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tes, qui s'efforcent de soulever les préjugés contre la hiérarchie catholique, qui prodigueat la calomnie, l'injure, les démarches de tous geaires pour anéantir l’influence la plus saine, la plus puissante qui soit au service de notre race. ” (M. Tarte d'aujourd'hui doit se rendre parfaitement compte de ce que ne comprenait pas M. Tarte d'hier.)
Puis répondant aux questions qu'il s’est posées, M. Tarte continue : “ Ce que le clergé fut dès les premiers temps de la colonie, il continua de l'être jusqu'à ce jour. Ami dévoué, guide intelligent, protecteur fidèle, il créa ou dirigea à peu près tout ce qui s'est fait d'important.
“ Nous voudrions qu'on nous indiquât ceux qui, en dehors du clergé, auraieat jeté les bases de notre systéme d'instruction publique ; qui auraient répandu ces connaissances qui ont mis notre race en état de revendiquer ses droits, et d'acquérir à peu près les libertés dont nous jouissons ? Ah!ils sont biei ingrats les écrivains qui dénoncent le clergé comme ennemi de la Hiberté des canadiens-français ? (Attrapez M. Tarte d’aujourd'hui, qui avez dénoncé de cette façon ce même clergé auprès du Saint-Siège lui-même, il n'y a pas encore un an.) Peuvent-ils ignorer que sans l'influence du clergé, qui groupa la population, la maintinut dans des borne: légitimes, la dirigea, nous eussions été depuis longtemps absorbés par des institutions fatales à notre autonomie ? ( M. Tarte d'aujourd'hui ignore cela et favorise de telles inxtitutions.)
“ Remontez à l'histoire de la fondation de ñ0: maisons d'éducation, des hôpitaux. ete., et dites-nous com bien n’ont pas été fondée: par des prêtres qui yo {sa crifié leur vie et leur fortune ? Et notre instruction
supérieure, qui n'est pas surpassée en Amérique, qui Ja distribue au peuple, qui La donne ? Disons sans crain-
te le mot donner. Trouvez donc rien de plus beau que ces centaines d'hommes distingués, de savants, de littérateurs, qui passent Les plus belles années de leur vie, souvent même leur vie entière, à instruire la jeunesse, sans autre rémunération que leur nourriture et leurs vêtements ?
‘ Quand on songe que, grâces à ces dévouements, un jeune homme suit un cour classique, pour quelques piastres par an, on se demande ce qui adviendrait le jour où le clergé cesserait de se consacrer à cette grande œuvre de l'instruction publique ? ”
Ce qui adviendrait ? Le temps et les choses ont marché depuis que M. Tarte à écrit ces lignes. Ce qui adviendrait ? Mais on ferait comme fait M. Tarte aujourd'hui ; les yeux cloués par l'admiration sur l'œuvre de M. Greenway à Manitoba, on formerait d'abord des vœux pour que cette œuvre prit racine dans la Province de Québec, puis ensuite on travaillerait à l'y emplanter. On ne tiendrait aucun compte des réclamations du clergé, maintenant si erviéré qu'il faut le tirer de l’oruière malgré lui.
Voyons enfin quelles idées avait M. Tarte d'hier sur le rôle que prêtres et évêques ont joué parmi nous dans le passé et doivent y jouer dans l'avenir, si nous voulons prospérer et grandir. ” La grande majorité des membres du clergé, disait-1l, vit dans la pauvreté, la privation. Ést-on capable de dire la somme de bienfaits et d'aumônes distribuée annuellement par la hiérarchie catholique, malgré ses faibles ressources ? L'instruction publique, la colonisation, la conduite des paroisses, l’impulsion politique, ajouterons-nous, ont été pour une lurge proportion, sous le contrôle du clergé depuis la fondation de la colonie.
‘ Avons-nous prospéré ? Avons-nous erandi ? Nous posons ces questions à tous les hemmes de bonne foi.