‹ Le lendemain de la mort, ou, La vie future selon la scienceChapitre 43 sur 81 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

XjM facultés spèoiales à certains enfants , les aptitudes et les Tocations natorelles chez les hommes, sont d'autres preaves de réincarnations. — Explication de la phrénologie. — Les idées innée» des Iieibnitc et Descartes, ainsi que le principe de causalité de Dogald-Stewart ne s'expliquent que par la pluralité des yies. — Vagues souvenirs de nos existences antérieures.

S'il n'y a pas de réincarnations , si notre existence actuelle est, comme le veulent les croyances vulgaires et la philosophie moderne, un fait unique, qui lie peut se renouveler, il faut que notre âme soit formée en même temps que notre corps, et qu'à chaque naissance d'un être humain une âme nouvelle soit créée, pour animer ce corps. Nous demanderons alors pourquoi ces âmes ne sont pas toutes calquées sur le même type, et pourquoi, lorsque tous les corps humains sont semblables, il y a une si grande diversité dans les âmes, c'est-à-dire dans les facultés intellectuelles et morales qui les constituent?

Nous demanderons pourquoi les aptitudes naturelles ^ sont si diverses et tellement prononcées qu'elles résistent souvent à tous les efforts de l'éducation qui à tente de les réformer, de les redresser, de les diri- H ger dans un autre sens? D'où viennent, chez certains i enfants, ces instincts précoces de vice et de vertu, * ces sentiments innés de fierté ou de bassesse, qui ^^ souvent contrastent d'une manière si frappante avec v les conditions sociales des familles ? Pourquoi car- 2 tains enfants se plaisent-ils à voir les souffrances? je Pourquoi les voit-on prendre un cruel plaisir à mal- H traiter les animaux, tandis qu'on en voit d'autres fei s'émouvoir, pâlir et trembler à la vue d'un être souffrant? Pourquoi, si l'âme est faite sur le même moule chez tous les hommes, l'éducation ne produitelle pas les mêmes effets sur tous les jeunes gens? Deux frères suivent les mêmes classes du même lycée, ils ont les mêmes maîtres et ont sous les yeux}t les mêmes exemples. Cependant l'un profite à merveille des leçons qu'il reçoit, et son instruction, sonb éducation, ses manières, sont irréprochables. Au s contraire, son frère demeure toujours ignorant et grossier. Si la même semence jetée dans ces deux s sols a produit des fruits si différents, n'est-ce pas '" que le sol qui a reçu le grain, c'est-à-dire l'âme, diffère chez l'un et chez l'autre ?

Les dispositions naturelles, les vocations, se mani^ festent dès les premières années de la vie. Cette extrême diversité dans les aptitudes n'existerait pas si les âmes étaient toutes créées d'après le même type. Le corps des animaux, le corps de l'homme, les feuilles des arbres, sont fabriqués d'après le môme type.

peu de difiTérences s'y remarquent. Le squelette L homme est toujours semblable au squelette i autre homme ; le cœur, l'estomac, les reins, la ie, ont la même forme chez tous les hommes. Il st tout autrement des âmes ; elles diffèrent consiiblement d'un individu à Tautre. On entend dire les jours qu'un enfant a des dispositions pour ilcul, un autre pour la musique, un troisième p le dessin. On remarque chez d'autres des in- 2ts farouches, violents et même criminels, et c'est les premières années de la vie que ces disposis naturelles éclatent.

aand ces aptitudes sont poussées à un degré tout it hors ligne, on a les exemples célèbres que ttoire a retenus et que l'on aime à invoquer. t Pascal, découvrant à l'âge de douze ans, la i grande partie de la géométrie plane, et sans ir reçu aucune leçon, aucune teinture de calcul, ant sur le parquet de sa chambre toutes les figudu premier livre du Traité de Géométrie d'Euclide, évaluant très-exactement les rapports mathémaes de toutes ces figures entre elles, c'est-à-dire 3uvrant à lui seul une partie de la Géométrie îriptive ; — c'est Rembrapdt, dessinant d'une famagistrale avant de savoir lire ; — c'est le pâtre igiamelo, calculant, à l'âge de cinq ans, aussi vite une machine arithmétique ; — c'est Mozart, exéant une sonate de piano avec ses doigts de quatre ; et composant un opéra à huit ans ; — c'est Théa MilanoUo, jouant du violon à quatre ans avec t d'art et de supériorité, que Baillot disait qu'elle lit dû jouer du violon avant que de naître ; — c'est

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