‹ Le lauréatChapitre 10 sur 101 · LE DÉDAIN D'UN PLAGIAIRE · texte numérisé non relu

LE DÉDAIN D'UN PLAGIAIRE

C'est plus fort que moi, je ne puis résister à la démangeaison de souligner davantage Y orchestre, qui rappelle le théâtre, la danse qui remplace la valse, et surtout la joie et la danse qui vont s'amuser jusques au matin.

La danse et la joie qui s'amusent !

Ça, c'est grand comme le chêne Fréchctte, avec ou sans compagnons de saint Antoine à ses pieds l

Je profite de cet arrêt, puisque je n'ai pas eu la force de l'éviter, pour vous apprendre, mes amis, qu'après avoir contemplé la médaille du Bonhomme Hiver, vous allez en voir tout de suite le revers, et cela, ma parole îsans plus d'interruption :

CHAPMAN

L'immensité des cieux est nuageuse et blanche ; De fauves tourbillons les monts sont couronnés ; Le vallon aux abois râle sous l'avalanche, Et les vents boréaux sont partout déchaînes.

FRECHETTE

Il fait froid. Regardez, sous le ciel lourd et morne, S'envelopper de blanc les horizons sans borne. Sur le liane désolé des grands monts orageux Voyez plier an loin ees pins au front neigeux Fatiguant sous L'effort glacé des vents polaires.

Et partout où l'hiver roule ses tourbillons, etc.

L'immensité blanche, le blanc des horizons, les monts, les vents boréaux, les vents polaires, les tourbillons. ...

Mais j'ai promis. . . .

Tout couvert de glaçons énormes, acharnés. Le Sentie délirant avec fracas s'épanche.

FBECHETTE

Le fleuve gigantesque n de sourdes colères ;

Il gronde dans la nuit sauvage, et par moments

Tourmente la banquise avec des craquements, etc.

Tonnerre de Brest I Vous n'y allez pas par quatre chemins, vous, M. Fléchette.

Le fleuve gigantesque supplante les fleuves gigantesques démon second quatrain, la banquise culbute mes glaçons énormes. . . .

Encore un peu, et j'étais déshabillé— pardonnezmoi ce rapprochement— comme François Coppée dans votre Vive la France!

Un brigandage en règle, quoi î

Et nous ne sommes pourtant pas au plus creux, comme vous allez voir :

CHAPMAN

Les arbres du chemin, que la rafale penche, Tendent vers les passants leurs longs bras décharnés.

FRECHETTE

Au fond du bois qui tendsea longs bras dépouillés, etc.

CHAPMAN

La souffrance est venue avec les froids d'hiver; Le pauvre, sous son toit â tous 1rs vents ouvert, Se lamente, et sa voix a des accents étranges.

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