‹ Le lauréatChapitre 48 sur 101 · LA DERNIERE IROQUOISE · texte numérisé non relu

LA DERNIERE IROQUOISE

L'oiseau de nuit, quittant sa pose taciturne, S'envole en tournoyant, et sa clameur nocturne Va réveiller des bois l'écho retentissant. Tout est calme; et pourtant, dans le couchant rougedtre, Sinistre précurseur, un nuage grisâtre Etend son voile menaçant.

Comme on l'a vu au commencement de cet article, Charles Fuster reproche à M. Fréchette d'avoir abusé des épithètes dans sa pièce Y Amérique,

Mais qu'est-ce ce que le poète parisien dirait s'il voyait cette dernière strophe, où il y a six adjectifs à la rime ?

Encore une fois, tous les vers que je viens d'exhiber sont de M. Fréchette, et ils prouvent que, lorsqu'on rencontre quelques jolies choses dans son œuvre, elles ne lui appartiennent pas.

Comme les joyaux que j'ai à détacher aujourd'hui

des pendeloques littéraires de M. Fréclictte sont très nombreux, j'entre brusquement en matière, et je commence mes citations en désennlant les premières perles qui me tombent sous la main :

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