seurité coniidète. Un loustic, t|ui eonnaissait les éti-es, avait eu lid.'e d'iilUr tourner la clef du luincij.a! conduit à ya:'..
Et la chandelle, nionsii'ur Fréchette, la chandelle, .l'ai donc fait voir assez de solécismes et assez de
2()^ I.i: T.AUaKAT
contresens dans les lettres à M. Routhier et dans Originaux et Détraqués, ponr établir que M. Fréchette ne sait pas du tout le français, et qu'il est suprêmement ridicule pour lui de vouloir l'enseigner.
Et que serait-ce. si je me donnais la peine de fouiller dans les liasses de la Patrie^ où le lauréat écrit régulièrement, chaque semaine, depuis une quinzaine d'années !
Je ne puis cependant résister à l'envie de relever quelques-unes des fautes de français qu'il a éparpillées dans les derniers numéros du samedi de la feuille de M. Beaugrand.
Je prends au hasard dans le tas :
NOTES SUK CHICAGO
l^e 7 <lc sept«^nil>ro 18SG, si jo ne mo trompo. le linieK ou le Herald de Cliicago — je ne sais plus le([Uol desdoux journaux — publiait un numéro tfensé imprimé plus tard.
A première vue, je crus qu'il y avait dans le mot que je viens de souligner une faute d'impression, mais la répétition du même mot écrit de la même façon quinze lignes plus loin me prouva que M. Fréchette, qui est censé être un linguiste, ne sait pas même l'orthographe, connue l'indicpic ce (pii suit :
...l'édifie»' niT'iue dû l'extr uirdiiKiii'e joiirnn! rtait xeustpuMié, etc.
l'aiiN'i'c monsieur I^'n'ciiette I
i.iN'crisTK 2G'.">
L'OrÉKA frax(;ais
(.'('lu iHiit l'aire criailler les imbéciles, agacer un peu ceux (linit le patriotisme est trop dclicut i^our être robuste, etc.
C'est tout simplement coTiiiac si je disais ù M. de La Palisse-Fréchette :
— Vous êtes, vous, trop grossier et trop épais pour être <l('licat.
(;nLL\u>rE hartiik
— son ari.stocratit|ue tlemeure do la rue d'Auteuil, A t^iiébec, me vit souvent IVanchir son seuil U'ii jJovhcs pleine» de atroplten.
Encore un peu, et M. Fréchette nous disait qu'il entrait chez M. Bartlie les poches pleines d'idées, pleines de métaphores, de litotes, d'hyperholes, de proso]iopéos, de métonymies, d'antonomases, d'antonyniies, d'elipses, de })léonasmes, d'allégories, de synecdoques, deprolepses, do réticences, d'antithèses, de périphrases, d'hypotyposes, de cataehrèses, de tout le tremblement d'mi futur lauréat.
l.KTTRE A MONSEKJXEIÎR FABBE :
Et je pris le parli de ne m'adrosser ([u'à vous, sinon pour obtenir inic réparation, du moins pour demander votre protection pour l'avenir, tl iim l'intérCt «V la HeiuUnlitc bien léjj;itimeel l)ien naturelle des miens.
La locution souligné.^ semble d'abord un anglicisme : in the interest of the senstbility^ et?.
Ce n'est cependant pas un anglicisme.
•270 LE I-ArRÉAT
Or, coiumo ce ivost assurénieut pus, non plus, une expression française, c'est donc un fréchettisnie."
MÊMK LETTIÎE
Sous lo coup truno lies plus graves accusations qui puissent peser non seulement sui- la tète d'un prêtre, mais stif la tcte (Vitii homme.
Comme si un prètro n'était pas un homme.
M. Frccliette a voulu dire : " non seulement sur la tetc d'un prêtre, mais sur la tête d'un laïque ", ou bien : " sur la tête de n'importe quel homme '".
DElXrK.MK LET'rKE Al' P. LAÇASSE
Xaturelienient aussi, je n.ie suis adressé pour ecla à ceux <|ui sont sciis/'S v<»u>i connaître le mieux.
Mais sachez donc une bonne ibis, monsieur Fréchette, que ecnsc est uri mot et que «ensé on est un autre.
Et dire (pie le lutiréaf va continuer à donner des leçons de t'r:in<;ais dans la Patrie!
Quand je vois une aussi sotte vanité, je suis tenté d'aïqiliquer au maitre d'école de la rue Sherbrooke cette phrase plus j»ittoresque que parlementaire, dont Gambetta coitl'a ([uelquc Fréehette de son temps :
— C'est un dindtui avec une plume de paon .... (|U('li|Me part.