‹ Le LémanChapitre 14 sur 88 · CARTES · texte numérisé non relu

CARTES

précision en tirait des notions très satisfaisantes. Toutes mes premières études se sont fondées sur la carte de la Bêche, et je n’ai pas, de son fait, commis de trop grosses erreurs.

Ce sont les sondes de la Bêche qui sont inscrites dans la carte vaudoise au 1 : 50 000®.

3® En juillet 1846, le prof. Ch. Martins de Montpellier (') essaya dans le lac Léman son appareil de sondage, et trouva les profondeui’s suivantes :

à 4'="' au large de Lutry 304™ de profondeur, à 60™ au devant de Chillon 64™ »

à 400™ W.-S.-W. de Chillon 78™ »

4" La carte du Petit-lac, ou lac de Genève, a été établie de 1872 à

1876 par le major Ed. Pictet-Mallet de Genève, au moyen d’un très riche réseau de sondages exacts. Cette belle carte, très détaillée, ne comprend que la partie du lac qui s’étend de la ligne Coppet-Hermance jusqu’à la sortie du Rhône à Genève; elle a été publiée en

1877 au 1 : 12500® avec courbes isohypses, équidistantes de 5™. Un texte explicatif a été donné en 1875 dans les Archives. (-)

5“ La carte hydrographique de l’atlas Siegfried, au 1 : 25000®. Elle a été levée par divers ingénieurs et à diverses reprises (fig. 8).

a En 1873, M. Ph. Gosset, du bureau topographique fédéral, dirigé alors par le col, Siegfried, a levé les feuilles 438 bis, 438 ter, 440 et 440 bis, soit la partie du lac de St-Saphorin à St-Sulpice et de St-Gingolph à Evian. Il a donné pour cela 1450 coups de sonde, avec la

(') Ch. Martins. Description d'un appareil de sondages. Arcii. de Genève, août

(^) Ed. Pictet. Note s\ir la carte du lac de Genève. Arcli. de Genève LU, 15, 1875.

HYDROGRAPHIE

sonde de soie appartenant à l’Etat de Zurich. Ces 4 feuilles ont été publiées en première édition en 1874, avec courbes isohypses équidistantes de 10 mètres.

Une révision de cette partie jusqu’à la frontière suisse a été faite en 1886 sous la direction du col. J.-.l. Lochmann, par M. J. Hôrnlimann, ingénieur du même bureau il a reconnu d’assez graves ei'reurs du lever primitif; (i) celles-ci doivent être attribuées essentiellement à l’emploi par M. Gosset d’une sonde très élastique en 111 de soie, tandis que M. Hôrnlimann a employé un 111 d’acier dont le coefficient d’élasticité a été déterminé avec le plus grand soin.

h Les feuilles du Haut-lac, à l’est de St-Saphorin et St-Gingolph, soit les feuilles 456, 464, 465, 437 ht s et 467 de l’atlas, ont été levées dans l’été de 4885 par M. J. Hôrnlimann.

c Les feuilles 436, 436 bk, Aol, 466, soit de St-Sulpice à Rolle, ont été levées par le môme ingénieur en automne 4888.

d Les feuilles 443, 445, 446, soit de Rolle à Goppet, ont été levées par M. Hôrnlimann au printemps de 4889.

e En mai 1889 il a fait de môme la révision des feuilles 446 à 454, déjà levées en 4874 par le major E. Pictet.

f Enfin les feuilles 446 bis, 436 Ier, 437 bk et 1er, 438 ter, 440 bk, soit toutes les eaux françaises depuis St-Gingolph à Hermance, ont été levées en 1887 et 4888 sous la direction de M. Delebecque, ingénieur des ponts et chaussées de l’arrondissement de Thonon, par MM. Faletti, Gai'cin et Magnin, agents des ponts et chaussées.

Le nombre des coups de sonde donnés pour l’établissement de cette

carte a été :

Par M. Ph. Gosset 4450

» Hôrnlimann 6167

» Delebecque et ses agents . 4338

Ensemble 14955

soit en moyenne 20 sondages par kilomètre carré.

Ces levers forment la base de la carte hydrographique du lac Léman, qui a été dessinée en une feuille à l’échelle originale. J’ai eu

(9 C’est ainsi que la profondeur ma.ximale trouvée en 18T.S par 3.8i“ s’est trouvée trop forte de plus de 24", elle n'est en ivalité que 300.7“ ; c’est ainsi que les deux entonnoirs de 9 et de 19“ au-dessous de la plaine centrale qui étaient figurés dans la première édition des feuilles 438 iis et 438 ter. (Cf. /'.-.l. Foret. Carte hydrogr. ■du lac Léman. Arcli. Genève LII, 9, 1875) ont disparu dans la carte revisée.

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