VOIX DEHORS
Ouvrez, au nom de la loil {Baisemain passe dans une pièce voisine. Térébenthine essaye de barricader la porte. Sa résistance est vaine ; la porte est enfoncée. Chenu entre^ suivi de plusieurs hommes armés.)
TÉRÉBENTHINE
Tiens ! c'est Chenu. Eh I Théophile, c'est Chenu 1
csmv.
Victoire ! victoire ! victoire ! (Baisemain repa^ raity la barbe à demi coupée,)
TÉRÉBENTHINE
Tu uous as fait une belle peur.
CHENU
Je gage que vous nous avez pris pour des mouebards? La farce est bonne, pas vrai?
SAISJÇUAIN.
Nous triomphons?
CHENU
C'est fini. Viens à THÔtel-de-Ville. LedroUe e&t consul, et toi, Baisemain^ tu es ministre. N'oublie pas les amis.
TÉRÉBENTHINE
Ministre !
BAISEMAIN
Qu'est-ce qu'il y a d'étonnant à cela?
TÉRÉBENTHINE,' à C/imtl.
Bien vrai?
CHENU
Tous les hommes de son club yeul^it qu'il soit ministre ; ça ne peut pas faire \x\\ pli.
TÉRÊBENTHIIHE.
Ah ! mon petit Chenu , que je suis donc contente ! {Elle saule.)
CHENU
Dansons la Carmagnole! {Ils se prennent par la main et dansent en rond. Entre le propriétaire,)
LE PfiOPRIÉTAIRE.
Citoyen, contentez-vous de ne pas payer votre terme , et ne démolissez point ma maison.
TÉRÉBENTHINE
Ta maison, vautour? Je la déclare propriété nationale.
CHENU
Y a-t-il une lanterne à la porte de ta maison?