GCJTOT ET QUELQUES HOMMES
Qu'y a-l-il?
GBIFFARD.
Un misérable qui déshonorait la victoire du peuple. II faut le placer dans la rue, avec un écriteau sur lequel on lira : Voleur.
GUÏOT.
Non ! ça nous fera deux cadavres ; nous n'en avons pas dans ce quartier-ci. (/{ s'approche.) C'est Simplet I Pauvre garçon t Avant de le ju[;er, vous auriez dû prendre au moins l'avis du clief de la barricade.
GBIFFABD.
Nous ne connaissons pas ton chef. Notre clief à nous, c'est le Vengeur.
GUïOT.
C'est différent. (A part.) Je m'en doutais.
SIMPLET, bas à Guyol qui le charge sur les épaules
d'un insurgi.
Fais attention^ je suis encore un peu vivant.
{On emporte les cadatres.)
GBIFFABD.
Ahl voilà Labiche ! Quelles nouvelles?
LABICHE
Le Vengeur vient d'entrer à l'Hôtel-de-Ville. La légion qui en défendait les abords est écharpée. Partout où le Vengeur a passé, la désolation règne ; le feu est en plusieurs endroits.
GaiFFÂBD.
Nous le mettrons tout à Fheure ici. Que partout le sang et la flamme séparent le peuple et les bourgeois I Ami Labiche, pour cetie fois la révolution est faite ; nous allons nager en pleine eau. Vive la république démocratique et sociale !
GUYOT
Allons, secoue-toi, commandant. Tu es pâle et morne, et Ton t'examine. Tu risques de passer pour un apiloyeur.