‹ Le lendemain de la victoire: visionChapitre 23 sur 68 · UN HOUME · texte numérisé non relu

UN HOUME

A l'eau le propriétaire, et au feu la maison !

BAISEIilAIN.

Mes amis, soyons généreux. Le temps des exploiteurs du peuple est passé. Nous pouvons les laisser vivre, ce sera leur pénitence. S'ils renouvellent leurs attentats, il y aura des lois. {Au propriétaire,) Retirez-vous sans crainte, monsieur ; au nom du peuple, je vous donne la vie.

TÉKÊBENTHIME, OU prOptiélMTe.

Allons, file vite, moniteur. Tu ne t'attendais pas à être si bien payé.

CHENU; à Baisemain.

A rHôleWe-Ville ! {J Térébenthine.) Toi , citoyenne, fais (es paquets. Parole de Chenu, tu coucheras ce soir dans un ministère.

TÉBÉBEixTHiNE, à Baisemam.

Adieu, mon chou. (Elle V embrasse.) Tiens! tu n'as plus qu une moustache. Attends que je la coupe... Te voilà donc dans une position digne de tes talents ! J'espère que tu feras parler de toi.

CHENU

Nous l'espérons tous.

BAlSEMilN.

Oui, mes amis, on parlera de moi. Élu ministre par le peuple, je serai le ministre du peuple. Vous viendrez me donner vos conseils, ou plutôt vos ordres. Pénétré de votre esprit, fort de votre confiance, j'aplanirai tous les obstacles qui s'opposent à votre bonheur. Nous ferons triompher la justice, la liberté, l'égalité, la fraternité, ou nous périrons avec elles.

409 L£ L£J>iDEMAIN

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