Zahlé et son territoire
4. Le Meli'u. y compris le Sahel chrétien et les territoires de Kola et de Salima.
5. Le lerritoiic situe au sud de la route de Damas à Beyrouth jusipi'à Djezzin.
(j. Le iJiezziii et TcffàJi.
N.-B. — Un septième ai-rondissemeul fut l'ornié ensuite dans la partie septentrionale du Liban.
Le Liban sera administré par un gouverucur chré-
232 orgaMsatiox du liban
lien,- iii(lii4(''iie ou (''li'tmgcr, iiominr [loiir li'ois n\\> par la Sublime Porte el relevant d'elle direclement (1)
Le gouverneur sera assisté d'un grand Conseil de niendjres élus par lui, el composé de douze membres appartenant aux six l'eligions qui constituent lensemble de la population du Liban, en nombre égal : 2 Maronites, 2 Druses, 2 Métoualis, 2 Grecs scliismatiques, 2 Grecs-unis et 2 Musulmans. Il a pour l'onctions de répartir l'impôt, de contrôler la gestion des revenus et des dépenses, de donner son avis sur les questions (pii lui -on! posées par le gouverneur, président de droit du ("onseil.
Les Moudirs sont nommés i)ar le gouverneur, duquel ils dépendent. Une nuée de fonctionnaires inférieurs, dépendaid (\c> Moudirs, était chargée de l'adniinislration de clunpir Mondirié. à titi'e de membres du tribunal, de cheiks de caidons et de communes, juges -de paix, ageids de communes, écrivains, etc.. Ions payés par les habitants de la Moudirié.
l ne milice indigène était constituée pour assurer la ]tai\ dans la Moidagne. Elle devait être composée de x'pi lionnnes (Miviron par mille habitants.
l-^n cas extraoï'dinairc cl de nécessité, le gouver-
(1) I.a nomination du troiiverneur par le Sultan était siiiKii'iJonncc à rasscnlinienl des Puissantes garantes, (|ui s'étaient réservé le droit de confirmer par leur adhésion formelle le clioix fait par la Sublime Porte. Trois mois avant l'expiration des pouvoirs du gouverneur, les ambassadeurs des Puissances devaient être avertis, à l'effet de s'entendre sur le choix (l'un caiiilidal à proposer à la Porte ou proposé par elle.
ORGANISATION Dl" LIBAN 233
iieiir pouvait requérir, auprès des autorités militaires de la Syrie, l'assistance des troupes régulières. , Les Libanais, qui descendaient pour affaires ou toute autre cause dans les districts et villes du littoral, étaient soumis, en cas de procès, aux tribunaux de ces villes ; par contre, les babitants du littoral (pii montaient dans le J^ibaii, y étaient soumis aux Iriljunaux de la Montagne.
En vertu de l'article K», la Sublime Porte s'est réservé le droit de lever, par l'intermédiaire du Gouverneur, les 3.500 bourses (393.750 fr.) qui constituaieul, à la date du 9 juin, l'impôt de la Montagne, impôt (pii pourrait être augmenté jusqu'à la somme de 7.000 bourses (787.500 fr.). lorsque les circonstances le permettraient. Le produit de ces impôts devait être affecté, avant tout, aux frais d'administration de la Montagne et à des dépenses d'utilité publique.
Enfin, pour prévenir de nouveaux massacres ou désordres, le gouverneur poun-a procéder au désarmement de la Montagne, loi'squ'il jugera les circonstances et le moment favorables.
T(>lle est, dans ses lignes priucijjales, la (Ou^tilutioii (pie les représentauts des Puissances, avec l'agréuieiil (le la Poi'le, douiK-rcnl au Liban.
Cette Constitution a été (bfférennneiit appréciée. Certaius auteurs ont préItMulu qu'elle était, sinon à première vue et appai'cnce, du moins eu fait, (iii'igée contre la l^rance ; ils ont dit aussi qu'elle tendait à
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niiiKT >()ii iiiriiieiicc en Syrie cl à dclniire rindépen- ( lance scciilairc de la iialioii maronite.
Sans aller jus([u"à celle appréciation, erronée à notre avis, le général Duci'ot, qui connaissait à tond la Svrie et le pays des Maronites, a trouvé dans ce reglenicnl. iiialirre aux plus graves critiques. Xous les reproduisons ici.
'c 11 est nécessaire, écrit-il, pour conqirendre les événements qui suivirent la nouvelle organisation du Liban, de se rendre compte de la situation (pi'elle allait l'aire aux Maronites. La réunion de tout le Liban sous un gouverneur chrétien semblait, à première vue. être une victoire diplomatique pour la France ; ce n'était, en réalité, qu'une apparence trompeuse.
'< Le gouverneur devait être chrétien de religion, mais la Porte n'était pas obligée de plTudre un Marolute. Le Sultan pouvait donc mettre à la tète du Liban un étranger, chrétien de nom seulement, dévoué à la Porte et hostile aux Maronites. Ou devine les consé- (picnccs d'nn pareil choix.
" La divi>i()n du Liban en deux Caïmacamats, l'un chi'étien. l'auti-e druse, imposée en 18'i2. avait pro- \o(pi('' la ri\ alité des races, en opposant les Maronites aux l)ru--es. La division eu six Caïmacamats ou Mnlidirats (1) (le 7' n'claid pas encore créé) exagérait ce vice, en créant de nouv(>aux intérêts, tondus jusqu'alors dans liin ou Taiitre des partis, des iidèivt>
(I) I^e irénéi';il érril MiiUdirnl. pnr analosrie avec Caïniacaiiial ; la fui'uio Maiidirir a prévalu.
métoualis, grecs schismatiqucs ou unis, musulmans, druses. C étaient autant de germes de désordre, de liaines et de luttes semés dans le Liban. C'était un procédé sûr |ioui- diviser les chrétiens de toutes sectes, unis jusqu'à ce jour contre le danger 'commun, et surtout i)0ur détruire le faisceau de la nationalité mai'onite (jue l'on brisait en six tronçons ayant des iiileiiMs divei's, souvent opposés.
<i Le tal)leau ci-après, domuiid. |iai' race, la population (\c> six Muhdii'ats ou arroiidissemeiil-. le luonti"e sui'lisanuuent :
1" Ar.
li"
Total X
Maronites ....
Grecs oilli. . .
l.oOO
son