La religion des Hindous selon les Védas^ p
Les Ëgyptiensi qui avaient emprunté cette doctrine aux Hindous, en firent la base de leur culte religieux. Hérodote nous apprend* que, d'après les Égyptiens, l'âme humaine, en sortant d'un cadavre en décomposition complète, entre dans le corps de quelque animal. L'âme emploie trois mille ans a passer du corps d'un animal dans une série d'autres; au bout 3e cet intervalle, la même âme, revenant à l'espèce tiumaine, entre dans le corps d'un enfant nou- ^reau-né.
Les Égyptiens veillaient, avec d'excessives précautions, à la conservation des corps humains. Ils embaumaient les cadavres de leurs parents ou des personnages importants de l'État, et préparaient ainsi les momies, que tout le monde a vues dans nos musées. La pratique universelle des embaumements Q'avait pas pour but, comme on le penserait naturellement, de tenir le corps humain prêt à recevoir, au bout de trois mille ans, l'âme venant se réincarner dans le corps qu'elle avait primitivement habité. En effet, les Égyptiens croyaient que l'âme viendrait se loger, non dans son ancien corps, mais, comme nous venons de le dire, dans celui d'un enfant nouveau-né. L'embaumement avait donc un autre but. On supposait que l'âme n'abandonnait le corps humain pour commencer ses migrations à travers le corps des animaux, que lorsque le cadavre humain était entièrement décomposé. De là les efforts des Égyptiens pour retarder le moment de cette sépara iion, en préservant le plus longtemps possible les