CHAPITRE XIV
Ca qui i^ast pa«6 mar la taure pour la orèaftlondea êtres organisée a dû se passer également dans lee entrée planètee. — Ordre snooeesif d'apparition dee étree vivante sor notre globe. 7- Gette même snooeesion doit avoir en lieu dans ohaqoe planète. — Jé'fiommê planétaire. — Lliomme planétaire, comme l'homme terrestre, ee transforme, aprèe sa mort, en être surhumain et dans l'êther.
Avec H. Flammarion, nous croyons que des êtres Organisés existent dans toutes les planètes. Mais les êtres qui vivent dans ces mondes lointains Sont-ils accompagnés d'un type supérieur, analogue à rhonmie terrestre ? Voilà ce qu'il nous faut examiner.
Guidé par l'analogie, le seul moyen de recherche dont on puisse faire usage en Tabsence de l'observation, nous admettons que ce qui s'est passé sur la Terre, depuis l'époque de sa formation, a dû se pro^ duire égidement sur toutes les autres planètes, ses Congénères.
On sait parfaitement aujourd'hui comment les créations végétale et animale ont apparu et se sont succédé sur notre globe depuis son origine. La Terre ne fut d'abord qu'un amas de gaz et de vapeurs enflammées, qui circulaient autour du Soleil. Cet amas de gaz et de vapeurs se refroidissant par sa course rapide à travers l'espace, prit d'abord l'état liquide, passa ensuite à l'état pâteux, enfin à l'état solide, par les progrès du refroidissement. Sa consolidation commença par la surface, parce que la circonférence d'une sphère est plus exposée que le reste de la masse aux causes de refroidissement. Alors l'eau et les vapeurs qui flottaient encore sur ce globe un peu solidifié se condensèrent, et tombant en pluies brûlantes sur le sol rigide, elles formèrent les premières mers.
Ce qui prouve que la Terre a été primitivement à l'état liquide ou demi-pâteux, c'est que quand on prend une sphère plastique, par exemple une boule d'argile un peu fluide, et qu'on la fait tourner avec rapidité sur son axe, on observe sur cette sphère un renflement aux parties médianes, et un aplatissement aux deux pôles ou aux extrémités de l'axe : c'est refl"et de la force centrifuge engendrée par le mouvement de rotation. Or la Terre est précisément aplatie à ses deux pôles et un peu renflée à l'équateur.
Ce qui s'est passé pour la Terre a dû se produire également pour toutes les autres planètes au moment de leur formation. Elles étaient composées, au début, d'amas de gaz et de vapeurs, qui, par le refroidissement, devinrent liquides, ensuite pâteuses, enfin solides. Le refroidissement se faisant
surtout sentir à leur surface, elles commencèrent par offrir une écorce, ou enveloppe extérieure, solide : ce fut le sol de la planète. Sur ce sol résistant tombèrent ensuite et s'accumulèrent les liquides provenant de la condensation de la vapeur d'eau, et ainsi furent formées les premières mers dans les planètes.
Aux personnes qui révoqueraient en doute cette théorie, nous rappellerions que le globe de Saturne et celui de Jupiter présentent des pôles beaucoup plus aplatis que ceux de la Terre. Pourquoi ce plus grand . aplatissement? Parce que la vitesse de rotation de ces deux planètes sur leur axe est plus considérable que celle de la Terre. Nos jours sont de 24 heures, tandis que ceux de Jupiter et de Saturne ne durent que 10 heures*. Une plus grande rapidité de rotation a dû amener une plus grande dépression aux extrémités des deux axes. Ce résultat géométrique démontre bien la justesse de Tassimilation que nous établissons entre la Terre et les autres planètes, au point de vue de leur origine.
C'est dans les eaux encore chaudes du bassin des mers qu'apparurent les premiers êtres vivants qui aient existé sur notre globe. La vie animale a commencé dans les eaux. Les zoophytes et les mollusques sont les animaux qui apparurent les premiers, car ce sont des zoophytes et des mollusques, qui, joints à quelques articulés, composent les débris animaux que l'on trouve dans les terrains de transition, qui font suite aux terrains primitifs.
Quant aux végétaux, les premiers qui aient apparu, ceux dont on trouve les empreintes dans les mêmes terrains de transition, sont des acotylédones, oucryp-
togames, c'est-à-dire des mousses, des algues et des fougères.
Quand la terre fut un peu plus refroidie, des végétaux phanérogames (monocotylédones et dicotylédones) apparurent sur les continents. De nombreuses espèces végétales furent créées simultanément, car la flore des terrains secondaires est extrêmement riche et variée.
Il en fut de même pour les animaux. Aux zoophytes, aux mollusques, aux poissons, qui existent dans les terrains de transition, succédèrent, dans les terrains secondaires, les reptiles, qui se montrèrent autant dans les mers que sur les continents. C'est alors qu'apparurent ces monstrueux reptiles sauriens dont les formes extraordinaires, autant que les colossales dimensions, nous frappent aujourd'hui de surprise et presque d'effroi. C'est alors que le gigantesque Mosasaure ravageait les mers, que le terrible Ichthyosaure semait la terreur parmi les habitants des eaux, et que le gigantesque Iguanodon dépeuplait les forêts. Les terrains secondaires, tout remplis de leurs débris osseux, nous montrent qu'à l'époque secondaire les reptiles tenaient le haut du pavé dans la création.
