LE LENDEMAIN DE LA MOHT
le tact, au moyen de ses ailes membraneuses, quV se dirige dans Tair et trouve sa route à l'intérieur def habitations, absolument comme si elle y voyait dtairv A quel degré de sensibilité exquise n'est pas portéip l'ouïe chez le sauvage indien, qui, l'oreille appliqué^ contre le sol, perçoit le bruit des pas d'un ennemi marchant à une lieue de distance, ou chez le musiti cien, qui par le travail et les dispositions naturelle^ arrive à reconnaître dans un morceau d'orchestre^ au milieu de cinquante instruments divers résonnaidi à la fois, une différence d'un quart de ton dans uk seul de ces instruments I
Supposez que chez Têtre surhumain les sens aient acquis le degré d'activité extraordinaire qu'ils pen^ vent atteindre chez les animaux et dans certains cai chez rhomme, et vous pourrez vous faire une idée de la puissance et de la portée d'un pareil claviec sensoriel.
Nous pouvons encore nous faire une idée de la perfection que pourront acquérir les sens chei l'homme ressuscité, en considérant l'accroissement de puissance qu'un de nos sens peut recevoir du con^ cours de la science et de l'art. Certes, avant Tinventioa du microscope, on ne se doutait guère que l'œil pùl pénétrer dans ce monde en miniature si bien nommé les infiniment petits^ alors absolument inconnu: on ne pouvait deviner que dans une goutte d'eau, par exem* pie, on pût voir des myriades d'êtres vivants. Ces ètrei ont existé de tout temps ; mais ce n'est que depuis deoi siècles que Thomme a pu les contempler; notre puissance visuelle pour les êtres microscopiques avait donc été ignorée jusque-là. Aujourd'hui l'étudiant le pliu,
elk Ihnié d'esprit voit d'un œil indifTérent ce que n'ont des Ip contempler ni même soupçonner Aristote, Hippo- Laârjnte, Pline, Galien, Albert le Grand et Roger Bacon, fc même pour l'invention du télescope. La décou- «te de cet instrument, faite au temps de Keppler et fc Galilée, recula en un instant les limites de l'esprit koain, en lui ouvrant un domaine jusque -là fermé lle,hiM regards. Là oùHipparque et Ptolémée n'avaient stitl nn vu, Galilée, Huygens, Keppler, armés du télésaan Ope, firent en quelques nuits des découvertes qu'on s vl l'inrait jamais soupçonnées sans cet instrument merleilleux. Les satellites de Jupiter et de Saturne, une fmle d*étoiles nouvelles, les phases de Vénus, et plus tard la découverte des nouvelles planètes qui ne se TDient qu'au télescope, l'observation des taches du idij iftleil, la résolution des nébuleuses en un amas d'étoiles, tout cela fut la conséquence presque immédiate de la découverte du télescope. C'est ainsi que fon apprit que l'œil humain peut, avec le secours de l'art, pénétrer dans les plus lointaines régions du del. Supposez maintenant que la vision réunisse la tid puissance de nos télescopes à celle de nos microscopiî pes, c'est-à-dire qu'elle puisse, outre les objets plauf! eés à la distance ordinaire, apercevoir les objets mi- 1 n. croscopiques, et en même temps les corps célestes ?S' invisibles à l'œil nu, et vous aurez l'idée de ce que W' la vision peut être chez l'être surhumain. ?u Nous n'avons pas besoin de dire dans quelles proi^: portions extraordinaires s'accroîtrait le faisceau de t nos connaissances, si l'œil pouvait jouir de ce prodi- 3! > gieux degré d'accommodation, s'il pouvait fonctionner
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