AA
ce qui donne pour RPN AA 376.641
Ce chiffre transformé en 376.64“ a été admis par le général Dufour pour la base de l’hypsométrie des cartes fédérales suisses. Toutes les
(') G. H. Dufour. Extrait d’un mém. de M. Filhon, etc. Bibl. univ. Sc. et Arts LI, 217. Genève 1832.
P) Je désigne par ces deux lettres AA l’altitude absoluejau-dessus du niveau dç la mer.
(®) Lettres du colonel Filhon sur quelques corrections à apporter à l’extrait d’un mém., etc. Bibl. univ. LU, 212. Genève 1833.
ALTITUDE
cotes d’altitude de l’atlas Dufour au 1 : 100 000® sont rapportées à cette valeur.
D’après le général Dufour la nappe du Léman, dans les eaux moyennes, serait à 1.61” au-dessous de |RPN, soit à l’altitude absolue de 375.03”. Ce chiffre a été arrondi à 375“ dans la carte suisse au 1 : 100000® (feuilles xvi et xvii).
Une mesure de la hauteur des lacs suisses et en particulier du Léman a été faite, de même par des mesures d’angles zénithaux, à l’occasion de l’établissement du réseau trigonométrique de la Suisse. (■) L’on est parti du sommet du Chasserai dont l’altitude absolue était connue par les mensurations françaises. Celles-ci l’évaluaient à 1610.54 et à 1608.60“. Le chiffre moyen 1609.57“ a été admis par les ingénieurs suisses. Par des mesures d’angles, et en passant par les points intermédiaires duChasseron, du Suchet, delà Dole, de Bougy et de la tour de Nyon, l’on a trouvé pour la hauteur moyenne du lac Léman (“) 374.6“. (•^) Il n’est malheureusehient pas dit comment cette hauteur moyenne a été déterminée.
Puis sont venus les nivellements avec le niveau du géodésien, qui perfectionnant de plus en plus leur précision nous ont amenés enfin à des résultats satisfaisants.
En 1855 M. Sclilemmer, ingénieur du chemin de fer de Lyon à Genève, (*) |fit un nivellement partant du repère du pont de Tilsitt à Lyon, dont l’altitude au-dessus de l’Océan était évaluée à 163.0“. Il trouva pour KPN la cote 376.99“.
En 1858 (S) M. Bourdaloue, ingénieur du service spécial de la navigation du Rhône, partant du même repère du pont de Tilsitt, arriva par un nouveau nivellement à la cote de RPN iziAA 376.733“.
En 1858 aussi, Bourdaloue relia le repère du pont de Tilsitt avec le
(h Ergebnisse der Trigonom. Vermessungen in der Seliweiz. Zurich 1840.
fi Ergebn., p. 230.
fi En note à la même page nous lisons que des observations de Hemy et Corabœuf on est arrivé à 374.95”. Je n’ai pas pu retrouver les éléments de ce calcul.
d) /. Michel. Mémoire pour servir à l’hypsométrie du bassin du Léman. Bull. S. V. S. N. VI, 372. — Je désigne par ces lettres le BuUetin de la Société vaudoise des Sciences naturelles que j’aurai fréquemment l’occasion de citer. Il se publie à Lausanne.
(5) J. Michel. Mémoire, etc., loc. cit.
GÉOGRAPHIE
zéro du port de Marseille, ainsi défini : Niveau des basses mers ordinaires, à 0.10™ au-dessus des plus basses eaux connues, à 0.40™ audessous du niveau moyen, à 1.0™ au-dessous des hautes mers. Il a trouvé pour le repère du pont de Tilsitt la cote 160.783™, soit 2.217™ de moins que l’altitude jusqu’alors admise au-dessus de l’Océan.
Cela ramène la cote de RPN apportée au niveau de MarseOle à l’altitude 374.516™.
Une révision ultérieure (') des calculs de Bourdaloue (1862) a corrigé ce chiffre et donne pour RPN :