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On ci'aifiiiail ciicorc (|imI ne lui un <li'- coniiilaisants (le la Poi'lc et (pi'il ne .uoiivcrnàl dan- le hiil de |iii\cr. |)cn à jtcn. le pays de ses libertés. " S'il enlre dans cette voie, écrivait i'ainiral, le LS juillet, au ministre de la Marine, on ne })eut savoir (n'i s'a noteront le> malheurs de la Syrie. Mais si, comprcnaid le bon C()té du rôle qu'il est apjx'Ié à joiiei'. il rcjcilc loin >\i' lui lonl srcdin'- de la Poiic pour s'ai)])li<piei' à calmer la Montaigne, s'il clierclie à rapprocher les Druses iU'> chrétiens et à faire cesser les divisions de ceux-ci en les oi'ganisanl lorlemeid pour les événemeids à venir, il peut, au contraire, sortir de son élection- un l'ésulfat meilleur que celui de l'élection de l'émir Medjnl. .. (1)
Les chrétiens du Liban avai<Mit bien juoé le nouveau gouverneur ; aii lieu de jonci' le Iton rôle que lui traçait l'amiral, il ne fid que la doublure de Fuad et le complaisant de la Porte. On le verra bientôt.
Dans la même hMtre du LS juillet, l'amiral de TiiKui ajoutait : « La lecture *lu firman qui élève Daoud pacha à la dignité de .Mdiicliir a eu lieu aujourd'hui, au bois des Pins, à quelque distance de Beyrouth. l'uad pacha y assistait avec la fommission internationale cl les consuls étrangers. Au moment où Daoud pacha ari'ivait au boi- de- Piii>. les veuves réfugiées de Beyrouth se sont |)récipitées autour de lui, demandaid sarifi pour miiçi et la punition {\c< assassins de
(1) Voir VAppendice, .\o V.
ORGAMSATIOX DI" LIBAN 229
k'iu> iiiaiis. Ce n'est pas sans peine qn'on est parvenu à les éloigner.
« Daond pacha esl pai'li ce jour i»uuv Deïr-el-Kaniar » (1).
Le protocole annexé au règlement du Lil)an assignait l'ancien cliàteaii de l'émir Bécliii' conune résidence du gouverneur général de la Montagne. Le château de Beit-ed-din était situé en face du c(Meau où Deïr-el-Kamar se développait en am])hithéàti-e ; il n'en était séparé que par la vallée étroite de la rivière Damour.
La lettre de l'anui-al. du T'' août, au miiustre de la ^Lirine donne de nouveaux détails sur la cérémonie des Pins : <' Elle s'est effectuée, dit-il, d'une manière presque inconvenante. Dans tous les firmans, le nom de la personne appelée à une dignitt' aussi élevée que celle de Mouchir'est proclamé entouré de toutes les épithètes élogieuses dont les langues orientales sont si prodigues. Dans l'acte lu pour la nomination de Daoud pacha, on ne l'a même pas nommé. On dil un chrétien est désigné, et c'est par une pièce à part que les habitants du Liban sont informés que ce chrélicn s'appelle Daoud pacha.
" Celte note lu' fait UKMiic pas mc^dion de la part que les gi'andes Puissances ont prise à la l'églemeiitation des affaires du Liban et des garanties qui Icuisont données. Elle ne dit incme j>as rpie le gouxcrncui' du Liban sera loujoui's un chi('tien. Aussi sa Icclnre
(1) Voir VAppeiiiIire, N° V.
a-l-cllc Iri's iiirdiocivinciil salislail les cliL'l's chréliciis ([iii loiil ciik'iulue, cl il a l'allu leur répéter que ce (|iii ii'élail pas flans eelte note était reiifenné dans INI protocole siuiu' de Ions lc> l'cjn-cscntanls (\v> grandes Puissances. » (1)
Daond ])acl\a partit de Beyrouth, accompagné de l'iiad pacha qui vint l'installer soleniielleinenl dans sa résidence de Beit-ed-din. Il ne se trouva que quel- (pics Grecs schisnuili(pies ponr assister à la cérémonie avec les autorités musulmanes. Les Maj'onites se limvnt à l'écart.
Mais <( à son arrivée à Deïr-cl-Kamar, éciit l'amiral de Tinan, les veuves l'ont reçu avec les ossements de leurs maris et de leurs enfants à la main et lui ont demandé s'il leur apportait la répression des crimes (pii les ont privées de ce qu'elles avaient de plus cher. Les principaux de la ville lui ont fait connaître qu'ils ne pouvaient avoir aucune sécurité si les Druses venaient s'élahlii' au milieu d'une population de femmes et d'enfants (pie leur vue exaspérait tellement qu'ils lie pouvaient répondre des vengeances qui seraient exercées siii' ceux des Di'uses qui s'y rendraient j)Oui' leiu's atïaii'cs. On m'a dil (pie. pour éviter les malheurs (pii pour-raient survenir, Daoud pacha faisait camper les Diiises hors de Deïr-el-Kamar, lorsqu'ils <i\aieul à lui parlei', et allait les entendre à un monicnl de la journée. » ('2)
(1) Voir IWiipcnlirc, N° VI.
(2) Voir \\\[)pcii(licc, N" VI.
Daoïul pacha n'avait })as atleudu son iustallalioii à Beit-ed-din pour promulguer le règlement ou organisation du Liban. Ce règlement, composé de Ki ai'ticles et complété par un protocole, l'ut communiqué officiellement, le D juin 18G1, aux représentants de la Fi'ance, de l'Angletei-re, de l'Autriche, de la Russie et (le la Prusse. Le (3 septeinl)i'e ]S()'i. un second règlement l'ut promulgué et annexé à celui du 1) juin et communi(pié aux représentants des mêmes l^uissances, et à celui de l'Italie, qui y apposa sa signature.
\'oici le résunu'' de ce règlement organique du '.) juin, le seul (pii nous intéresse :
Le Liban était divisé en six Moudiriés ou arrondissements, dont les noms suivent :