JéOTMttS essais sur VetUendement humain, livre I
On sait que Leibnitz a corrigé très-heureusement la doctrine de Locke sur l'origine des idées qui, selon le logicien anglais, nous viendraient uniquement des sens.
t II est bien vrai, a dit Leibnitz, que rien n^existe dansTentendement qui n^ait été auparavant dans les sens; mais il faut en excepter rentendement lui-même*. Les idées de Têtre, d'une seule et même substance, du vrai, du bon et de beaucoup d'autres, ne sont innées à notre âme que parce que notre âme est innée à elle-même, et qu'elle découvre toutes ces choses en elle-même *. »
Oui, il est certain que nous apportons en naissant des idées que nous ne saurions acquérir par nos sens ou par les opérations de l'esprit, des vérités premières, que nous tirons de nous-mêmes et qui ne sauraient nous être transmises par l'éducation ou le langage. Sur ce point, l'accord des philosophes modernes est complet, et il faut ajouter que, de tout temps, les grands esprits ont également été d'accord sur ce principe.
Aristote lui-même, dont on invoque souvent l'autorité en opposition avec celle de Platon , était beaucoup moins contraire qu'on ne le pense à Vinnéité des idées de 1 ame.
« Ces choses-là, dit Aristote dans son Traité des animaux y sont en quelque sorte dans l'âme même. « Toww
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Gicéron, commentant la doctrine platonicienne, appelle le principe de nos connaissances ébauchées.
1. îfihil est in inteUectu quod non prius fuerit in sensibus^».* niH ipse intellecttAs,