Presse médicale, 23 juin 1897, p
4. Kii'stein, Kochsalz transfusion mit antipyretischer Wirkung, Zeitsclirift fUr klin. Medicin., Bd XYIII, p. 218.
phénomènes généraux sont amendés. » Les jours suivants, Tétat s'aggrave de nouveau, mais les hémorragies intestinales n'ayant pas reparu, on put reprendre les bains froids. Guérison.
C'est surtout, en effet, lorsqu'une circonstance quelconque vient entraver l'administration des bains froids que les injections d'eau salée paraissent appelées à jouer un rôle utile. Dans un fait analogue, où, chez un typhique du service de M. Fernet, nous avions dû suturer une perforation intestinale, nous avons constaté, avec M. L. Damany, que chaque injection de solution saline (1 litre, par voie intra-veineuse) était suivie d'un abaissement thermique, qui ne dépassait pas un demi-degré, d'ailleurs, et qui ne durait que deux ou trois heures.
Il ne faut donc pas trop compter sur ce rôle antipyrétique, mais la méthode n'en est pas moins utile, semble-t-il, comme adjuvant, et par la diurèse qu'elle active et entretient.
Typhus exanthématique. — En août 4896, Sapelier a eu recours aux injections intra-veineuses du sérum artificiel dont nous avons donné plus haut la formule, chez douze malades de l'hôpital de Nanterre, atteints de typhus exanthématique : six guérirent. La quantité injectée variait de 300 à 600 grammes. On a constaté aussi rabaissement de la température ; abaissement rapide et qui dure de douze à quatorze heures, la diurèse abondante, la disparition de l'albuminurie.
Angine infectieuse. — Pierre Delbet a obtenu la disparition rapide des accidents dans une angine infectieuse grave : la température était à 41o, le pouls à 140, lorsqu'on injecta dans les veines 1500 grammes de solution saline; un quart d'heure après, le malade eut un frisson; en un quart d'heure la température s'abaissa de l'*,3, le pouls se ralentit. La dyspnée diminua. La guérison fut rapide.
Pneumonie. — La crise dont nous venons de voir un exemple s'est reproduite dans les cas de pneumonie traités par le lavage du sang, et dont Barré, Bassi*, Bosc ont rapporté des faits intéressants. Bassi, sur six cas, n'aurait eu qu'une mort. Barré et Bosc ont utilisé la saignée-transfusion^ et, de fait, en pareil cas, l'injection intra-veineuse pure et simple ne serait pas sans susciter quelque inquiétude : nous allons dire dans un instant que l'œdème pulmonaire est, en certaines conditions, un accident possible des injections massives. Sous ce rapport, la voie sous-cutanée est, ici encore, préférable. La malade de Bosc, femme de soixante-cinq ans, atteinte d'une pneumonie double, finit par succomber, mais les injections salines produisirent des améliorations successives, qui retardèrent de cinq jours la terminaison fatale : lors de la première injection, la malade était moribonde, on fît une saignée de 200 grammes et en même temps une injection souscutanée de 600 grammes; la respiration devient plus aisée, l'étal général s'améliore, phi*,, deux heures après, se produit une réaction thermique intense, la température monte à 40o,8, et, après cet orage de quelques heures, retombe à la normale; une deuxième injection de 600 grammes,