Plus tard, l'atmosphère s'étant épurée, les oiseaux commencent à sillonner les airs. On trouve dans les terrains tertiaires les restes de diverses espèces d'oiseaux; et ces vestiges, que l'on ne rencontre pas dans les terrains antérieurs, nous disent suffisamment que c'est pendant l'époque tertiaire que les oiseaux firent leur première apparition sur le globe . terrestre-
Plus tard encore, c'est-à-dire à une période plus avancée de l'époque tertiaire, les mammifères entrent en scène pour la première fois.
Faisons remarquer que toutes les espèces animales ne se remplacent pas mutuclleinent, qu'elles ne s'excluent pas toujours les unes les autres. Beaucoup d'anciennes espèces animales persistent après qu'ont apparu des espèces toutes nouvelles. Nous pourrions citer tels groupes d'animaux, comme les Lingules (mollusques), le Corail (zoophyte), l'Huître (mollusque), parmi les animaux, et parmi les végétaux, les algues, les fougères, les lycopodes, qui ont apparu sur notre globe dès les premiers temps du règne organisé et qui n'ont pas cessé de s'y maintenir depuis ce moment jusqu'à nos jours.
Ce n'est qu'à la dernière époque de l'histoire de la Terre, c'est-à-dire pendant l'époque quaternaire, qu'apparaît enfin l'homme, le degré le plus élevé de la création vivante, le terme ultime du progrès organique, intellectuel et moral, le couronnement, sur notre globe, de Téditice visible de la nature.
Aujourd'hui, l'homme vit en compagnie des animaux qui ont vu le jour pendant l'époque quaternaire, et d'un assez grand nombre d'autres espèces de mammifères qui avaient été créées pendant l'époque tertiaire.
Voilà, en abrégé, quelle a été, sur la terre, la marche progressive de la création végétale et animale.
H^Ces phases diverses qu'a suivies le développement du règne végétal et du règne animal sur notre globe, ces espèces organiques perfectionnées, qui s'ajoutent
H^|8ce
Tune à Tautre, et qui aboutissent au type supérieur qui s'appelle l'homme, ont dû, selon nous, se produire, dans le même ordre, sur les autres planètes de notre monde solaire. M. Flammarion, dans Touvrage que nous avons cité, a prouvé que la constitution physique et climatologique des planètes est àpeu près la même que celle de notre globe. Il n'y a donc pas de raison pour que les choses se soient passées autrement dans Mercure, dans Vénus ou dans Jupiter, que sur la Terre, en ce qui concerne Tordre successif de la création et de l'apparition des êtres vivants.
Il y aurait donc eu, selon nous, dans ces planètes, apparition successive de végétaux et d'animaux, dont le type allait se perfectionnant d'âge en âge. Les plantes et animaux de Mercure, de Jupiter, de Saturne, etc., n'étaient pas assurément identiques, ni peut-être même en rien semblables, aux espèces qui se sont montrées sur la Terre ; mais tous, dans leur apparition successive, obéissaient au principe de progrès et de perfectionnement. Commencée dans les ondes brûlantes des premières mers planétaires, la vie s'est ensuite manifestée sur les continents. Des animaux à organisation aérienne ont vécu sur ces continents ; leurs espèces se sont peu à peu perfectionnées dans leur type; enfin, et comme dernier terme, est apparu dans ces planètes, un être plus achevé, supérieur en organisation, en intelligence, en sensibilité, à tout le reste de la création animale qui formait la popuktion de ce globe.
Cet être supérieur, ce dernier degré de l'échelle ndante dans la création vivante propre aux mon-
les planétaires, et qui est le correspondant, Tana- [ogue, de rhomme terrestre, on nous permettra de ['appeler Yhomme planétaire.
Dans toutes les planètes il existe donc, comme sur la terre, des hommes ^ en même temps que des animaux inférieurs à ce type noble et privilégié.
D'après les vues que nous avons développées au commencement de cet ouvrage, Thomme terrestre éprouve, après sa mort, une métamorphose glorieuse. Laissant ici-bas sa misérable enveloppe matérielle, son âme s'élance dans Tespace, et va s'incarner dans un être nouveau, dont le type est infiniment supérieur, par ses perfections morales, à celui de notre infirme humanité. 11 devient ce que nous avons appelé Yêtre surhumain. Si ce principe est vrai pour l'homme terrestre, il doit l'être également pour l'homme planétaire. De sorte que l'être surhumain doit provenir, non-seulement de la terre, mais de toutes les attires planètes.
Les êtres surhumains viennent donc des âmes humaines qui ont vécu soit sur la Terre, soit dans Mercure, dans Jupiter, dans Vénus, dans Saturne, etc. Et de même que l'être surhumain qui arrive de la Terre, passe dans Téther environnant la terre, de même l'homme planétaire sortant de Mars, de Mercure, de Jupiter, etc., passe dans l'éther qui environne sa propre planète, s'y incarne dans un être surhumain, et vit dans les portions d'éther qui avoisinent la planète d'où il est sorti.
Tous ces êtres supérieurs flottent dans les couches d'éUier qui, dans chaque planète, font suite à l'atmoqihère de cette planète.
2Bk LE LENDEMAIN DE LA MORT.
Ainsi les principes que nous avons posés pour l'humanité terrestre, se généralisent et s'appliquent à toutes les humanités planétaires. Ce n'est pas seulement de la Terre que sortent les âmes qui vont s'incarner dans des êtres nouveaux, au sein des espaces éthérés ; ces âmes viennent de tous les globes qui composent avec la Terre le cortège du Soleil.