CHAPITRE XI
^'est>ce q[ne l'animal? — I«'&me des animaox. — Migrations des ftmes à. travers le corps des anlmanx.
Nous avons jusqu'ici laissé les animaux à l'écart de notre plan, bien qu'ils jouent sur la terre, par leur nombre immense, par leur influence sur les milieux qu'ils habitent, un rôle de la plus haute importance. Le moment est venu de dire la place que ûous leur assignons dans notre système de la nature.
Les animaux ont-ils une âme? Oui, selon nous, les animaux ont une âme; ils n'en sont pas réduits, comme le voulait Barthez, à la possession d'un principe vital inconscient. Seulement, chez les animaux de toutes les classes, l'âme est loin de jouir du même degré d'activité. Cette activité est tout autre chez le chieu que chez le crocodile, chez Taigle que chez la Muterelle. L'âme n'existe qu'en état de germe dans
les animwx inférieurs, les zoophytes et les mollusques ; ce germe se développe et s'amplifie à mesure que les animaux s'élèvent dans la série de la perfection organique.
L'éponge et le corail sont des zoophytes (animauxplantes). Dans ces êtres, les caractères de l'animalité^ bien qu'ils existent très-positivement, sont obscurs et peu discernables. Le mouvement volontaire, qui est le caractère distinctif que Ton invoquait autrefois pour les animaux, leur manque : ils sont immobiles comme les plantes. Cependant leur nutrition est la même que celle des animaux; ils appartiennent donc aux animaux. On ne peut toutefois leur accorder une âme complète, mais seulement le germe, le point d'origine d'une âme.
Chez les mollusques (comme les coquillages naarins et terrestres, l'huître, le colimaçon, la méduse, etc.), les mouvements et la conduite de la vie sont dictés par la volonté, et cela suffit, selon nous, pour déceler en eux Texistence d'une âme, toutefois d'une âme imparfaite et très-rudimentaire encore.
Chez les animaux articulés, et surtout chez les insectes, la volonté, la sensibilité, les actes qui dénotent un raisonnement, une délibération et une action résultant de la délibération, sont nombreux et se répètent â chaque instant. Us dénotent une intelligence déjà active.
La petitesse du corps des insectes n'est pas un argument à invoquer contre le fait de leur intelligence. Il n'y a rien de grand et il n'y a rien de petit dans la nature ; la monstrueuse baleine et l'invisible ptiee^
n sont égaux devant ses lois ; l'an et l'tatfe Mt
reçu en partage le degré d'intelligence qui est en rapport avec ses besoins, et ce n'est pas avec l'échelle des grandeurs qu'il faut mesurer le degré de l'esprit chez les créatures vivantes. Personne n'ignoré les prodiges d'intelligence que développent les abeilles en société , ainsi que les fourmis , réunies dans leurs campements et leurs retraites. Les mœurs de ces deux espèces d'insectes, étudiées et mises en évidence dans notre siècle seulement , sont pour nous un sujet d'étonnement et presque de stupeur. Mais les abeilles et les fourmis ne peuvent constituer une exception dans la classe des insectes, n est bien probable que dans toute cette classe Tintelligence existe au même degré que chez les abeilles et les fourmis, car on ne voit pas pourquoi deux espèces d'insectes hyménoptères auraient exclusivement ce privilège, les autres espèces du même ordre et les autres ordres de la classe des insectes en étant dépossédés. La vérité est que l'abeille a pu être étudiée d'une tuanière approfondie, parce que cet insecte est entre nos mains comme objet d'industrie agricole, et que, par conséquent, l'homme avait grand intérêt à découvrir ses mœurs. G'estpourcelaque les difficultés qu'offrait l'étude des abeilles ont fini par être surmontées.
Nous pouvons ajouter que l'observateur à qui Ton doit la découverte des mœurs des abeilles, le Genevois Pierre Huber, qui publia ses beaux travaux à la fin du siècle dernier, était aveugle , et qu'il fut fdtcé d*ti,Voir recours, pbtir toutes Ises observatibtiii, ati± ^éui d'un serviteur illettré (François Burnèhs), ce <iuî pi^bUve bien que Ce genre d'étude n'était pais abst^lnm^nt difficile.
