‹ Le lendemain de la mort, ou, La vie future selon la scienceChapitre 54 sur 81 · Histoire, t. l,cb. cxxiii (traduit par Larcber · texte numérisé non relu

Histoire, t. l,cb. cxxiii (traduit par Larcber

cadavres de la destruction. C'est ce que nous apprend Servius.

f Les Égyptiens, dit cet auteur, renommés par leur sagesse, prolongent la durée des cadavres, afin que Texistence de rame, liée à celle du corps, soit conservée, et ne passe pas si promptement à d'autres. Au contraire, les Romains brûlent les cadavres, afin que Fâme, reprenant sa liberté, rentre tout de suite dans la nature * . »

Le plus ancien et le plus extraordinaire des philosophes de la Grèce,— nous avons nommé Pythagore, — avait recueilli dans ses voyages en Egypte le dogme de la métempsycose. Il l'apporta dans son école, et toute la philosophie grecque, qui se forma aux leçons du sage de Crotone, professa avec lui que Tâme des méchants passait dans le corps des animaux. De là l'abstinence de la chair que Pythagore prescrivait à ses disciples, précepte qu'il avait encore recueilli en Egypte, où le respect des animaux tenait à la persuasion générale que les corps des bêtes étaient habités par des âmes humaines, et que, par conséquent, en maltraitant les animaux, on s'exposait à malmener ses propres aïeux.

Le philosophe Empédocle adopta le système de Pythagore. Il dit, dans deux vers cités par Clément d'Alexandrie :

« Et moi aussi, j'ai été jeune fille,

« Arbre, oiseau, poisson muet au fond des mers. »

Platon, le plus illustre des philosophes de la Grèce,

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