‹ Le Léman, monographie limnologiqueChapitre 142 sur 174 · ANCIENS TEMI'S G · texte numérisé non relu

ANCIENS TEMI'S G

i^ogiie. De ces suzerains les droits de pèche sont réclamés, acceptés en donation on acquis par différents seigneurs temporels ou spirituels, les évêques, les barons, les communautés des villes, qui se partageaient d'une manière souvent peu précise le teriitoire du lac. Ces seigneurs aflèi-maient la pratique delà pêclie à des industriels moyennant certaines redevances. On y voit entre autres le trait du seigneiu-, celin'-ci prétendant recevoir gratuitement le pioduitd'im coup de fileta son choix, ou au choix de son agent (Lausanne); le droit sur la pêche d'un jouide la semaine (Villeneuve, vidomne de Genève), de deux, de trois joui's; le droit sia- la pèche pendant les trois jours du Plaict (St-Saphorin) ; le droit d'appelei- au rivage le pècheui- travaillant sur le lac, et de choisir le poisson qui convenait au requérant, que celui-ci soit un baron (le seigneur de VuHlens), un évêque (St-Prex), un bourgeois ou un habitant de Lausanne (Plaict général); un droit de préférence avant que le poisson ne soit appoi'té au marché, ou depuis son exposition aux halles (Villeneuve, f.ausanne); le droit d'exiger un prix d'achat plus bas que celui de la vente au grand public (le bailli de Yevey, les Seigneurs de Genève). Avec les siècles, tous ces droits se i-ésument en des redevances en argent, à prix fixé d'avance.

Notons encore les mesiu'es de protection du poisson contre une pèche destructive, que nous allons exposeï' dans les pages suivantes.

La pèche était donc loin d'être libre ; le commerce du poisson l'était encore moins : Taxe pour le prix de vente du poisson, injonction imposée aux cessons d'exposer leui's marchandises aux halles, qui existaient dans toutes les villes riveraines, ou devant la grande église à Lausanne, et cela pendant ime, deux ou trois heiwes ; défense de colporter en ville avant cette exposition au marché; défense de vendre à des étrangers; défense aux femmes de faire le métier de revendeuse de poisson (Lausanne). Une pi-escription fort sage était la défense de vendre le poisson non frais, âgé de plus d'un jour en été, et de plus de trois jours en hivei".

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