Les mœurs des autres espèces d'insectes qui nous sont encore inconnues doivent, d'après cela, nous cacher des merveilles tout aussi grandes que celles que les deux Huber nous ont révélées chez les abeilles et les fourmis.
Concluons que les insectes ont une âme, puisque l'intelligence est une des facultés de Tâme.
Nous ferons le même raisonnement pour les poissons, les reptiles et les oiseaux. Dans ces trois classes d'animaux, l'intelligence va en se perfectionnant, la faculté du raisonnement est manifeste, et le degré de l'intelligence paraît marcher progressivement du poisson au reptile et du reptile à l'oiseau.
Les mammifères nous présentent un degré évident d'avancement de l'intelligence sur les classes d'animaux que nous venons de nommer.
Devons-nous pourtant calquer le degré d'intelligence des différents mammifères sur les ordres que les naturalistes ont établis dans cette classe d'animaux? Devons-nous dire que la puissance de l'intelligence croît en suivant la distribution zoologique de Guvier, c'est-à-dire qu'elle s'élève des cétacés aux carnassiers, des carnassiers aux rongeurs, des rongeurs aux pachydermes, des pachydermes aux ruminants, etc.? Évidemment non. Il serait absurde de décerner aux animaux un diplôme d'esprit calculé sur la place qu'ils occupent dans la classification zoologique. On ne possède aucun moyen assuré pour procéder à une telle appréciation de détail. Nous restons dans les termes d'une thèse philosophique très., s^cceptable en avançant, d'une manière génér^^le, que
les facuUég InteUectueUes des ai4ma\» «ugmenteat
depuis le mollusque jusqu'au mammifère, en suivant à peu près Téchelle progressive des classes de la zoologie ; mais pénétrer dans les particularités des ordres serait s'exposer à des démentis certains. L'âme existe en germe chez les zoophytes ; ce germe se développe et s'accroît chez les mollusques, puis chez les articulés et les poissons. L'âme acquiert certaines facultés, plus ou moins obscures et voilées, en
entrant dans le corps d'un reptile, et ces facultés augmentent d'une façon manifeste dans le corps de l'oiseau. L'âme est pourvue de facultés encore plus perfectionnées quand elle arrive dans le corps d'uji mammifère. Tel est l'esprit général de notre système.
Allons maintenant jusqu'au bout de ce système. Nous avons avancé, dans les premières pages de ce livre 9 que l'âme humaine , à la fin de son existence terrestre, passe dans Téther planétaire, où elle va se loger dans le corps d'un être nouveau, supérieur à l'homme par l'intelligence et la moralité. Si cette théorie est exacte, si cette migration de Tâme de rhonune dans le corps de l'être surhumain est réelle, l'analogie nous force à établir la même relation entre les animaux, puis entre les animaux et rhonune.
Nous croyons fermement, en effet, qu'il s'opère une transmigration, une transmission d'âmes, ou de germes d'âmes, â travers toute la série des classes d'animaux. Le germe d'âme sensible qui existait dans le zoophyte et le mollusque passe, â la mort de ces êtres, dans le corps d'un animal articulé. Dans cette première station du voyage, le germe animé se perfectionne et s'améliore. L'âme
maisswte acquiert quelques facultés rudimentiîres. Du corps de l'animal articulé, quand ce rudim^t d'âme seusible est arrivé chez le poisson ou le reptile, il subit un nouveau degré d'élaboration, et sa puissance s*accroit. Lorsque, s'échappant du eorps du reptile ou du poisson, elle s'est logée dans renveloppe matérielle de l'oiseau, elle reçoit d'autres impre&sious, qui deviennent l'origine de perfectionnements nouveaux. Enân l'oiseau transmet au mammifère l'élément spirituel, déjà beaucoup agrsuidl et modifié. Du mammifère, Tàme ayant encore gagné en puissance, ayant vu s'augmenter le noimbre de ses facultés, passe dans le corps de l'homme.
