CHAPITRE XVIII
Résumé du système de la pluralité des existences.
Nous croyons devoir résumer en quelques propositions sommaires les traits principaux du système de la nature que nous venons d'exposer.
I. Le soleil est le premier agent de la vie et de l'organisation.
n. Aux temps primitifs de notre globe, la vie commença à paraître dans les plantes aquatiques et aériennes, ainsi que dans les zoophytes. Le même ordre se reproduit encore aujourd'hui dans le point de départ et dans le développement de la vie et des âmes. Les rayons solaires, tombant sur la terre et dans les eaux, y provoquent la formation des plantes et celle des zoophytes. C'est en déposant dans ces milieux des germes animés, émanant des êtres spiri-
tuâlisés qui habitent le soleil, que lès rayons solaires provoquent la naissance des plantes et des zoophytes.
ni. Les plantes et les zoophytes sont doués de la vie et de la sensibilité. Ils renferment un germe animé, comme la graine renferme Tembryon.
lY. Le germe animé contenu dans la plante et dans le zoophyte passe, à la mort de chaque animal, dans le corps de l'animal qui vient après lui dans l'échelle ascendante du perfectionnement organique. Du zoophyte le germe animé passe au mollusque, de là à l'animal articulé, au poisson ou au reptile. Du corps du reptile il passe dans celui de Toiseau, puis du mammifère.
Dans les êtres inférieurs, dans les zoophytes par exemple, plusieurs germes animés peuvent se réunir, pour former l'âme d'un être unique, d'un ordre supérieur.
V. En traversant toute la série des animaux, cette âme rudimentaire se perfectionne et acquiert des commencements de facultés. Au sentiment se joint la conscience, la volonté, le jugement. Quand l'âme est parvenue dans le corps du mammifère, elle a acquis un certain nombre de facultés. Outre le sentiment, elle a la base de la raison, c'est-à-dire le principe de causalité. D'un animal mammifère appartenant aux ordres supérieurs, Tâme passe dans le corps d'un enfant nouveau-né.
YI. L'enfant nait sans mémoire, comme Tétait l'animal supérieur d'où il provient. Il ac(][uiert, vers l'âge d'un an, cette faculté, et il s'enrichit peu à peu de facultés nouvelles : l'imagination, la pensée se dé-
eloppent ; la raison se fortifie ; la mémoire s'afferlit et s'étend.
Vil. Si l'enfant meurt avant Tâge de douze mois nviron, son âme, encore très- imparfaite, et dépourue de facultés actives, passe dans le corps d'un utre enfant nouveau-né, et elle recommence une ouvelle vie.
Vin. A la mort de l'homme, son corps, demeurant jr la terre, son âme s'élève, à travers l'atmosphère, isqu'à l'éther qui environne toutes les planètes, et lie entre dans le corps de Yange^ ou être surhur tain,
IX. Si pendant son séjour sur cette terre, l'âme umaine n'a pas reçu un degré suffisant d'épuration b d'ennoblissement, elle recommence une seconde xistence, en passant dans le corps d'un enfant ouveau-né et en perdant le souvenir de son exisînce première. Ce n'est que lorsqu'elle a atteint le egré convenable de perfectionnement que cette me, après s'être réincarnée une ou plusieurs fois, eut quitter notre globe, aller prendre un nouveau orps au sein des plaines éthérées, et constituer un tre surhumain, qui retrouve la mémoire de toute? es existences passées.
X. Ce qui arrive sur la terre arrive également sur 3s autres planètes de notre système solaire. Dans lercure, dans Vénus, dans Mars, dans Jupiter, dans aturne, dans Uranus, etc., les mêmes actions se roduisent. Dans ces planètes, le soleil provoque la aissance de végétaux, ou d'êtres analogues à nos égétaux. Par l'action des rayons solaires tombant ans ces globes et y jetant des germes animés,[il se
produit des plantes et des animaux inférieurs, ces germes animés contenus dans les plantes < animaux inférieurs, passant successivement toute la série des animaux, finissent par produî être supérieur, par l'intelligence et la sensibil tout le reste des êtres vivants. Cet être supéi qui est l'analogue de Têtre humain, nous l'apf V homme planétaire,
XI. L'homme planétaire qui habite Mercure, V Mars, Jupiter, Saturne, etc., étant mort, son loppe matérielle reste sur le globe planétaire, < âme, pourvu qu'elle ait acquis le degré conve d'épuration, passe dans Téther qui environne cl planète. Elle vient s'incarner dans un corps noi et produire un être surhumain.
XII. Des phalanges d'êtres surhumains fl< donc dans l'éther planétaire. C'est la réunie toutes les âmes épurées venues tant de notre que des autres planètes. Le type organique d êtres est d'ailleurs le même, quelle que soit le trie planétaire.
Xni. L'être surhumain est pourvu d'attribufa ciaux, il est doué de facultés puissantes, q placent à un degré infiniment au-dessus de l'h nité terrestre ou planétaire. Dans cet être, la m est réduite, comparativement au principe spii à une proportion beaucoup plus faible que l'homme. Son corps est vaporeux et léger. Il sens qui nous sont inconnus, et les sens que possédons sont chez lui prodigieusement p tionnés, accrus et subtilisés. Il peut se transp en un court espace de temps, à toutes distanc
voyager, sans fatigue, d'un point à l'autre de l'espace. Sa vue porte à d'incommensurables étendues, n a Tintuition de beaucoup de faits de la nature qui sont couverts pour les faibles humains d'un voile impénétrable.
XIV. L'être surhumain qui vient de la terre peut se mettre en rapport avec les hommes qui sont dignes de recevoir ses communications. Il dirige leur conduite, veille sur leurs actions, éclaire leur raison, inspire leur cœur. Quand les hommes ressuscites en gloire arrivent, à leur tour, dans le domaine céleste, il les reçoit au seuil de ces régions nouvelles, et leur facilite l'exercice de la vie bienheureuse qui les attend au delà du tombeau.
XV. L'être surhumain est mortel. Quand il a terminé au sein des espaces éthérés le cours normal de son existence, il meurt, et son principe spirituel entre dans un corps nouveau, celui de Y archange ou être archi'humain^ dans lequel la proportion du principe spirituel domine de plus en plus, comparativement à la matière.
XVI. Ces réincarnations, au plus profond des espaces éthérés, se reproduisent un nombre de fois qu'il est impossible de déterminer, et donnent une série de créatures de plus en plus actives par la pensée et puissantes par l'action. A chacune de ces promotions dans'les hautes hiérarchies de l'espace, ces êtres sublimes voient s'augmenter l'énergie de leurs facultés intellectuelles et morales, leur puissance de sentir, leur pouvoir d'aimer et leur initiation aux plus profonds mystères de l'univers.