LE LENDEMAIN D£ LA MORT
Une atmosphère, que Ton reconnaît assez facilement dans nos télescopes, grâce aux effets qu'elle produit, environne Mars. Souvent des nuages le /ei^r vrent en entier. «iji:
Du reste, l'existence d'une atmosphère a été p^pe hors de doute pour toutes les planètes qui ccNpi||lsent notre monde solaire. i^n.
Continuant notre voyage dans le ciel, en Mtv éloignant du soleil, nous rencontrerons, après Mw, le groupe des astéroïdes. Nous ne nous arrètepompi à cet amas de petits astres, qui n'est sans doute wrift chose que l'ensemble des fragments dissociét,:(ie quelque planète qui existait en ce point de TespiCR, et qui fut mise en pièces par quelque formidabii}r.ificident de l'univers. On a donné à ces petits ntbM des noms, comme aux planètes importantes. Gîtons Yesta, PallaSy Circé^ etc., etc. Maa^imiliana et Ftmm sont placées aux deux extrémités, si Ton considère la distance au Soleil.
Ces restes d'un astre brisé continuent de tourner autour du Soleil, comme les planètes qu'ils comp(K saient primitivement.
Après les astéroïdes vient le gros Jupiter.
Jupiter est la sphère planétaire la plus volumineuse de notre système solaire ; elle est 1400 fds plus grosse que la Terre. Elle est éloignée du soleil de plus de 200 millions de lieues. En raison de cet éloignement, son année, c'est-à-dire le temps de sa révolution complète autour du soleil, dure 1« des nôtres. Malgré cette dimension colossale, Jupiter
tourne si rapidement sur son axe, que 10 heures Ini suffisent pour faire un tour entier; de sorte qu'il n'a que 5 heures de jour et 5 heures de nuit.
La brièveté des jours sur le globe de Jupiter est compensée par Texistence, autour de cette planète, de quatre lunes, ou satellites, qui lui procurent nne lumière permanente. Cette illumination par réflexion , jointe à de très-longs crépuscules, doit donnner à Jupiter des nuits tellement claires qu'elles ne doivent pas le céder de beaucoup à Téclairagedes jours.
Si Jupiter a le désagrément de jours très-courts, il a, en revanche, Tinappréciable avantage d'une égalité parfaite dans la durée de ses jours et de ses nuits, et dans la longueur des quatre saisons sur tous ses parallèles. C'est que l'obliquité de l'axe de rotation qui cause, dans les planètes Mercure, Vénus, la Terre et Mars, la fâcheuse inégalité que nous avons signalée quant à la durée comparée des joursr et des nuits, ainsi que des saisons, pour une même latitude, est à peu près nulle dans Jupiter. Cette planète tourne sur son axe géométrique presque sans aucune obliquité. De là, résulte pour elle, comme d'ailleurs pour la planète Saturne, une sorte de printemps éternel, c'est-à-dire une distribution de la chaleur et de la lumière solaires se faisant avec une égaleproportionle long des mêmes degrés de latitude.
Jupiter n'a donc pas, comme la Terre et Mars, comme Mercure et Vénus, de vicissitudes saisonnières, de brusques et pénibles variations du froid au chaud dans le même lieu. Les climats y sont cons*tants pour chaque latitude et les saisons à peine sensibles.