Il est probable, quand il s'agit des animaux inférieurs, que plusieurs germes animés se réunissent pour former l'être supérieur. Par exemple, les principes ai;iimateurs d'un certain nombre de petits zoophytes, de ces êtres qui vivent par milliers dans les eaux, peuvent, en quittant le corps de ces êtres, se réunir pour former l'âme d'un seul individu d'ordre supérieur.
Spécifier de quel mammifère en particulier Fâme doit s'échapper, pour pénétrer dans un organisme humain, serait impossible. Décider si, avant d'arriver à l'homme , l'âme a traversé successivement le corps de plusieurs mammifères , d'une organisation de plus en plus compliquée, si elle est passée par le corps d'un cétacé, puis d'un carnassier, puis d'un quadrumane, dernier terme de la série animale, nous serait impossible. La prétention du détail serait recueil d'un système comme le nôtre.
Soatenir, par exemple, que c'est le quadrumane qui nous transmet l'âme serait inexact. L'intelli* gence du Quadrumane est inférieure à celle de beaucoup d'animaux placés plus haut que lui dans Téchelle zoologique. Les singes, qui ne composent qu'vne seule famille dans Tordre, très-nombreux, des Quadrumanes, sont des animaux d'une intelligence médiocre. Méchants, rusés et grossiers, ils n'ont de l'homme que quelques traits de la face, traits qui n'ctxistent, d'ailleurs, que dans un trèspetit noml»re d'espèce. Tout le reste des Quadrumanes' est bestial au plus haut d^ré.
Ce n'est donc pas dans le Quadrumane qu'il faudrait chercher l'âme transmissible à l'homme. Mais il est des animaux d'une intelligence à la fois puissante et noble, qui auraient des titres plus sérieux à un tel honneur. Ces animaux doivent d'ailleurs varier suivant les parties habitées du monde. En Asie, le sage, le noble et grave éléphant, est peut-être le dépositaire du principe spirituel qui doit passer â l'homme. En Afrique, le lion, le rhiqocéros^ les nombreux ruminants qui remplissent les forêts, pourraient être les ancêtres des populations humaines« En Amérique, le cheval, fier habitant des pampas, partout le chien, ami fidèle, compagnon dévoué de l'homme^ sont peut-être chargés d'élaborer le principe spirituel qui, transmis à l'enfant , doit se développer, grandir chez cet enfant, et devenir l'âme humaine. Un écrivain de nos jours a appelé le dûon « un candidat à l'humanité » : il ne croyait pas pio'ler si j-uste.
On nous objectera que l'homme ne peut avoir
reçu Pâme d'un animal, par la raison qu'il n'a aucunement le souvenir d'une pareille généalogie. Nous répondrons que la faculté de la mémoire manque à l'animal, ou qu'elle est chez lui tellement fugitive, que nous devons la considérer comme nulle. L'enfant ne peut donc recevoir de l'animal qu'une âme dépourvue de mémoire. Et de fait, l'enfant est totalement privé de cette faculté. Au moment de sa naissance il ne diffère en rien d'un animal , sous le rapport des facultés de l'âme. Ce n'est qu'au bout de douze mois environ que peu à peu la mémoire apparaît chez lui; elle se perfectionne ensuite par l'éducation. Comment donc l'enfant se rappellerail-il l'existence qu'il a menée avant sa naissance? Nous rappelons-nous le temps que nous avons passé dans le sein maternel?
