LA FRONTIÈRE DANS LE LÉMAN
Que l'on me montre du reste par cle"s preuves suffisantes que c'est à toute autre place qu'était situé le Tauredunum. je suis prêt à me rendre, n'ayant aucun argument de fait en faveur du Bois-noir contre les autres localités, ses rivales.
En résumé, les thèses que je soutiens dans cette question sont:
l-^ 11 n'y a pas possibilité d'expliquer les désastres décrits par les chroniqueurs sur les rives du Léman, par le fait seul de l'écoulement d'un lac temporaire dans la vallée du Rhône.
2° 11 y a probablement exagération dans les descriptions des dits chroniqueurs pour ce qui regarde l'inondation des bords du Léman et de Genève.
3'^ lùi admettant qu'il y a eu exagération on ne peut plus faire de l'inondation des bords du Léman le point capital, le centre, le pivot ■dans la recherche de l'emplacement du Tauredunum.
4° La tradition conservée à l'Abbaye de St-Maurice, laquelle existait déjà depuis deux siècles lors de la catastrophe qui a eu lieu près de là, est un puissant argument en faveur de l'hypothèse qui place le Taui-edunum au Bois-noir.
r.HAPITRE Y.