‹ Le Liban, la Galilée et RomeChapitre 2 sur 46 · PR K FACE · texte numérisé non relu

PR K FACE

giner que tout va bien en Occident. Le souvenir de l’exécrable famille des Césars et des infamies de la Rome impériale, quand le peuple-roi eut la lâcheté d’abdiquer sa liberté entre les mains d’un seul homme, est une éternelle leçon pour ceux qui veulent la comprendre.

Aussi, c’est un devoir urgent pour tous de rappeler, chacun selon ses moyens, ces leçons sévères de l’histoire, et de demander l’infaillible remède: le gouvernement par les intelligences de tous et non par les caprices d’un seul.

Nous le ferons sans subir l’influence d’aucun parti, sans vouloir détruire, mais au nom de tous les instincts d’ordre et de justice, livrés au bon plaisir d’un maître; — au nom de l’indépendance des âmes, des intérêts sacrés de l’Église catholique, qui eut tant à souffrir des despotes, depuis Dioclétien et Julien l’Apostat, jusqu’au jour où Napoléon I" traînait Pie VII captif à Savone; — au nom de la paix de l’Europe, qui peut être rompue d’un moment à l’autre par la fantaisie d’un de ces grands enfants gâtés, qu’on nomme les monarques absolus.

Il faut que chacun de nous se prononce contre la religion nouvelle proclamée avec pompe, le culte des grands hommes soi-disant prédestinés qu’on

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