Nous ajouterons que Tordre progressif que nous venons de signaler pour la migration des âmes à travers le corps des différents animaux, est précisément celui que la nature a suivi dans la création première des êtres organisés qui peuplent notre globe. On verra dans un des chapitres suivants, (chap. XIV, page 280) que les plantes, les zoophytes, les mollusques et les articulés sont les premiers êtres vivants qui aient apparu sur notre globe. Ensuite sont venus les poissons, puis les reptiles. Après les reptiles ont paru les oiseaux, et plus tard les mammifères. L'homme est le dernier venu sur la terre. Ainsi notre système répond à la marche que nature a suivie dans la création des plantes et des aux.
l'animal. 217
L'embryologie humaine a fait une découverte qui vient à lappui de cette vue générale. Quand on a pn suivre le développement du germe dans Tovaire de la fenmie, on a constaté que Tètre humain en voie de formation, avant de présenter la structure de l'honmie, revêt successivement le type extérieur de différentes classes d'animaux. Il apparaît d'abord comme un poisson par son mode d'organisation pulmonaire. Ensuite il ressemble à un mammifère, car il présente un rudiment de queue pendant une assez longue période de sa croissance. En un mot, s'il faut en croire les ovologistes, il paraît traverser ime partie de la série des types orçaniques qui précèdent l'homme dans la série animale. Si le fait est exact pour Torganisation anatomique , pourquoi ne pas l'admettre pour l'élément immatériel, c'est-àdire pour l'âme? Quoi qu'il en soit, cette concordance était assez curieuse pour être signalée ici.
Tel est le système que nous admettons concernant le rôle de l'animal sur notre globe.
Ce système a pour base , on le voit , l'intelligence accordée aux animaux. Nous nous écartons en cela de la doctrine généralement professée, qui refuse l'intelligence aux bêtes, et la remplace par on ne sait quelle obscure faculté , que Ton nomme instinct. Hais cette théorie ne donne la raison de rien; elle met un mot à la place d'une explication. Avec un simple terme du langage on s'imagine résoudre un des grands problèmes de la nature. La timide et banale philosophie de notre temps s'est accommodée jusqu'ici de cette manière d'esquiver les grandes
difficultés; mais le moment parttit venu d'approfimdir davanti^e les problèmes de la nature, et de ne plus se contenter des mots mis à la place des choses.
L'antiquité n'hésitait pas à accorder l'intelligence aux animaux. Aristote et Plutarque s'expliquent nettement sur ce point ; ils ne mettent pas en doute que les bètes raisonnent. Parmi les modernes, des philosophes illustres, Leibnitz, Locke, Montaigne; des naturalistes éminents , Charles Bonnet, Georges Leroy, Dupont de Nemours, Swammerdam, Réaih* mur, etc., accoirdaient rintelligence aux animaux, Charles Bonnet comprenait le langage de beaucoup d'animaux; Dupont de Nemours nous a» donné la traduction des Chansscms du rossignoi et le Dicêim nairo de la langue des em^becm». On ne s'expUqu6f donc pas très-bien comment, dana^ notre siècle, la thèse contraire a prévalu, comment Descartes et BufTon, adversaires déclarés de rintelligence aniinale, ont fini par entraîner la balance en faveur de leurs idées.
Quoi qu'il en soft, Descartes considérait les animaux comme de pures machines , comme des automates pourvus de rouages et qui n'agissent que par le jeu de ces appareils mécaniques. Il est difficile d'être plus absurde que notre grand philosophe quand il raisonne sur les animaux-machines* : Quandoque bonv>s dormitat Cartesius. On connaît les systématiques erreurs de Buffon sur îo même sujet.
Ce sont les partisans de Descartes et de Buffon qui
1.. C'est dans le Discours sur la méthode que Descartes traite pariment cette question.
