CHAPITRE XXI
pratiqnes découlant des faits et des principes développés oet ouvrage. — Ennoblir son âme en pratiquant les s, en ohercbant A oonnaitre, par la solenoe, la nature et lis. — Rendre un oulte publio A la Divinité. — Imperfeodes religions actuelles fondées il y a quatre mille ans, A poque d'ignorance et de barbarie. — La religion de l'aaura pour base la science et la connaissance de l'uni-
s exposerons maintenant les règles pratiques écoulent des faits et des principes que nous exposés dans cet ouvrage.
jque l'homme ne peut s'élever au rang d'être main que lorsque son âme a acquis ici-bas le de purification nécessaire, il est évidemment i intérêt de s'appliquer à la culture de son âme, îloigner toute souillure, de la préserver de chute. Soyez bon, généreux, compatissant, laissant des bienfaits, accessible aux faibles,
ami des opprimés. Consolez ceux qui souffirent et ceux qui pleurent. Pratiquez la charité sous toutes ses formes. Attachez-vous à élever vos pensées pardessus les choses terrestres. Combattez les instincts matériels, qui sont le cachet, le stigmate de l'existence terrestre. Aspirez au bien et au beau. Vivez dans les sphères les plus hautes, les mieux dégagées des liens d* ici-bas. Ce n'est qu'à ce prix que vous pouvez ennoblir votre âme, et la rendre propre à jouir de l'existence supérieure qui Tattend dans les régions éthérées, à revêtir la nouvelle enveloppe qui, sous des cieuxplus profonds, lui ouvrira des horizons nouveaux. Car si votre âme est vicieuse et corrompue ; si pendant toute votre vie terrestre vous êtes^ resté enfoncé dans les intérêts matériels, livré exclusivement aux occupations et actes purement physiques, qui vous confondent avec les animaux; si votre cœur a été dur, votre conscience muette, vos instincts bas et méchants, vous serez condamné à recommencer sur la terre une seconde existence. Vous traînerez une ou plusieurs fois encore le fardeau de la vie sur ce globe déshérité, où la souffrance physique et le mal moral ont élu domicile, où le bonheur est inconnu et le malheur Tuniverselle loi.
Il y a un autre motif pour cultiver avec soin les facultés de notre âme, et nous purifier sans cesse | par la pratique du bien. Les personnes nobles et gé- ] néreuses, les âmes d'élite sont les seules, avons-nous dit, qui soient aptes à communiquer avec les morts, avec les êtres chéris qu'elles ont perdus. Si donc nous sommes entachés d'indignité morale, nous ne
recevrons aucune communication, aucun secours des Ktres que nous aimions et qui nous ont quittés. Voilà un motif puissant de nous perfectionner sans cesse.
Un des meilleurs moyens de perfectionner et d'en- Qoblir notre âme, de Télever au-dessus des conditions terrestres, de la rapprocher des hautes sphères, c'est !a science. Étudiez, travaillez à connaître la nature, i comprendre les phénomènes et les milieux qui nous mvironnent, à vous expliquer Tunivers dont vous àites partie, et votre âme s'agrandira. C'est vraiaent un triste spectacle que celui de la honteuse gnorance dans laquelle vit l'humanité presque tout mtière. La population de notre globe est de treize :ents millions d'individus; sur ce nombre, on pourrait à peine en citer dix millions qui aient étudié les sciences et dont l'esprit soit vraiment cultivé. Tout ie reste est livré à une passivité intellectuelle qui le rapproche des animaux. La terre n'est qu'un vaste champ d'ignorance. Sous le rapport du savoir, presque tous les honmies meurent tels qu'ils sont nés; ils n'ont pas ajouté une seule idée, une seule connaissance à celles que leurs parents, ignorants euxmêmes, leur ont inculquées dans leurs jeunes années.
Pourtant, grâce aux travaux et aux veilles de quelques hommes d'élite, les connaissances que nous possédons aujourd'hui sont immenses; nous avons fait des pas de géant dans l'étude de la nature et de ses lois.
Noos reconnaissons le mécanisme et l'ordonnance
de Tunivers; nous avons appris à rejeter le trompeur témoignage de nos sens, et nous avons discerné la marche réelle des différents astres, en apparence semblables, qui brillent au firmament des nuits. Nous savons que le soleil est immobile au centre de notre monde, et qu'un cortège de planètes, parmi lesquelles figurent la Terre, tourne autour du soleil, dans une orbite dont on a fixé parfaitement la courbe mathématique. Nous connaissons la cause des jours et des nuits, ainsi que celle des saisons, et nous pouvons prédire à une seconde près le retour des astres à un certain point de leur orbite, leurs rencontres, éclipses et occultations. Le globe que nous habitons a été parcouru et exploré avec tant de soin, qu'il n'est pas un de ses recoins qui nous soit ignoré. Nous savons quelle est la cause des vents et celle des pluies ; nous pouvons désigner le trajet exact du plus faible courant des mers, et nous prédisons longtemps à l'avance l'heure et la hauteur des marées surtout le globe. Nous savons pourquoi il existe des glaciers aux deux extrémités nord et sud de la terre, et pourquoi d'autres glaciers couronnent les grandes hauteurs. Les mouvements du sol, qui ont produit autrefois les chaînes de montagnes, et qui occasionnent encore aujourd'hui les éruptions volcaniques et les tremblements de terre, nous sommes parvenus aies expliquer. La composition de tous les corps qui existent sur notre sol, ou qui sont cachés daps ses profondeurs, a été fixée avec certitude. Nous s^^vons ce que renferme l'air et ce qui constitue l'eau. Il n'est pas un minéral, il n'est pas une roche, pasu^pp^frcelle de terrpd ont nous i\q puissions asçignpr la véri-
table composition. Bien plus, nous pouvons dire quelle est la composition du sol des planètes et de leurs satellites, ces astres qui roulent sur nos têtes, à des distances incalculables, et que nos yeux peuvent atteindre. La science a fait ce miracle, d'exécuter ranalyse chimique de corps qu'elle ne peut toucher, et qu'elle ne voit qu'à travers des millions de lieues .
Nous avons étudié, classé, dénommé tous les êtres vivants, animaux et plantes, qui peuplent la terre. n n'est pas un insecte perdu sous le gazon des prairies . que Ton n'ait décrit et mis à sa véritable place dans la création; il n'est pas un brin d'herbe que n'ait reproduit le crayon du naturaliste.
Bien plus, la science a pénétré plus loin que la portée de nos yeux. Elle a inventé un instrument merveilleux qui a dévoilé à notre esprit ravi tout un monde, que l'on n'aurait jamais soupçonné sans son secours. Le monde qui nous a été ainsi révélé est celui des infiniment petits. Nous savons que dans une goutte d'eau il existe des myriades d'êtres viyimts, animaux ou plantes; que ces êtres, d'une si prodigieuse petitesse, ont une existence tout aussi remplie et sont aussi bien organisés que leurs analogues de grande taille, et que les fonctions physiologiques de tous ces imperceptibles êtres s' accomplissent tout aussi bien que les nôtres.
De même que nous faisons pénétrer la vue dans rinfinie petitesse, nous savons percer les profondeurs des espaces célestes, et scruter de nos yeux l'image agrandie des astres qui circulent à de prodigieuses distances de nous. Le télescope étalp à notre vue la