ÉTUDE CLINIQUE
puis une troisième sont faites : après cette dernière, la réaction thermique ne se produit pluSy et la mort ne larde pas.
Endocardite infectieuse. — M. Dalché * a publié une fort intéressante observation d'endocardite infectieuse qu'il parvint à guérir, grâce à cinq injections intra-veineuses de 1 litre, en cinq jours consécutifs. Dans un autre cas, le mauvais état du cœur ne sembla pas se prêter à l'application du lavage : le malade mourut. Nous verrons bientôt que ces lésions du myocarde sont, de fait, une des principales contre-indications, mais la voie sous-eulanée est toujours utilisable, sous la réserve de n'employer que des doses moyennes.
Fièvres éruptives graves. — Roger s'est servi utilement des injections sous-cutanées de solution saline dans les fièvres éruptives graves ou compliquées (pneumonie; urémie). La thèse de Lochelongue contient une série de faits de ce genre.
Enfin le lavage du sang a encore été tenté dans le rhumatisme cérébral, dans l'ictère grave et dans une série d'autres affections, où, comme nous le disions plus haut, son emploi n'a eu souvent que le sens et la valeur d'une tentative in extremis.
C'est là justement ce qui rend si difficile l'appréciation exacte de ces faits souvent disparates.
Toujours est-il que la transfusion séreuse est suivie d'un ensemble de phénomènes, qu'on peut tenir pour à peu près constants, et qui sont de nature à fournir des indications, sinon des données précises, sur son mode d'action.
Nous avons vu que le relèvement de la tension sanguine et du pouls suivaient de très près, dans l'immense majorité des cas et quelle que soit la cause de l'hypotension, l'injection sous-cutanée ou intra-veineuse. La diurèse est aussi l'une des principales manifestations observées : elle survient à une date variable, après la transfusion faite, suivant l'abondance du liquide injecté et la voie qu'on a choisie, et aussi, faut-il ajouter, suivant l'état du rein, condition d'importance majeure, on ne saurait trop le répéter. A la diurèse se surajoutent les éliminations par l'intestin, la sueur, la salive, la surface pulmonaire : émoncloires complémentaires ou de suppléance.
Le frisson ne manque presque jamais : il survient de cinq minutes à trois quarts d'heure après l'injection; il est souvent très violent, et s'accompagne de tous les autres symptômes qui signalent l'entrée en scène de l'accès.
MM. Debove et Brûhl * ont noté Yélévation thermique après Tinjection de divers sérums : « Souvent la fièvre se produisait sans aucun phénomène général. Le maximum de la fièvre se montre de six à dix heures après l'injection : 10 fois, la fièvre a dépassé 1°,ô; 31 fois, !<>; 45 fois, 0°,5, enfin deux fois, il n'y a pas eu d'élévation thermique appréciable. » MM. Hutinel, chez les enfants tuberculeux, Barbier et Deroyer, dans les recherches que
1. Dalché, Lavage du sang dans une infection streptococcique (endocardite infec» lieuse? ^uérison, Gaz. des hôp., 21 janvier 1897.