‹ Le lendemain de la mort, ou, La vie future selon la scienceChapitre 46 sur 81 · Nouveaux essais sur Ventendement humain. Livre V · texte numérisé non relu

Nouveaux essais sur Ventendement humain. Livre V

prima im>UafnentafMurx^ (la première notion des choses). n dit» dans le même ouvrage : ingenuit sine doctrima fwHticu parvas rerum rimximarwm* (l'esprit trouve sans enseignement de faibles notions des grandes choses).

Quintilien dit, à son tour : « L'âme a une certaine nature qui lui est innée {animi quœdam ingmita natwa), l'étude ne fait que lui donner Tessor {studio txercitata velocitas^). »

Platon, interrogeant un esclave, lui fait trouver par lui-même la solution de plusieurs opérations de géométrie assez compliquées , et il en conclut que nous naissons géomètres.

Les notions premières du vrai , du bien, du juste, et les axiomes qui s'y rattachent , la notion de l'infini, les principes de la morale, du droit, de la religion, sont innés à notre âme : l'éducation ne fait que les développer et les stimuler. C'est ce qu'ont reconnu le plus grand nombre des philosophes de tous les temps, qui, d'accord sur le fond, ne diflfèrent entre eux que par le nom qu'ils donnent aux notions innées. Platon appelle ces idées inhérentes à notre âme des réminiscences d^une vie antérieure. Les stoïciens les appelaient notions communes ou raisons séminales. Chez les modernes, Descartes et Leibnitz les appellent idées innées; Reid, principes du sens commun ; Rant, formes de la raison^ etc.

Dans notre siècle, un philosophe écossais, Dugald- Stewart, a précisé avec beaucoup de bonheur Tes-

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