■HgUère
Ht po{HDdiurîfé lidée de llBstioet mis à la pluee de intelligence, le mot remplaçant la chose. Mais, de onne foi, qaelle différence y a-t^il entre Tintelli- Bnœ et l'instinct? Ancnne. Ces deux mots ne repré^ mtent qi|e deux degrés différents d'une même ^té. L'instinct, c'est tout simplement TinteUigence un à^efsré affaibli. lisez les écrits des naturalistes de otre siècle qui se sont occupés de cette question, rédéric Cuvier, (frère de Georges Cuvier) et Floums% qui n'a fait que commenter le mémoire de rédéi^ GuTier; parcourez le livre, plus approfondi, un savant naturaliste contemporain, H. Fée, de arasbo^rg ^, ou celui de M. Alfred de Nore' et même 4ui de Virey*, vous reconnaîtrez sans peine que aile distinction de fond ne peut être établie entre intelligence et l'instinct, et que tout le secret de nos QdV)sophes et naturalistes consiste i appeler instincê intelligence, plus faible que la nôtre, qui est propre IX animaux.
Un naturaliste belge, M. J. G. Houzeaux, a fait irattre en 1^7^ un ouvrage intitulé Études sur les \aéMs mentales des ammauûs comparées à eeUes de' M^mma*. C'est le résumé des observations d'un ayageur qui a étudié les animaux dans leur état 9 libertép au sein des forêts et dans les plaines
1. De VUu^net et de PiiUeUigenfie des a/nimanM. IdtIS, V édition. Iris, 1861.
2. Études phûosophiques sur Vinstinct et rintdligence des antms. Im-12tK Stnsbourg. 186^.
|. Lu animoiitz raisonnent, 1 voL ii^Ç", Pacis, IS4^.
4. Histoire des mœurs et des instincts des animaux, 2 vol. ia-8%
Iris, 18Î2.
5« 2 YoL In-S", lions, 1872, chez Maaodsnx.
du Texas. Ce livre contient une foule de faits nouveaux et d'obervations originales sur les actes intellectuels des différentes espèces animales. Les idées qui ont cours communément sur le prétendu instinct des animaux sont étrangement modifiées par cette quantité de faits certains, qui établissent, à n'en douter, l'existence de rintelligence, du raisonne-^ ment et de la mémoire chez les animaux.
C'est donc l'orgueil de l'homme qui a prétem poser ici entre nous et l'animal une barrière, qui réalité n'existe pas. L'intelligence de l'animal moins développée que celle de l'homme, parce ses besoins sont moindres, ses organes moins achevi et parce que le cercle de son activité est plus boi mais c'est là tout. Et quelquefois même, nel'oublio] pas, l'animal l'emporte en intelligence sur l'ho Voyez le grossier et brutal charretier, à côté du et docile cheval, qu'il accable de coups et rudi avec fureur, pendant que son auxiliaire fidèle accoi plit sa tâche avec calme et exactitude ; et dites si n'est pas le msdtre qui est la brute et l'animal est l'être intelligent. Quant à la bonté, cette doui émanation de l'âme, les animaux remportent soi vent sur l'homme. Vous savez l'histoire de cet im vidu qui s'approche de la rivière pour y noyer » chien. Le pied lui glisse, il tombe à l'eau et vapé Mais son compagnon, le 'même qu'il jetait à la moi est là : il se précipite au secours de son maître péril, et ramène vivant sur la berge celui qui voui être son meurtrier. Ce dernier, du reste, preni mieux, cette fois, ses précautions, ressaisit son sai veur et le rejette à l'eau I
En résuifié, d'après nobe système, Tâme humaine rient d'un animal appartenant aux ordres supérieurs, iprès avoir reçu, dans le corps de cet animal, un legré d'élaboration et de perfectionnement convena- Ue, elle va s'incarrer dans le corps, nouveau-né, l^n enfant des hommes.
Nous disions, dans un précédent chapitre : « La Bort n'est pas ui e fin, mais un changement; nous le mourons pasi, nous éprouvons une métamorèose. » Il nous faut donc ajouter : « La naissance l'est pas un commencement, c'est une suite. Naître 'est pas commencer, c'est continuer une existence itérieure. »
n n'y a donc, à proprement parler, pour l'espèce imainey ni naissance ni mort; il n'y a qu'une suite Bzistences qui s'enchatnent, et qui, du monde visi- 9, vont, à travers l'espace, se relier aux mondes ;erdits à nos regards.