‹ Le laurierChapitre 4 sur 11 · BARBEROUSSE IO · texte numérisé non relu

BARBEROUSSE IO

Il se résigne ; rien du siècle ne le touche,

Quand soudain, dans la nuit et la lune, au dehors,

Sur le seuil violé de son antre farouche

Voici que le rêveur voit une ombre sans corps

Et qu'il s'entend nommer par une voix sans bouche

« — Père ! réveille-toi ! Ton peuple est en danger ! » L'Europe contre lui se ligue toute entière ! » Père ! viens nous aider à mater l'étranger, » Ou bien nous régnerons sur un grand cimetière » Où tes fils n'auront plus que des os à ronger I »

Barberousse, à ces mots, d'un seul coup de rapière Tranche sa barbe immense aux poils fauves et blancs Qui fait dix le tour de son fauteuil de pierre, Et tout à coup debout, les yeux étincelants. Avec un large cri bondit vers la lumière.

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