d’eau
à Genève à Lausanne au Grand St-Bernard à Græchen
D’après les tracés du limnographe de Morges, le lac est monté de 155""™, du 24 mai à 5 '/s'' * au 25 mai à la même heure ; la crue a continué jusqu’au 26 mai à 10'' " donnant une hauteur totale de 203»’™.
Que iious n’ayons pas eu'affaire à une dénivellation locale, cela est prouvé par la comparaison avec les tracés du limnographe de Sécheron. M. Ph. Plantamour a obtenu pour ces jours les hauteurs suivantes du lac, entre 9'' '" et 3'' ^
24 mai 1 .952'"
25 — 2,076 crue en 24 heures 124"""
crue totale 194»""
Nous pouvons donc accepter comme valable la crue donnée par le limnographe de Morges de 155'»™ en 24 heures. Les barrages de Genève étaient entièrement ouverts; le débit de l’émissaire n’était entravé par aucune manœuvre extraordinaii-e. Cette crue, la plus forte qu’ait enregistré l’histoire du lac avant le nouveau régime, est due simplement à l’excès d’entrée de l’eau par les affluents débordés.
Nous avons tiré des valeurs de cette crue le débit des affluents du . lac, et l’avons évalué à un total de 1475""' (voir page 362).
Crue du 3 octobre J 888. Nous avons cependant une crue, plus forte encore, du lac, le 2-3 octobre 1888, qui a dépassé notablement celle du 24-25 mai 1878. Mais les conditions n’étaient plus aussi simples; la fermeture du barrage de Genève est intervenue et a certainement aggravé, et de beaucoup, la hausse extraordinaire du lac.
Le 2 octobre 1888 vers 2''», un orage de pluie, sans manifestations