CHAPITRE PREMIER
Conp d'oall sur las systèmes philosophiques modernes ayant pour but d'ezpUqner la nature intime de llionmie : le matérialisme, le vitalisme animiqoe et le TitaUsme barthéxian. — Un mot snr le Titalisme de Biohat. — L'homme rèsolte de la rtanion du corps, de l'âme et de de la vie.
Quelle est la nature intime de Thomme? Qu'est-ce que la vie humaine? Depuis trois mille ans la philosophie tourne et retourne sans cesse ce problème fondamental ; elle n'a jamais cessé de travailler, de disserter sur cette question. Les savants n'ont pu arriver à tomber d'accord pour expliquer ce grand mystère, mais ils ont été conduits, par cette longue suite de recherches, à formuler trois doctrines, qui, à la vérité, s'excluent Tune l'autre, ce qui n'empêche pas qu'elles soient parfaitement arrêtées dans leurs principes.
Ces trois systèmes philosophiques, dont on retrouverait facilement les parfaits homologues dans l'antiquité, chez les Grecs, les Romains et les Orientaux, sont:
l"" Le matérialisme;
2« Le vitalisme animique^
3» Le vitalisiùè bàfthézîen.
Nous allons examiner à part chacune de ces doctrines, dont le but est d'expli^er la véritable.iiature de la personne humaine.
Matérialisme. — D'après les matérialistes, les phénomènes physiques, organiques, intellectuels et moraux qui se manifestent dans l'homme, ne tiennent qu'à son organisation. Le cervôau a la propriété de produire, de créer la pensée, l'imagination, la sensibilité, la méjDaoire, comme le foie a la fonction de sécréter la bile et les glandes salivaires (la salive. Dans ce système Tâme n^existe donc pas. Écoutons M. Littré. .
€ Le mot âme, dit ce médecin, n'exprime que Pensemble des fonctions du cerveau et de la moelle épinière, ainsi que Pensemble des fonctions de la se^sibilité encéphalique, c'estrà-dire la perception des o))jets extérieurs, la somme des besoins et des penchants qui servent à la conservation de rindividu et de l'espèce, et aux rapports avec les autres êtres ; les aptitudes qui constituent Timagination, le langage, l'expression, Içs facultés qui forment l'entendement, la volonté, et enfin le pouvoir de mettre en jeu le système musculaire, et d'agir par là sur le monde extérieur*. »
La mort, abolissant les fonctions du cerveau, de la moelle épinière et du système nerveux, l'âi^ie, ou ce que l'on appelle de ce nom, disent les matérialistes, est anéantie par la dissolution du corps.
Le matérialisme pose donc en fait que le principe sensible que nous portons en nous, est attaché à notre