‹ Le lauréat: critique des œuvres de m. Louis FréchetteChapitre 25 sur 58 · LA VIE UNIVERSELLE · texte numérisé non relu

LA VIE UNIVERSELLE

A. M. Guibée. après l'audition de sa conférjucc* " L'astronome populaire."

Mort et désert, à quoi pourrait servir un monde î Dans l'espace il n'est point de planète inféconde ; Qu'un astre soit brillant, éteint ou rallumé. Le germe de la vie est en lui renfermé ; Le rapide soleil, l'étoile la plus lente.

Tout ce qui trace au ciel sa courbe étincelante. Eternellement vit, meurt, revit tour à tour, Et, s'il n'est pas peuplé, le sera quelque jour. Oui, la vie est partout ; c'est une loi suprême, Regarde : trouve un coin de la terre elle-même

OÙ ne pullulent pas dos flots d'êtres vivants î Tout n' est-il pas fécond, h s bois, les mers, les vents ? Sous l'herbe et dans le sol, sur l'arbre et sous la feuille, Dans la fleur qui s'entr'ouvre ou le fruit que Pon cueille- Grouille la vie, au fond des eaux et dans les airs, Et maintenant veux-tu (lue dos astres déserts. Lorsque de se peupler tous les cieux sont avides, Roulent dans l'infini comme des berceaux vides ?

H. ROULLAUD.

" Mais, poussant le cynisme à sa limite extrême, îl " (H. EouUaud) va jusqu'à dédier cette pièce à. " M. Guibée.

" C'est le comble, l'arcliî-comble, le très arehî- " comble."

Et le directeur du 3Ionde Illustré ajoutait en parlant de la dénonciation du Dr C, qui flagellait de la sorte le plagiaire RouUaud : ,

" Maie, quelqu'un qui va bien s'amuser, en cons- " tatant votre attitude d'aujourd'hui, c'est mon " confrère et ami distingué de Paris M. Charles " Fuster, rédacteur en chef du Semeur^ qui nous " révéla en termes indignés cet attentat anti-litté- " raire contre la propriété de son collaborateur."

Et c'est ce même Roullaud, ce plagiaire aussi gauche qu'éhonté, qui vient dire au public, de la part de M. Fréchette, que le lauréat m'a donné, un jour, mon pain en me faisant entrer à la Patrie comme traducteur et chroniqueur ; c'est ce même-

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