‹ Le LémanChapitre 4 sur 88 · APPAREILS · texte numérisé non relu

APPAREILS

marques de couleur à l’huile qui atteignent tous les tours de la corde, en rouge par exemple sur l’un des piquets désignant les dizaines de mètres, en noir sur l’autre piquet signalant les demi-dizaines intermédiaires. Pour distinguer les différentes dizaines, j’y ajoute des nœuds de laine colorée ; la première dizaine à partir de 0, de 50, de 100, de 150 mètres, etc., est marquée par un nœud à côté de la tache rouge, la seconde dizaine par 2 nœuds, la troisième par 3 et ainsi de suite. Je distingue les séries de dizaines par la couleur différente des nœuds de laine, le noir étant réservé à la première moitié delà centaine, de 0 à 40, de 100 à 140, et le bleu à la seconde moitié, de 50 à 90, de 150 à 190, etc. Je n’ai pas à craindre de confusion d’une centaine à l’autre. Mon tableau de numérotation est donc :

Laine noire.

Laine bleue.

Laine noire.

Laine bleue.

Tache

rouge

sans nœud,

un nœud.

deux nœuds, .

trois nœuds,

quatre nœuds.

et ainsi de suite.

Quant au bout terminal de la sonde, de 0 à 20“, j’y fais des marques de mètre en mètre avec des taches de couleur à l’huile ou des nœuds de laine. Cela a l’avantage de m’avertir, lorsque je relève la sonde, du

AVANT-PROPOS

moment où j’approche de l’extrémité de la ligne et où je dois enrouler la corde avec précaution.

Pour le treuil, chacun peut le construire à sa fantaisie. Celui que j’ai adopté comme étant le plus léger, le plus mobile, le plus portatif, consiste en un cadre de bois et une bobine de fer (fig. 4). Le cadre est composé de deux planches verticales réunies par des barres horizontales qui en assurent la solidité.

Au sommet mousse du triangle formé par ces planches verticales sont des tourillons, fermés par des clavettes, qui portent l’axe horizontal de la bobine. Celle-ci a pour supports latéraux des feuilles de tôle verticales réunies par des barres horizontales formant un cylindre à claire-voie. Une cloison médiane de la bobine, en feuille de tôle également, soutient par le milieu les bai’res du cylindre ; une encoche profonde permet de faire passer à volonté la corde d’un côté à l’autre de cette cloison, de manière à ne pas mouiller inutilement la partie de la sonde qui n’est pas descendue dans l’eau, lors d’une opération à petite profondeur.

Une manivelle extérieure met la bobine en mouvement.

.Te fixe le cadre du treuil sur un des bancs du bateau au moyen de deux petites presses à vis, en fer (fig. 5).

Si la barque porte un mât convenable, j’y suspends une poulie encochée, sur laquelle je fais rouler la ligne en l’écartant ainsi des bords du bateau. Si, comme c’est le cas le plus fréquent sur nos nacelles des petits lacs, ce mât fait défaut, je fixe une pouüe sur le bordage de la barque, à l’aide d’une presse à vis. C’est une poulie de métal munie de deux boucles ovales offrant chacune une fente en

biseau par laquelle on fait entrer ou sorth la corde (fig. 6).

Pour guider la corde sur la bobine et obtenir un enroulement régulier, sur l’une ou l’autre des moitiés de la roue, je me sers d’une boucle de métal ouverte, ou du porte-mousqueton du commerce, n est un autre type de treuil, plus sim- Pouiies à boucles encochées. pie et plus pratique à Certains égards, que j’ai vu employer sur le lac de Constance (fig. 7).

C’est un cadre en bois portant outre la bobine, comme dans le

(Fig. 6.) Presse à vis.

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