‹ Le Lavage du sangChapitre 21 sur 37 · ACCIDENTS ET CONTRE-INDICATIONS · texte numérisé non relu

ACCIDENTS ET CONTRE-INDICATIONS

Ces faits suffiraient à montrer quelle est la puissance réelle delà méthode. Il faut encore en conclure qu'elle ne saurait être employée sans une certaine prudence, surtout chez les sujets profondément infectés.

Or, les accidents qui ont pu être comptés à son passif, sont de deux ordres : ils sont locaux et généraux.

Les accidents locaux relèvent tous d'une pathogénie unique : le défaut d'asepsie des instruments ou du liquide. On a observé de temps en temps de petits abcès, quelquefois des thromboses et des phlébites localisées : on ne trouve pas signalés d'accidents réellement graves, môme dans les observations déjà fort anciennes du lavage du sang appliqué au choléra. — Il faut le dire : avec des précautions faciles à prendre, la crainte de la phlébite, qu'on cherche à réveiller parfois comme un épouvantait, ne correspond guère à la réalité des faits observés. Quant aux injections sous-cutanées, les petites complications qu'elles peuvent entraîner sont toujours de nature bénigne.

C'est aussi à peu près exclusivement après les injections in Ira- veineuses qu'on a observé les accidents généraux, que nous allons signaler. Ils tiennent, soit à l'état des reins et du cœur, soit à la nature du liquide d'injection.

Nous avons vu déjà combien Vhémoglobinurie était exceptionnelle avec les solutions salines; il en est de môme de V albuminurie.

Leichtenstern a noté la glycosurie temporaire, après une injection intraveineuse de oOO grammes; elle avait déjà été constatée expérimentalement par C. Bosc et P. A. Hoffmann, chez des lapins, auxquels on avait injecté une abondante quantité d'eau salée dans le bout périphérique de la carotide ou de la fémorale, et aussi par Kûntzel, à la suite de l'injection de solutions salines diverses, et môme de gomme arabique. Cet accident, éphéBaère et exceptionnel, n'est guère sérieux.

Page 1