‹ Le lauréat: critique des œuvres de m. Louis FréchetteChapitre 24 sur 58 · VIE ÉTER>'ELLE · texte numérisé non relu

VIE ÉTER>'ELLE

Fragment du Pohne du siècle.

Mort et désert, à quoi pourrait servir un monde ?

Dans l'espace il n'est point de planète inféconde ;

iiu'un astre soit brillant, éteint ou rallumé,

Le germe de la vie est en lui renfermé ;

Le rapide soleil, l'étoile la plus lente,

Tout ce qui trace au ciel sa courbe étincelante,

Eternellement vit, meurt, revit tour à tour,

Et, s'il n'est pas peuplé, le sera quelque jour.

Oui, la vie est partout : c'est une loi suprême.

Regarde : trouve un coin de la terre elle-même

Où ne pullulent pas des flots d'êtres vivants!

Tout n'est-il pas fécond, les bois, les mers, 1rs vents?

Sous l'herbe et dans le sol, sur l'arbre et sous la feuille,

Dans la fleur qui s'entr'ouvre ou le fruit que l'on cueille

Cîrouille la vie, au fond des eaux, en Ijaut des airs

Et maintenant veux-tu que des astres déserts, Lorsque de se peupler tous les ci eux sont avides. Roulent dans l'infini comme des berceaux vides î

Mar:' de Boxnefoy.

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