‹ Le Léman, monographie limnologiqueChapitre 94 sur 174 · LES CANTONS DU LÉMAN · texte numérisé non relu

LES CANTONS DU LÉMAN

1798 aux péripéties orageuses de la République lielvétique, une et indivisible, devint, le 10 mars 1803, à la suite de l'Acte de Médiation, canton de la nouvelle Suisse, et inaugura, le 14 avril 1803, sa vie indépendante d'état libre, définitivement constitué.

Le Valais, envahi par les Français en d798, puis annexé à la France le 14 novembre 1 810, fut libéré de l'armée étrangère en décembre 1813, et le 28 septembre 1814 il fut admis au rang de canton de la Confédération suisse, en même temps que Genève.

Le second traité de Paiis du 20 novembre 1815 fit céder par la France à Genève le bourg et le territoire de Versoix et la commune de Pregny, qui, jusqu'alors possessions françaises, interrompaient à deux reprises, mais sur quelques kilomètres à peine, les communications avec la Suisse de la République genevoise anciennement alliée, dorénavant canton de la Confédération helvétique. Par convention du 16 mars 1816, la Sardaigne cédait à Genève les rives du lac jusqu'à Hei-mance.

Quant au Chablais lui-même, il suivit le sort de la Savoie qui était rentrée, en 1815, sous le sceptre de la maison de Savoie et avait été incorporée de nouveau au royaume de Sardaigne; elle fut cédée à Tempire français le 24 mars 1860, en paiement, très onéreux pour le Piémont, des services rendus à l'Italie par la France dans la guerre de 1859 contre l'Autriche.

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