‹ Le lendemain de la mort, ou, La vie future selon la scienceChapitre 12 sur 81 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Ou'est-oe que la mort? — Que derlmuieni, après la mort, la

oorpa, l'Ama et la Tle?

Qu'est-ce que la mort? D'après l'analyse que nous venons de faire de la véritable nature de l'homme, la mort est la séparation de l'élément immortel et impérissable qui entre dans Fagrégat humain, des deux autres éléments destructibles et mortels. C'est Tàme qui abandonne le corps après que la vie, ou le principe vital, s'est éteint dans ce corps.

Tout le monde sait que dans la nature chaque être vivant a un milieu propre, et qu'il ne peut vivre que dans ce milieu : les plantes dans l'air ou dans l'eau, les animaux dans l'air, les poissons dans l'eau ; et si on les extrait de ces milieux, ils périssent. Bien plus, il est des êtres qui ne vivent que dans des milieux spéciaux. Certains vibrions ne vivent que dans le gaz azote ou dans le gaz acide carbonique ; les germes

des végétaux cryptogamiques qui produisent des moisissures, ne se développent que dans des infusions aqueuses de matières végétales ; les poissons qui habitent Feau de la mer, meurent dans Teau douce ou faiblement salée. On a trouvé dans les mines du Harz des champignons qui ne peuvent exister que sur les taches de graisse tombées de la chandelle des mineurs I

Chaque être vivant a donc son habitat particulier. L'âme ne fait pas exception à cette règle. Le milieu, Vhabitat de Tâme, c'est un corps vivant. L'âme disparaît du corps quand ce corps cesse de vivre, comme tin homme abandonne une maison quand cette maison est envahie et détruite par les flammes.

Nous nous proposons, dans ce chapitre, de rechercher ce que doivent devenir, après la mort de l'homme : 1** son corps, 2*» sa vie, 3° son âme.

Corps. — Après la mort, chez l'homme, aussi bien que chez les animaux, le corps ou la substance matérielle , n'étant plus défendu de la destruction par le principe vital, tombe sous l'empire des forces chimiques. Si le corps d'un animal mort, ou un cadavre humain, était maintenu dans un milieu d'une température inférieure à 0^ si on l'enfermait dans un espace entièrement privé d'air, ou si on l'imprégnait de substances antiseptiques, il se conserverait intact, et tel qu'il était au moment où la vie l'a abandonné. C'est de cette manière que l'on pratique les embaumements. Les diverses substances chimiques dont on imprègne un cadavre , ont pour effet de coaguler l'albumine des tissus, et de préser-

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