‹ Le Laurentin, maison de campagne de Pline le jeune, restituée d'après la description de PlineChapitre 7 sur 22 · CUBICULUM · texte numérisé non relu

CUBICULUM

■ A giQche de cette lalle ■ manger , et nn pea moiai avancée tnr la .• met, e«t uoe grande chambre à coocher de laquelle on entre

■ danf nue pjni petite, qui « deux haltre» ourertet , rnne.& l'orient,

• l'autre à l'occident. De ce dernier calé on jouit auMt de l'aspect > de la mer , que l'on voit de plnt loiii , mais avec plui de calme.

• L'angle forme par la faillie de la laHe à manger et de cette pièce

■ lemble fait pour ranembler, pour arrêter tous le* rayoniduioleil.

• Cett le refuge de mei geni pendant l'hiver , et dont ils font leur

• gymnaie. Là jamai» le vent ne m fait leutir, excepte lorsqu'il

• charge le ciel de nuage* orageux ; mais poiu- cbaMer mei domei-

ta LE LAURENTIN

' tiqoM da cet a^I* , il faot d'abord qn'il ait (nalW U iMBiU du

' ODS traTersflmes ensuite uoe chambre à I coucher (i), et ensuite une autre pièce i moÏDs grande. La chambre à couchn- 1^ est T0Ûtée(3}, et le lit est placé dans une alcôve peu enfoncée (3). Cette pièce est revêtue de marbre jusqu'à hauteur d'appui; et, ce qui ne le cède pas au marbre en beauté , c'est une peinture qui représente un feuillage épais, et des (Hseauz perchés sur les branches des arbres (4)-

(1) Les chambres à coucher étaient appelées cubicula dormitoria; on ne s'en sei'vait que pour le sommeil de la nuit. Celles ou l'on se reposait pendant le jour, il la sortie do bain, se nommaient cubicula diuma ( Pline,' £p. I, 3 ). Mais on ne sait pac précisément si ce mot de cubicula n'était pas un nom générique, signifiant ce que nous appelons en français une pièce.

Les chambres à coucher que l'on voit à Pompéi sont généralement fort petites ; on ne peut s'en étonner , lorsqu'on remonte aux usages des anciens Romains , dont toute la vie était ezté-

(2) Vairon, VII, 179.

(3) Les lits étaient souvent placés dans des niches peu renfuncéfs nommées zotheca ( Pline , £^-, liv. II, 17 .

(4) Pline, Ép. \ib.\, 6.)

— Cette pièce , me dit Pline , est ma chambre à coucher d'hiver ; elle est située de manière à concentrer les rayons du soleil ; et , de plus , elle est chauffée par des bouches de chaleur (i). Outre cette chambre , j'en ai un grand nombre d autres ; et si vous vous en étonniez , je pourrais vous répondre comme autrefois LucuUus à Pompée : Je n'ai pas moins de sens que les cigognes et les grues , je change de demeure selon les saisons (2).

n est vrai que , d'un autre côté , l'exemple de l'empereur Auguste devrait nous faire rougir. Au milieu du luxe f qui à cette époque envahit Rome et écrasa la liberté , il fut pour lui-même de la plus grande modestie. Il logea d'abord au Forum romain , au-dessus des d^prés annulaires , dans une maison qui avait appartenu à l'orateur Calvus ; il occupa ensuite la maison d'Horténsius , sur le mont Palatin. Cette demeure n'était ni grande ni richement décorée ; les portiques» simplement construits en pierre d'Albe ( c'est tiotre peperin ; , n'avaient aucune étendue; et , pendant plus de quarante ans qu'il l'habita, il coucha toujours dans la même chambre. — Au reste , ce n'est pas la seule preuve que nous ayons de la simpU-

(1) Ces chambres que l'on habitait l*hiver sont nommées par les anciens heliocaminus , ou poêle solaire ( Pline, Ep, II, 17 ).

(2) Plutarcjue, Lucull.

It4 LE LAURENTIN

cité de son intérieur. Nous pouvons en juger de plus par les lits et les tables qui subsistent encore, et qu'un simple particulier r^arderait aujourd'hui conune à peine digne de lui (i).

Cet appartement, qui est , comme vous le voyez , continua Pline , éclairé des deux côtés par ces fenêtres, n'est séparé de la mer que par la largeur de cette terrasse ; de sorte que le mur de face de ces deux chambres f<Hine , avec le mur de la salle à manger, un angle qui arrête et rassemble les rayons de soleil (2). J'ai fait sabler et planter d'arbres le sol de cette terrasse (3). Elle est trèsutile à mes gens , qui s'en servent comme d'une espèce de gymnase, où ils font assaut de force et d'agilité. Le

(1) Suétone, in Augusl., Uv. LXXIl, LXXIII, LXXIY.

(2) On lit dans le texte : a ffujus cubiculi et tnclinii illius objecta includitur angulus qui punssimum soient continet et accendit. » Il semblerait d*après ces paroles que la seconde chambi<e seulement formait angle avec la salle à manger ; mais comme il est dit auparavant qu'à gauche de la salle à manger se trouvait une chambre moins avancée sur la mer, et que de là on entrait dans une auU^ pièce plus petjj^ , il est bien évident que c'était le mur de face de ces deux chambres à la suite qui formait avec le mur de la salle à manger l'angle qui rassemblait et arrêtait les rayons du soleil. On doit donc entendre cette phrase comme si le texte portait : horuni cubiculonim.

(3) Cicéron , Att. I, 8.

pugilat, le saut, la lutte, le jeu du disque et du palet, sont leurs exercices ordinaires, ce qui entretient leur sacm. En hiver, lorsque la place n'est pas tenable, ils s'exercent sous le péristyle (i).

(1) Cicéron, Au. I, 8.

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