‹ Le lendemain de la mort, ou, La vie future selon la scienceChapitre 55 sur 81 · Virgilii Commentarius, lib. lU · texte numérisé non relu

Virgilii Commentarius, lib. lU

au milieu de ses conceptions sublimes sur Tâme et sur l'immortalité, accordait une assez grande place aux vues de Pythagore. Il admettait que l'âme humaine passe chez quelques animaux, en expiation de ses crimes. Platon disait que nous nous souvenons sur la terre de ce que nous avons fait pendant nos existences antérieures, et qu'apprendre, c'est se souvenir.

On lit dans Timée :

9 Les lâches sont changés en femmes ; les hommes légers et vains en oiseaux; les ignorants en bêtes sauvages, d'autant plus rampantes et plus courbées sur la terre que leur paresse a été plus dégradante; les âmes souillées et corrompues vont animer des poissons et des reptiles aquatiques*, j)

On lit dans le Phédon :

€ Ceux qui se sont abandonnés à Tintempérance, aux excès de Tamour et de la bonne chère, et qui n'ont eu aucune retenue, entrent vraisemblablement dans le corps d'animaux semblables. Et ceux qui n'ont aimé que l'injustice, la tyrannie et les rapines, vont animer les corps de loups, d'éperviers, de faucons. La destinée des autres âmes est relative à la vie qu'elles ont menée *. i

Platon avait réduit la durée du temps que les Égyptiens assighaient aux voyages des âmes â travers les corps d'animaux; au lieu de trois mille ans, il la faisait de mille années seulement. Toutefois il

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